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Saison frustrante pour Deslauriers

Les Sabres de Buffalo connaissent une saison assez frustrante, piétinant avec une fiche de ,500 avant d'affronter les Sénateurs mardi soir. Leur gardien numéro un Robin Lehner a illustré celle-ci en critiquant ses coéquipiers pour avoir « manqué de respect » envers le plan de match de leur entraîneur dimanche après un revers de 4-2 contre Vancouver à domicile.
La présente campagne est encore plus difficile pour l'ancien Olympique Nicolas Deslauriers, qui a raté deux mois en raison d'une sérieuse blessure au genou et qui a maintenant peine à reprendre un poste régulier dans l'alignement déployé par son entraîneur Dan Bylsma.
L'ailier gauche de 25 ans a pu revenir au jeu après une absence de deux parties mardi contre les Sénateurs parce que l'attaquant vedette Evander Kane a déclaré forfait en raison d'un virus.
« Ça en a été une bonne (blessure), un mélange de (ligament antérieur croisé et médian). Une bonne entorse, mais au moins, je n'ai pas eu besoin d'être opéré, ça a sauvé ma saison. C'est difficile de revenir quand un genou est touché, mais dans la LNH, il y a tellement du bon personnel qui nous aide à revenir plus vite qu'il le faut. Revenir sur la glace, ce n'était pas si pire, mais c'est le cardio que tu perds assez vite. Pour jouer au hockey, tu as besoin de ton bas de corps plus que de ton haut », a raconté Deslauriers après l'entraînement matinal des siens.
L'ancien défenseur converti en attaquant depuis qu'il est passé chez les professionnels est le seul Sabre à ne pas avoir encore récolté de point à sa fiche, et son différentiel est de moins-5. Avant d'être blessé lors d'une pratique, il avait été laissé de côté pour les cinq parties précédentes au début novembre.
« Même avant ça, je ne jouais pas beaucoup quand j'étais en uniforme. C'est le style de jeu que j'amène qui ne fitte peut-être pas avec notre façon de jouer dernièrement. Quand tu gagnes, tu mets ça de côté, mais quand tu commences à perdre, c'est sur que c'est tough. Tu regardes les autres gars qui sont dans le même style et tu voudrais jouer autant qu'eux, mais ça varie de coach en coach, s'il juge qu'on a besoin de plus de joueurs d'habiletés que d'énergie », souligne l'imposant bonhomme de 6' 1'' et 215 livres, qui avait récolté 6 buts et 12 points en 70 parties l'an dernier, incluant son dernier but qui avait procuré un gain aux siens contre Ottawa le 18 mars dernier.
L'ancien choix de troisième ronde des Kings de Los Angeles en 2009 pense que les Sabres sont quand même en progression par rapport à l'an dernier, quand ils ont commencé leur relance après la campagne désastreuse qui leur a permis de repêcher le centre Jack Eichel.
« On a un bon groupe de gars, ce qui fait que c'est décevant quand on perd une couple de parties de suite. Dernièrement, quand on a des gros matches importants, on les gagne pas. On est comme bien des clubs dans la LNH présentement, on doit gagner des matches si on veut être dans la course aux séries », a-t-il noté.
Lehner, qui n'a jamais eu la langue dans sa poche quand il était à Ottawa, espérait que son club réponde bien à sa sortie. « Nous sommes passés à autre chose, c'était il y a une couple de jours. Nous n'avons pas de problème, on va se présenter et faire de notre mieux pour affronter Ottawa », a-t-il dit.
« Il y a plusieurs leaders dans ce vestiaire, je ne suis que l'un d'entre eux. La frustration s'accumule parce qu'on sait que nous sommes meilleurs que ça. On sait qu'on pourrait faire mieux que ce qu'on a fait, il faut qu'on trouve un moyen d'afficher plus de constance, c'est tout », a-t-il ajouté.
Le cerbère suédois a eu de bons mots pour son vis-à-vis Craig Anderson, qu'il devait affronter quelques heures plus tard. « C'est une situation difficile qu'il vit, on pense à lui et on admire ce qu'il fait. Il joue tellement bien, il est une inspiration », a-t-il dit au sujet de son ancien partenaire.
Neil de retour
Le vétéran Chris Neil a réintégré l'alignement après une absence de deux parties, lui qui disputait un troisième des huit derniers matches des siens. Il ne se plaint cependant pas de son utilisation par Guy Boucher. « C'est difficile parce que tu veux jouer. Mais le club a gagné ses deux derniers matches et c'est ce qui compte. J'ai une chance de jouer et je vais jouer à ma façon, essayer d'en profiter au maximum. C'est comme ça, je ne suis pas le premier gars à qui ça arrive et je ne serai pas le dernier. Je ne contrôle pas ça, je ne peux que travailler lors des pratiques et dans le gym, être un leader comme ça. Je suis un compétiteur et c'est pourquoi j'ai joué si longtemps dans la LNH. Ça fait mal quand je ne joue pas, c'est certain », a-t-il déclaré en matinée avant d'affronter les Sabres.
Voyage des pères
Plusieurs pères de joueurs sont arrivés dans la capitale pour le match de mardi alors que l'équipe tiendra son voyage annuel en compagnie des paternels mercredi alors qu'elle prendra le chemin de Newark, au New Jersey, avant de se rendre à Toronto pour un match contre les Maple Leafs samedi. L'attaquant recrue Ryan Dzingel est particulièrement excité vu que ce sera sa première expérience du genre avec son père Rick. « Il va nous rejoindre au New Jersey, ça va être très excitant pour lui et pour moi. Je lui parle beaucoup de la façon dont on voyage, le style de vie. Il m'écoute quand je me plains d'être fatigué, je souhaiterais que le voyage soit plus long pour qu'il expérimente la fatigue qu'on peut ressentir », a-t-il confié.