Les discussions seraient cordiales entre les agents de Bobby Ryan et l'organisation des Sénateurs.

Ryan ressent la pression de marquer et de faire sa part

Depuis le début de février, Bobby Ryan a deux buts à sa fiche, tous deux réussis dans des causes perdantes, lors de raclées subies aux mains de Boston (7-2) et Détroit (6-1), avant et après la pause olympique.
Dans les neuf autres rencontres de son club, le franc-tireur acquis à gros prix des Ducks d'Anaheim a été limité à une petite passe.
Pas besoin de faire un dessin à l'attaquant américain qui a été déçu de ne pas être invité à représenter son pays à Sotchi, il a besoin de marquer des buts dans le dernier droit pour aider son club à revenir dans la course pour une place en séries.
«La pression est là depuis un bout de temps. Depuis la pause de Noël, on dirait que je compte un but lors d'un match ou deux, puis que j'attends quatre ou cinq parties pour marquer à nouveau. Je me mets plus de pression sur les épaules que n'importe qui dans les médias ou ailleurs peut le faire. Avec le peu de matches qu'il reste et l'importance des parties, ça me tue à chaque soir quand je n'en mets pas une dedans pour l'équipe», confiait-il vendredi.
«Avec 17 parties à jouer, tu espères avoir un match où tu comptes un ou deux buts et que les dominos vont tomber par la suite. C'est un plan que j'ai en tête depuis 20 matches, cependant», a-t-il ajouté en riant nerveusement.
Les victoires d'abord
Marqueur de 30 buts à quatre reprises à Anaheim, Ryan a du travail à faire pour atteindre ce plateau à nouveau, lui qui a secoué les cordages à 22 reprises jusqu'à maintenant, avec 23 passes pour 45 points.
«Ce serait bien d'y arriver parce que c'est un objectif vu que je l'ai déjà fait. Mais je me contenterais de 20 buts si ça voulait dire qu'on avait 10 points de plus au classement et qu'on n'aurait pas besoin d'aligner les victoires à l'heure actuelle», ajoutait-il.
Ryan pense qu'être réuni à ses compagnons habituels de trio, Kyle Turris et Clarke MacArthur, pourrait l'aider à secouer sa torpeur. «Que ce soit Clarkie ou moi qui change de trio, on revenait parfois ensemble pour la troisième période et ce n'était pas suffisant pour retrouver la chimie que nous avions (en début de saison). Là, en pratiquant ensemble et en commençant un match ensemble, j'espère qu'on va retrouver notre touche tôt dans le match. Le fait que l'autre trio (Jason Spezza avec Ales Hemsky et Milan Michalek) nous enlève de la pression devrait aussi nous permettre de jouer à notre façon», pense-t-il.
L'entraîneur-chef Paul MacLean n'est pas inquiet pour son attaquant. «C'est un cycle pour bien des compteurs. Il est difficile de marquer tous les soirs. Il doit juste continuer à lancer. Je pense qu'il en a entre trois et six tirs par parties, c'est correct. Il ne peut pas tricher pour autant, il doit s'occuper de son jeu d'ensemble, pas seulement de marquer des buts», a-t-il dit.