C'était un deuxième gain de suite en quatrième période pour Ottawa, qui était revenu d'un déficit de 1-3 samedi pour l'emporter par le même pointage de 4-3. Cette fois, ils ont laissé filer une avance de 3-0 au deuxième tiers.

Ryan se rachète

BOSTON - La dernière fois que les Sénateurs d'Ottawa étaient venus à Boston le jour de son populaire marathon, la journée avait tourné au cauchemar en raison des attentats à la bombe de 2013, ce qui avait forcé l'annulation de leur match.
Cette fois-ci, c'était moins grave. Ce n'est que la soirée des partisans des Bruins qui a été gâchée quand Bobby Ryan a rompu une égalité de 3-3 à 5:43 de la première période de prolongation lundi soir au TD GArden, ce qui donne une avance de 2-1 aux hommes de Guy Boucher dans cette série quatre de sept qui se poursuivra au même endroit mercredi soir.
Ryan a habilement fait dévier une passe de Kyle Turris sur une descente à deux contre un en avantage numérique, un jeu amorcé par une longue passe d'Erik Karlsson, sa deuxième du match.
C'était un deuxième gain de suite en quatrième période pour Ottawa, qui était revenu d'un déficit de 1-3 samedi pour l'emporter par le même pointage de 4-3. Cette fois, ils ont laissé filer une avance de 3-0 au deuxième tiers.
«C'est une bonne sensation parce que j'en devais une aux gars après ma gaffe en deuxième période, a dit Ryan après coup. Je savais que si je ne lâchais pas, j'aurais une chance de me reprendre, les gars autour de moi ont fait de bons jeux pour me donner une bonne chance. C'est tout un 'feeling', c'est mon premier but gagnant en séries à vie et j'ai bien aimé me retrouver au milieu de la célébration avec tous les gars qui s'en venaient du banc. Je pense qu'Alexandre Burrows va avoir un 'plus' là-dessus tellement il est arrivé vite!»
Mike Hoffman avait procuré un coussin de 3-0 aux visiteurs avec son deuxième but du match en début de deuxième tiers, en avantage numérique. 
La remontée des locaux s'est cependant amorcée peu après avec deux buts en l'espace de 42 secondes de Noel Acciari, sur un tir de la pointe dévié, et de David Backes, sur une échappée alors que Bobby Ryan a fendu l'air en tentant de jouer une rondelle bondissante à sa ligne bleue.
David Pastrnak a complété le retour des Bruins avec un but en avantage numérique, avec un tir sur réception similaire à celui de Hoffman. Un troisième but alloué sur 10 tirs par le gardien Craig Anderson, même s'il ne pouvait vraiment être blâmé sur ces filets.
«C'est une bataille mentale à ce moment-là et je me suis juste dit dans ma tête que c'était 0-0, ce qui est la même chose que 3-3. Faire l'arrêt suivant était important», a indiqué Anderson, qui a effectué 17 arrêts, dont un important contre David Krejci en troisième période.
Hoffman avait ouvert le pointage avec un jeu qui fera les faits saillants de la semaine, sinon de toutes les séries, s'échappant grâce à une longue bombe d'Erik Karlsson de sa ligne des buts à la ligne bleue adverse. Hoffman a ensuite complété en marquant avec la feinte de Peter Forsberg, ramenée dans l'actualité la veille par Alexander Radulov, des Canadiens de Montréal, lors de leur gain contre les Rangers à New York. 
Derick Brassard a doublé cette priorité 25 secondes plus tard en complétant la stratégie de Viktor Stalberg et Ryan, un but pour un deuxième match de suite pour lui et un 20e en carrière en séries. Il a ajouté une passe sur le deuxième but de Hoffman pour porter sa récolte à quatre points en deux parties.
C'était loin du record d'équipe de deux buts en huit secondes d'intervalle réussi le 5 mai 2013 contre Montréal. 
«Il y a eu des mauvais bonds pour leurs deux premiers buts et ils ont compté sur l'équivalent d'un cinq contre trois pour créer l'égalité. Ce sont des choses qui arrivent, en quelques minutes, le vent tourne. C'est comme ça depuis le début des séries un peu partout, pas juste dans notre série», a analysé l'entraîneur-chef Guy Boucher.
«Ils ont mieux joué que nous. Nous étions sur les talons au début... À la fin, les arbitres ont décidé d'appeler une punition (à Riley Nash), ce sont des choses qui arrivent», a noté son homologue des Bruins, Bruce Cassidy.
Une passe « incroyable » de Karlsson
BOSTON - Erik Karlsson n'a pas eu besoin d'engueuler un coéquipier publiquement cette fois, il a surtout pris les choses en main avec des jeux spectaculaires.
Le capitaine des Sénateurs a récolté deux passes et il était à l'origine aussi du but de Derick Brassard même s'il n'a pas eu de point là-dessus, contrairement à leur but égalisateur de samedi dans le gain de 4-3 en prolongation.
Les partisans de l'équipe vont parler longtemps de sa passe pour envoyer Mike Hoffman en échappée au premier tiers, et il a aussi été à l'origine du filet gagnant de Bobby Ryan aux dépens du gardien Tuukka Rask.
«On n'a pas bien géré le momentum dans cette série, les trois buts qu'on a marqués tôt dans ce match nous ont gardés en vie. On a trouvé un moyen de gagner ces deux derniers matches... Sur la passe à Hoffman, j'ai été chanceux qu'il soit là, il a bien lu le jeu, j'ai sorti un lapin de ma poche arrière et ça a fonctionné», a indiqué Karlsson après le deuxième gain de 4-3 des siens contre les Bruins.
«C'était évidemment une passe incroyable, a convenu Hoffman. J'ai vu qu'il avait la rondelle et c'est un des seuls joueurs qui peut me faire une telle passe par dessus leurs têtes. J'ai fait cette feinte (à la Peter Forsberg) quelques fois chez les juniors et dans les mineures, mais je n'ai pas eu beaucoup de succès avec les échappées dans la LNH, donc je me suis dit que je l'essaierais. J'ai vu Radulov le faire hier, je ne peux mentir là-dessus», a noté Hoffman, auteur d'un doublé alors qu'il a marqué en avantage numérique. Guy Boucher a d'ailleurs noté que son attaque à cinq a fait le travail dans cette rencontre, avec deux buts en quatre chances et une dizaine de tirs au but.