Disponible au repêchage d’expansion pour la nouvelle franchise de Vegas l’été dernier, Ryan n’a pas été sélectionné en raison de son lourd contrat, qui le lie aux Sénateurs jusqu’à la fin de la saison 2021-2022.

Ryan pensait bien passer aux Knights

Pour paraphraser son fameux tweet après son acquisition par les Sénateurs, Bobby Ryan n’est pas arrivé «hot» à Las Vegas tard dans la nuit de mardi à mercredi.

L’attaquant au gros salaire de 7,5 millions $ par an a cependant eu chaud lundi, pensant qu’il était bien près de passer aux Golden Knights en même temps qu’Erik Karlsson.

«Oui, ça a été une longue journée (lundi), a dit Ryan mardi à Washington. Il y a eu beaucoup d’appels téléphoniques, tu essaies de parler à des gens que tu connais à l’intérieur. Je suis passé à travers avec le même état d’esprit que tous les autres dans l’équipe qui faisaient l’objet de rumeurs: si ça arrive, c’est correct et sinon, tu reviens au boulot.»

Disponible au repêchage d’expansion pour la nouvelle franchise de Vegas l’été dernier, Ryan n’a pas été sélectionné en raison de son lourd contrat, qui le lie aux Sénateurs jusqu’à la fin de la saison 2021-2022. Mais il a été question que les Sénateurs tentent de le refiler à une formation qui désirait mettre la main sur Karlsson, et qui avait beaucoup d’espace sous le plafond salarial, et les Knights étaient apparemment une possibilité, même s’ils n’ont pas tiré sur la gachette.

«Je ne prends pas ça de façon personnelle, je compose avec ça mieux que par le passé (quand il était à Anaheim). Je suis d’accord (avec le d.g. Pierre Dorion) qu’il doit écouter toutes les offres. Je comprends la situation, ils tentaient peut-être de se départir de mon contrat et de le rattacher (à un échange impliquant Karlsson). Si c’était pour arriver, je m’attendais à en entendre parler directement et il (Dorion) ne m’a jamais appelé, évidemment. Mais j’ai entendu à une couple de reprises que c’était proche d’arriver. J’ai dit à ma femme qu’il y avait une possibilité très réelle», a-t-il relaté.

Acquis des Ducks à l’été 2013, l’attaquant américain qui aura 31 ans en mars ne souhaitait pas nécessairement se rapprocher de sa résidence estivale située en Idaho.

«Je ne veux pas déménager, j’aime ça ici. Mais j’ai dit à mon épouse qu’une façon de regarder les choses est que si on s’en va, c’est pour se joindre à un club qui est dans la course (pour les séries). À part ça, nous sommes très heureux à Ottawa. Nous étions heureux de ne pas partir l’été passé (au repêchage d’expansion)», a-t-il dit.

Pour le reste de la présente saison, Ryan aimerait juste rester en santé, lui qui a joué avec des doigts cassés lors des trois dernières années et demie, «ce qui n’est pas facile à faire», a noté celui qui a 7 buts et 22 points en 42 matches cette saison, après avoir connu d’excellentes séries (6 buts, 15 points) l’an dernier.

Ryan n’ira pas au prochain Championnat mondial de hockey, en passant, alors que son épouse devrait accoucher d’un deuxième enfant au printemps.