Charles-David Beaudoin lutte pour une des dernières places à la ligne bleue des Senators.

«Si je joue, je vais en profiter» espère Beaudoin

Guy Boucher a joué pour les Redmen de McGill, tout comme son adjoint Martin Raymond. Il a fait ses débuts derrière le banc avec l'université montréalaise, comme assistant à Raymond.
Il ne faut donc pas se surprendre de voir qu'au camp d'entraînement 2017 des Sénateurs d'Ottawa, ces deux hommes donnent une chance à un défenseur issu des rangs universitaires québécois, Charles-David Beaudoin, que Raymond connaît d'autant mieux qu'il l'a dirigé avec les Voltigeurs de Drummondville, dans la LHJMQ.
En fait, l'ancien des Patriotes de l'Université du Québec à Trois-Rivières a eu une première occasion de se faire valoir au sein de l'organisation quand il a obtenu un essai à la fin de la saison 2016-2017 avec les Senators de Binghamton, disputant six parties avec eux où il a récolté deux passes en plus de présenter un différentiel de plus-1. Beaudoin avait initialement été mis sous contrat par les Oilers de Tulsa, dans la ligue East Coast, à sa sortie de Trois-Rivières, où il a obtenu son baccalauréat en finances.
« Je suis allé à Tulsa parce qu'avec le club de la Ligue américaine au Manitoba (le Moose, affilié aux Jets), il y avait des entraîneurs qui me connaissaient un peu. Je me suis dit, je vais mettre les chances de mon côté. Mais après deux semaines, j'ai eu un appel de Binghamton. Comme ils avaient plusieurs contrats qui expiraient, j'ai eu ma chance. J'ai joué six matches, ça devait être neuf, mais j'ai été suspendu trois parties malheureusement », a relaté Beaudoin cette semaine.
Jamais repêché, l'arrière de 23 ans avait participé au camp des recrues des Canadiens de Montréal en 2014, avant sa cinquième et dernière saison chez les juniors. Au cours de cette campagne comme joueur de 20 ans partagée entre Drummondville et Rimouski, Beaudoin a subi une sévère blessure à une cheville. Il était revenu à temps pour participer aux séries éliminatoires, aidant l'Océanic de Rimouski à remporter la coupe du Président même s'il n'était pas complètement rétabli.
« Pour moi, le hockey universitaire a été un pas de côté. Je suis allé finir mes études et je me suis rétabli de ma blessure que j'avais eue à 20 ans. J'ai repris confiance, parce que le hockey, ça se passe pas mal dans la tête. C'est ce que j'ai amélioré et c'est ce que je veux continuer à améliorer, c'est un peu ma faiblesse », dit le défenseur de 6' et 185 livres.
Beaudoin espère bien qu'il sera en uniforme vendredi soir alors que les joueurs destinés à commencer la saison à Belleville disputeront un match hors-concours contre les Gee Gees de l'Université d'Ottawa, à leur complexe sportif. Il est au camp comme simple joueur invité, en quête d'un contrat de la Ligue américaine.
« Si je joue, c'est certain que je vais en profiter. J'attends mon opportunité de faire mes preuves, montrer ce que je suis capable de faire. Je gagne en confiance chaque jour, je suis arrivé ici un peu nerveux, mais je me suis calmé beaucoup depuis que je suis arrivé au camp de la LNH. Je pense que je m'améliore chaque jour, c'est ça qui est positif et on va voir ce qui va arriver à partir de là... Je me suis entraîné tout l'été en pensant jouer à Belleville cette saison, et je crois en mes chances. Mais si jamais il faut que je commence dans la ligue East Coast, ce sera juste partie remise », confie-t-il.
Beaudoin se trouve à batailler pour une des dernières places à la ligne bleue de Belleville avec Jordan Murray, mis sous contrat à sa sortie de l'université du Nouveau-Brunswick le printemps dernier.
« J'ai joué et j'ai coaché dans l'universitaire, j'en ai vu des bons joueurs, des gars qui ont fait la LMH, j'ai coaché Mathieu Darche à McGill. C'est important de garder l'esprit ouvert, surtout avec les gars de l'universitaire au Canada. Il y a des late bloomers là-dedans qui partent du junior, ils sont de bons joueurs et ils partent faire leurs études, ils sont trois ans plus vieux, ils ne sont pas moins prêts, ils le sont plus... Il y a toujours des gars qui viennent de partout. Quand tu peux en trouver un qui ne sort pas de nulle part, mais d'un endroit un peu moins prisé, c'est un bonus », confiait Guy Boucher au Droit cette semaine.
Souvenirs retrouvés
L'appel au public lancé la semaine dernière par Fredrik Claesson a réussi. Le défenseur tentait de retrouver la rondelle et le bâton de son premier but dans la LNH, égarés par une compagnie d'expédition lors du transport entre Ottawa et son patelin de Stockholm, en Suède. Il a publié une photo de ses parents devant le montage photo de ces souvenirs sur son compte Instagram, avec un commentaire à l'effet que « l'internet est une chose fantastique ». « C'est un partisan de l'équipe, Peter Judd, qui a vu le tweet initial et qui s'est impliqué avec Jordan (Slimser, directeur des services à l'équipe). Il a une expertise dans ce domaine et il l'aurait retrouvé dans les objets perdus, quelque part en France. Mes parents étaient tellement contents qu'ils ont sablé le champagne », a raconté Claesson après l'entraînement de jeudi.
Karlsson progresse
Le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson a fait une brève apparition au banc des siens pendant l'entraînement de jeudi. Le défenseur qui se remet d'une opération pour réparer des tendons à sa cheville gauche n'aurait pas encore commencé à chausser ses patins, a dit Guy Boucher lors de son point de presse. « J'ai juste dit (au personnel médical) de me dire quand il pourra pratiquer avec l'équipe. Avant ça, je ne m'en préoccupe pas. Je suis pas mal certain qu'il va se mettre à patiner avant longtemps, ce ne sera pas dans trois semaines. Je m'attends au plus long processus, si c'est plus court, c'est un boni », a-t-il dit. Les espions du Droit au club Royal Ottawa nous informent que Karlsson aurait recommencé à jouer au golf, enfilant ses crampons pour pratiquer son sport estival favori.
Entre les lignes
L'autre blessé du début du camp d'entraînement, Nick Paul, a aussi recommencé à patiner, au sein du groupe de la Ligue américaine cependant. Il s'était foulé la cheville lors des tests physiques de jeudi dernier... Guy Boucher a refusé de répondre quand Le Droit lui a demandé si une semaine plus tard, il pouvait révéler pourquoi Clarke MacArthur a échoué son examen médical. « C'est tellement compliqué, je laisse ça à Pierre (Dorion) et l'organisation. L'an passé, j'ai mis beaucoup d'énergie à souhaiter qu'il revienne, mais là, je me concentre sur les gars qui sont ici. Le personnel médical va s'occuper de ça », a-t-il affirmé.