Zack Smith s'en est pris à Brady Skjei à la fin de la première période jeudi soir. Il a écopé d'une mineure pour rudesse et d'une autre pour conduite antisportive.

Smith bien sonné

NEW YORK - Dans le vestiaire des Rangers jeudi matin, Tanner Glass savourait encore sa retentissante mise en échec à l'endroit de Zack Smith lors du troisième match.
« J'ai senti que je l'avais sonné, qu'il avait perdu le souffle. Mais J.T. (Miller), qui l'a frappé à peu près en même temps, pensait aussi la même chose », a-t-il raconté, fier d'avoir envoyé son adversaire à l'infirmerie pour le reste de la rencontre.
« On va espérer qu'on va continuer à avoir le dessus au niveau de l'aspect physique dans cette série », a ajouté Glass quand il s'est fait demander s'il était content de l'absence de joueurs robustes comme Mark Borowiecki, toujours blessé, et Chris Neil du côté d'Ottawa. À noter que les Rangers étaient premiers dans la LNH avant le match avec une moyenne de 44,0 mises en échec distribuées par partie.
Blessé au « haut du corps » sur le jeu, Smith était au moins de retour à son poste pour le match numéro quatre de jeudi et pour poursuivre dans le thème de cette série fort civile, il n'entendait pas chercher à se faire justice d'ici la fin de la série.
« Ça va pas mal mieux maintenant. Je ne me sentais pas trop bien en me réveillant hier, mais ça s'est amélioré au fil de la journée. Je ne pensais pas vraiment patiner (jeudi matin), mais j'ai été surpris de comment je me sentais bien », a d'abord expliqué Smith, qui a pris la décision de jouer, de concert avec Guy Boucher et les soigneurs du club, après la période d'échauffement.
« C'est certain qu'on veut répondre (à la défaite de mardi) en étant pas mal plus physique, on a laissé plus d'espace à leurs joueurs qu'on aurait aimé. Ce n'est pas autant d'essayer d'obtenir des grosses mises en échec que de couper le chemin vers le filet à certains de leurs gars », a-t-il ajouté.
Smith n'avait rien à redire sur la légalité du coup qui lui a été assené simultanément ou presque par Glass et Miller.
« C'était une mise en échec parfaitement légale. C'est de ma faute, j'aurais dû avoir la tête plus haute alors que je suis allé dans une circulation plus dense que je pensais. C'était aussi propre que ça pouvait l'être, donc pourquoi est-ce que je chercherais vengeance pour ça ? », a demandé Smith rhétoriquement.
Joueur qui affectionne la robustesse et est capable de lâcher les gants à l'occasion, celui-ci ne trouve pas que ce duel Sénateurs-Rangers manque d'intensité comparativement aux véritables guerres de tranchées qui se déroulent dans les autres séries, en particulier celles entre les Capitals et les Penguins ainsi que les Blues et les Predators.
« Pour les joueurs, c'est une bonne affaire que personne ne cherche à s'arracher la tête. Je sais que les amateurs aiment ça voir des joueurs prendre de gros élans et de donner des coups de coude à la tête, mais la qualité d'une série ne devrait pas être jugée par le niveau de haine qu'il y a entre les deux équipes. Il y a une façon de jouer avec ardeur et de façon intelligente également. Il peut arriver encore bien des choses dans les prochaines parties, mais peut-être que c'est juste un cas de joueurs sur deux équipes qui se respectent », a souligné le vétéran centre.
L'aspect physique est quand même ce qui a motivé l'entraîneur-chef Guy Boucher à garder le défenseur Ben Harpur dans l'alignement pour le quatrième match, alors que c'est Fredrik Claesson qui a écopé pour faire place au retour dans l'alignement de Chris Wideman.
« Je pense juste que Ben est un gros bonhomme. "Freddy" a bien joué, mais nous avons besoin d'être plus physiques, qu'il soit plus difficile de jouer contre nous qu'en première période lors du dernier match, et Ben nous donne ça, en plus d'avoir une grande portée », a expliqué Boucher en matinée.
Wideman effectuait un retour au jeu après avoir été laissé de côté pour les quatre parties précédentes, le dernier de la série contre les Bruins et les trois premiers de celle contre les Rangers.