Entraîneurs et joueurs des Sénateurs d’Ottawa ont dû mettre les distractions de côté, mercredi soir. L’équipe affrontait les Bruins sur la glace du Centre Canadian Tire.

Smith éclaboussé par Babcock et Peters

D.J. Smith a été impliqué par la bande dans les controverses découlant du congédiement de son ancien patron Mike Babcock à Toronto et de propos racistes tenus par Bill Peters, l’entraîneur des Flames de Calgary, du temps qu’il était en Caroline.

L’entraîneur-chef des Sénateurs était bien préparé et il a fait face à la musique lorsque plusieurs questions lui ont été posées sur ces sujets explosifs à la fin de son point de presse, mercredi matin, quelques heures avant le match des siens contre Boston.

Les allégations contre Peters ont commencé avec un joueur, Akim Aliu, qui avait été impliqué dans une initiation ayant mal viré du temps où il jouait son hockey junior pour les Spitfires de Windsor en 2005-2006, club qui comptait Smith comme entraîneur-adjoint à l’époque.

« C’est un incident malheureux qui est survenu avec Akim il y a une quinzaine d’années. C’est inacceptable. Ce ne l’était pas dans ce temps-là, ce ne l’est pas maintenant, a affirmé Smith. Je sais que lorsque je suis allé à Oshawa, à ma première année [en 2012-2013], je me suis assuré qu’il n’y aurait même plus de recrues qui faisaient [le ménage] de l’autobus. Ma façon de penser était que si les jeunes ne se sentent pas à l’aise de venir à l’aréna, tu n’obtiendras rien d’eux et ton équipe n’aura donc pas de succès. J’ai tenté de briser le cycle pour qu’il n’y ait rien [pas de rituels d’initiation] concernant les recrues. »

Au sujet d’un incident qui a vu Babcock demander à Mitch Marner, alors une recrue, de dresser une liste des joueurs qui avaient la meilleure éthique de travail chez les Leafs, du premier au dernier, avant de la révéler à ses coéquipiers, Smith a plaidé une mémoire défaillante.

« Pour être bien honnête, je n’en ai pas eu connaissance. J’en ai entendu parler plus tard. De ce que je me souviens, je ne suis pas certain à 100 %, mais il [Babcock] cherchait peut-être à motiver Naz [Nazem Kadri, maintenant de l’Avalanche du Colorado] à travailler plus fort lors des pratiques. Je ne me souviens pas de toute la situation », a-t-il rétorqué en réponse à une question du Droit.

Smith, 42 ans, est bien conscient que les temps ont changé et que les entraîneurs doivent composer différemment avec les athlètes d’aujourd’hui.

« Quand j’ai joué dans le junior, la mentalité était que si tu me criais après, j’allais jouer avec plus d’ardeur. Mes parents étaient comme ça. Tout a changé. Je sais que je voulais être motivé différemment, je me vois comme un gars qui aime parler aux joueurs tous les jours. Tu peux être dur avec les gars, mais tu dois t’assurer que leur bien-être mental passe en premier. Tu n’obtiendras rien d’un joueur s’il n’est pas all in avec toi... Bien peu de joueurs sont motivés quand ils se font crier après. Je pense à mon propre fils de 15 ans, si je lui crie de couper le gazon, il ne le fera pas. C’est la même chose avec ces gars-là [de la LNH] », a-t-il blagué.

Dans le vestiaire, c’est à nouveau le défenseur Mark Borowiecki qui s’est fait le porte-parole de son club pour discuter de ce sujet délicat qui pourrait affecter les relations joueurs-entraîneurs à l’avenir.

« Je ne sais pas si on peut généraliser. Tout est question de relations entre individus et comment vous traitez les gens. Si vous ne voulez pas être pointé du doigt pour de telles choses, traitez les gens avec respect, un point c’est tout. Ça me semble être une formule simple. Si vous avez un entraîneur qui traite ses joueurs avec respect, comme un patron avec ses employés, il n’y aura pas de problème. Si le gars dans le bureau voisin va me consacrer du temps et me traiter avec le respect que je mérite, alors que je vais traverser des murs pour lui. C’est le contrat que nous avons avec notre personnel d’entraîneurs, ça va dans les deux sens », a commenté Borowiecki, qui a ajouté ne pas avoir été placé « trop souvent » dans des situations gênantes par ses entraîneurs.

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Anderson sur la touche

Le gardien Craig Anderson n’était pas en uniforme pour le match contre les Bruins mercredi soir, Marcus Högberg ayant été rappelé du club-école de Belleville pour prendre place au bout du banc alors qu’Anders Nilsson obtenait le départ comme prévu. D.J. Smith a laissé entendre que ce n’était rien de grave cependant. « C’est une précaution plus qu’autre chose... Il a ressenti un léger tweak après le match [de lundi à Columbus], ça ne le dérangeait pas pendant qu’il était réchauffé, mais ça l’a dérangé un peu plus après le match. Je ne m’attends pas à ce que ce soit quelque chose qui le tienne au rancart à long terme, mais il vaut mieux être prudent », a-t-il indiqué. Anderson devrait être du voyage qui va débuter vendredi au Minnesota avant d’amener le club dans l’Ouest canadien et à Philadelphie.

Brännström de retour

Le défenseur recrue Erik Brännström est revenu au jeu contre les Bruins, formant un nouveau duo avec Dylan DeMelo alors que Thomas Chabot joue avec Ron Hainsey depuis lundi à Columbus. Il avait raté les quatre matches précédents en raison d’une blessure à un poignet subie lors d’un entraînement à Détroit la semaine dernière. « Je suis tombé sur mon poignet, c’est pourquoi j’ai raté ces quatre matches. C’est frustrant quand ça arrive dans un entraînement plutôt qu’un match. J’aurais voulu jouer, mais je ne le pouvais pas. Maintenant, je suis de retour. J’avais confiance en jouant avec la rondelle avant [la blessure], je vais essayer de reprendre où j’ai laissé », a dit l’arrière suédois qui a pris la place de Maxime Lajoie dans l’alignement.

Entre les lignes

Les attaquants russes Artem Anisimov et Vladislav Namestnikov ont patiné avec leurs coéquipiers mercredi. « Ils sont tous les deux proches d’un retour, probablement qu’ils devraient pouvoir jouer en fin de semaine », a noté D.J. Smith... L’attaquant Max Véronneau était de retour sur le quatrième trio contre les Bruins, prenant la place de Mikkel Boedker. Le Danois s’est surtout fait remarquer en étant le sixième joueur sur la glace, ce qui a valu une punition à son club, en troisième période du match de lundi à Columbus... Avec les retours de Brännström, Anisimov et Namestnikov, il faut s’attendre à ce que Maxime Lajoie, Jean-Christophe Beaudin et Max Véronneau retournent tous à Belleville jeudi. Quoique Lajoie pourrait faire le voyage alors que le nom de Cody Goloubef a été placé sur la liste des blessés.