Scott Sabourin console le gardien de but Marcus Högberg après le troisième but de Nicolas Deslauriers en première période, mardi soir.

Sabourin familier avec la Californie

ANAHEIM — Scott Sabourin connaît des moments exaltants, dans la vie de tous les jours comme dans sa carrière professionnelle.

Le robuste attaquant des Sénateurs a annoncé récemment par l’entremise de son compte Instagram que sa conjointe Jaime et lui attendent la naissance d’un premier enfant, en septembre prochain, un futur cousin pour le fils de sa sœur, chez qui il habitait en début de saison avant d’avoir la confirmation qu’il passerait le reste de la saison ans la LNH.

« Ça met les choses en perspective d’apprendre ça, c’est certain. Quand le bébé va arriver, nous allons comprendre à quel point ça change une vie. C’est super excitant, on a hâte de le voir grandir avec notre neveu », a-t-il raconté avant d’affronter les Ducks mardi.

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Au niveau hockey, le hockeyeur originaire d’Orléans est utilisé plus que jamais par son entraîneur D.J. Smith, lui qui a passé près de 11 minutes sur la glace samedi dernier à San Jose, un match où il a obtenu trois tirs au but, dont un sur une échappée.

« Quand des gars ont des jambes, ils obtiennent plus de temps de glace. Il avait des jambes ce soir-là, a relaté Smith mardi. Il a obtenu deux chances de compter, il sortait la rondelle de la zone et allait ensuite en échec-avant. Il jouait de façon honnête tout comme les autres gars du quatrième trio (Matthew Peca et Mikkel Boedker). Ils ont été une des raisons de nos succès lors du dernier match et on va continuer de les utiliser... “Sabby” a plus d’habiletés que les gens pensent. »

C’est une bonne nouvelle pour Sabourin d’autant plus qu’il aura l’occasion mercredi de jouer un premier match en carrière au Staples Center, un endroit où il n’avait jamais eu l’occasion d’enfiler l’uniforme des Kings, la première organisation qui lui a donné une chance à sa sortie des rangs juniors en tant que joueur jamais repêché.

L’ancien des Generals d’Oshawa avait eu l’occasion de jouer cinq matches avec leur club-école de Manchester à la fin de sa saison comme joueur de 20 ans où il avait récolté 30 buts et 50 points.

Il a joué les deux suivantes avec eux avant de les suivre lors de leur déménagement à Ontario (Manchester est passé à la Ligue East Coast).

Après une demi-saison, il a été échangé à Iowa, avant d’aboutir pour deux campagnes avec les Gulls de San Diego, où il a été dirigé par l’actuel entraîneur des Ducks Dallas Eakins.

« C’est avec les Kings que j’ai fait mon entrée (dans le hockey pro), mais ça fait déjà sept ans de ça. Il y a eu beaucoup de changements de personnel depuis ce temps-là. Quand vous êtes un gars comme moi qui s’est promené pas mal, ce n’est qu’une autre journée de travail et c’est ça la business », a-t-il souligné.

« J’ai encore quelques amis de l’autre côté (avec les Ducks, dont Nicolas Deslauriers, un ancien coéquipier à Manchester) ainsi qu’un peu plus haut sur la côte du Pacifique », a-t-il ajouté.

Sabourin aime évidemment l’idée de jouer plus souvent et de montrer ses habiletés de hockeyeur en plus de celles de « protecteur ».

« Avec la confiance qui vient en jouant plus souvent, tu fais de meilleurs jeux... Et plus tu joues avec des gars comme Peca et Boedker, plus tu établis une chimie sur la glace », note celui qui a compté son deuxième but il y a 10 jours contre Detroit.

Simple invité au camp d’entraînement qui s’est mérité un contrat pour une seule saison à la toute fin de celui-ci, Scott Sabourin cherche évidemment à se gagner un emploi pour la prochaine campagne lors des 12 derniers matches de 2019-2020.

« C’est la Ligue nationale de hockey et une fois que tu là, tu veux y rester en te présentant chaque soir », dit-il.