L’ancien des Sénateurs, Jakob Silfverberg, pourrait de nouveau être forcé à changer d’adresse d’ici la date butoir des transactions dans la LNH.

Silfverberg encore échangé?

Le mois de février n’est pas trop joyeux à Ottawa, avec les Sénateurs qui traînent dans le bas du tableau et la vente de feu qui se prépare.

Ce n’est pas mieux sur la côte ouest, du côté d’Anaheim.

« Nous en arrachons, c’est le moins qu’on puisse dire », commentait le vétéran entraîneur des Ducks, Randy Carlyle, jeudi matin.

« Ça se voit, chaque matin, quand les gars se pointent à l’aréna. Certains n’ont pas beaucoup de plaisir au travail », a-t-il enchaîné.

Les Ducks ne partagent pas le sous-sol du classement avec les Sénateurs. Pas encore. Ils pourraient les rejoindre avant longtemps.

Si rien ne change, rapidement, ils vont aussi chercher à faire un peu de ménage lors de la liquidation du printemps.

L’ancien des Sénateurs Jakob Silfverberg pourrait faire partie des joueurs qui changeront d’adresse.

L’ailier suédois n’avait pas l’air trop déçu, en 2013, lorsqu’il a été impliqué dans une première transaction. Il quittait l’organisation qui l’avait repêché. Il avait passé un seul hiver dans la capitale.

Il n’a pas l’air trop bouleversé face à la perspective de changer d’adresse à nouveau.

« La date limite des transactions n’est pas une source de distraction, assure le joueur de 28 ans. Tous les joueurs de notre équipe comprennent le fonctionnement de l’industrie. Nous faisons carrière depuis longtemps. Nous savons que des changements vont survenir si notre fiche ne s’améliore pas. Nous en sommes tous conscients. Ça n’a pas d’impact sur notre rendement. »

Six ans plus tard, il serait difficile de déterminer un gagnant dans la transaction qui a impliqué les Sénateurs et les Ducks.

Bobby Ryan n’a jamais complètement répondu aux attentes à Ottawa.

Silfverberg n’est jamais devenu un véritable joueur d’impact, non plus.

Il semblait sur le point de prendre son envol, en 2017. Lors de sa meilleure saison en carrière, il a utilisé son dangereux tir balayé pour marquer 23 buts en saison régulière et neuf autres en 17 matches éliminatoires.

Il n’a pas été capable de construire là-dessus. Pour la première fois de sa carrière, Silfverberg présente cette saison un différentiel négatif. Sa production est en baisse. Le timing n’est pas idéal, pour un joueur qui pourrait accéder à l’autonomie complète le 1er juillet prochain.

Pour l’instant, il se préoccupe surtout des insuccès de son équipe. « Nous avons été carrément embarrassés lors de certaines parties. Nous avons vraiment mal paru. Tout le monde doit se regarder dans le miroir. Tout le monde dit ce qu’il faut, dans le vestiaire. Après un certain temps, les mots ne comptent plus. Il faut agir. »

Aucun contrôle

Silfverberg n’est pas le seul membre des Ducks qui figure sur l’infâme palmarès de TSN, celui sur lequel on recense tous les joueurs qui pourraient être échangés.

Adam Henrique serait également convoité, malgré son contrat qui se termine en 2024.

La date limite des transactions pourrait constituer une source de distraction si les défaites continuent de s’accumuler.

« La date limite des transactions agit comme n’importe quelle autre date butoir dans le calendrier. On n’a absolument aucun contrôle là-dessus. Chaque équipe a 82 matches à jouer entre les mois d’octobre et avril. Il faut se concentrer là-dessus et ignorer tout le reste », dit Randy Carlyle.

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LES SÉNATEURS EN BREF

McKenzie pessimiste

L’informateur le plus respecté du réseau TSN, Bob McKenzie, a offert sa dernière prédiction dans le dossier des deux piliers des Sénateurs, Matt Duchene et Mark Stone. Il se dit désormais pessimiste. « Je serais porté à croire qu’ils seront tous les deux échangés dans les prochaines semaines », a-t-il déclaré, jeudi soir, durant l’émission d’avant-match de TSN 1200. Il s’est presque excusé, ensuite, aux partisans. « Je pourrais me tromper. Nous en sommes rendus à commenter, en direct, une négociation. » McKenzie trouve que Duchene a l’air déchiré. « Les Sénateurs lui offrent une opportunité en or. » McKenzie s’est montré cynique quand il a parlé de la récente opération de relations publiques du propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk. « Ce message, Stone et Duchene l’ont déjà entendu, dans le passé. »

Plusieurs plateaux

Anders Nilsson a entrepris le match de jeudi devant le filet des Sénateurs. On a donc demandé à Craig Anderson d’attendre. L’Américain de 37 ans est sur le point de disputer son 600e match dans la LNH. Ce n’est pas un mince exploit. Dans le dernier siècle, seulement 48 gardiens ont atteint ce plateau. Anderson ne sera pas le seul à se joindre au club exclusif, prochainement. Carey Price a disputé 598 parties devant le filet du Canadien de Montréal. Matt Duchene atteindra lui aussi un plateau important, prochainement. Le match de jeudi était son 699e en carrière. Mark Borowiecki a quant à lui disputé son 305e match, jeudi, quand il a sauté sur la glace pour affronter les Ducks. Il s’est emparé du 30e rang des joueurs qui ont porté l’uniforme des Sénateurs le plus souvent.

Entre les lignes

Le match de jeudi avait une importance particulière pour le capitaine des Ducks, également. Il s’agissait du 966e match en carrière pour Ryan Getzlaf. Son 967e lui permettra de fracasser un record d’équipe. Pour l’instant, il partage le premier rang avec le légendaire Teemu Selanne.

Les joueurs des Sénateurs visitent le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) à l’approche des Fêtes. Leurs conjointes rendent à leur tour visite aux enfants malades à quelques jours de la Saint-Valentin. Pour une quatrième année consécutive, les conjointes iront bricoler avec les jeunes patients. La visite aura lieu ce vendredi, en fin de matinée.