Bobby Ryan a marqué le but de la victoire samedi soir.

Ryan et Anderson en vedette

(Pittsburgh) Bobby Ryan et Craig Anderson se sont assurés de passer la plus belle fête des Mères possible, samedi soir, en menant les Sénateurs d'Ottawa à leur victoire de 2-1 en prolongation contre les Penguins de Pittsburgh au PPG Paints Arena.
L'attaquant qui a réussi le but gagnant, son deuxième des présentes séries, en s'échappant durant la période supplémentaire. Il n'a pas profité de l'occasion pour dédier son but à sa mère Melody, décédée l'été dernier.
« Je n'y ai pas trop pensé avant que vous m'en parliez, a-t-il répondu à une question du Droit, dimanche matin. C'est presque poétique. C'est la première année où je ne peux pas texter ma mère. Je me suis levé ce matin et j'ai quand même pu texter ma femme, qui est devenue maman l'an dernier. Il faut prendre le bon avec le mauvais lors d'une journée comme aujourd'hui. »
Le nouveau père a noté plus tard à quel point ce dimanche est aussi une journée spéciale pour Anderson, l'autre grande vedette individuelle de la dernière victoire. Il a disputé la partie de samedi devant son épouse Nicholle ainsi que ses deux fils. Ils passent du temps auprès des membres de leur famille qui vive en Pennsylvanie.
« C'était excitant qu'ils soient là. Ils apportent certainement un facteur X pour moi en étant là. C'est un temps excitant. Les garçons ne m'avaient pas vu jouer depuis un bout de temps, sauf à la télévision. C'était bien pour eux d'être là en personne », a indiqué Anderson au lendemain de sa 19e victoire en séries avec les Sénateurs.
« C'est probablement la première fête des Mères où je joue encore au hockey. On va y réfléchir un peu, passer du bon temps et passer à autre chose... On ne serait pas là sans nos mères. Je sais que mes enfants ne seraient pas les mêmes sans leur mère », a-t-il ajouté.
Le premier match contre les Penguins a permis à Ryan de continuer à racheter une saison régulière bien ordinaire. Il demeure le meilleur compteur parmi les attaquants de l'équipe avec ses cinq buts et six passes.
« Ça m'a pris plus de temps que les autres à me sentir à l'aise au sein du système de jeu. Jusqu'au match numéro 82 en fait. Après ça, j'ai pris le début de ces séries comme une chance de rédemption », avait-il raconté tard samedi soir.
Pour Boucher, les épreuves traversées par Ryan, Anderson ainsi que Clarke MacArthur avec sa commotion cérébrale ont aidé à forger ce qu'il appelle « l'âme » de cette équipe résiliente, qui n'a pas paniqué quand Evgeny Malkin a créé l'égalité avec un peu plus de cinq minutes à jouer.
« C'est documenté depuis le début de l'année. Mais il y a bien plus que ce qui est public, il y a d'autres choses personnelles. Bobby a eu d'autres problèmes personnels, a-t-il laissé entendre. Tout ça a solidifié notre groupe, mais le hockey l'a fait aussi. C'est un processus de croissance depuis le premier jour du camp. Je l'ai dit souvent, les éléments intangibles sont plus importants que tout. Nous en avons eu beaucoup au fil de l'année. Des choses positives nous ont aidés à grandir jusqu'à maintenant. Et encore maintenant, on doit chercher à s'améliorer chaque jour. »
Alors qu'il était occupé à préparer son club pour le deuxième match de la série, lundi soir, Boucher a évidemment pris le soin d'entrer en contact avec sa propre mère, qui a récemment combattu un troisième cancer.
Les unités spéciales aux antipodes
Depuis le deuxième match de la série contre les Rangers, l'unité de désavantage numérique des Sénateurs n'a alloué qu'un but en 25 occasions à court d'un homme ou deux, incluant les 14 dernières, dont les cinq supériorités numériques des Penguins samedi soir, eux qui ont notamment eux 45 secondes à cinq contre trois.
Pittsburgh a obtenu 15 de ses 27 tirs en attaque à cinq, alors qu'Ottawa a eu le meilleur 31-13 au chapitre des tirs quand les deux clubs étaient à forces égales.
« Nous avons joué un bon match et nous allons devoir continuer à bien appuyer notre gardien de but et peut-être prendre moins de pénalités, ça devrait être un objectif pour nous lors du prochain match », a souligné le défenseur Marc Méthot après le match de samedi soir. 
L'attaque à cinq a pour sa part été blanchie pour un sixième match de suite (0 en 16). « On a encore des choses à améliorer, c'est certain, en vue du deuxième match parce qu'ils vont revenir en force. Notre désavantage numérique a été solide alors qu'on a écopé de trop de punitions, surtout au premier tiers », a noté son partenaire Erik Karlsson, qui a passé 30:34 minutes sur la glace samedi.