Bobby Ryan aimerait avoir plus de 11 buts à sa fiche, mais il ne se plaint pas d'évoluer sur le troisième trio. « Le troisième trio ne manque pas de temps de glace », rappelle-t-il.

Ryan est très utile, insiste Boucher

Guy Boucher veut qu'un truc soit clair. Il est très satisfait du rendement de Bobby Ryan, jusqu'ici cette saison.
« Il s'implique physiquement. Il effectue de très bons replis défensifs. Quand nous sommes embouteillés dans notre territoire, il se trouve toujours au bon endroit. Il bloque des lancers », a résumé l'entraîneur-chef, lundi.
« Dans une belle journée comme aujourd'hui, je ne vais certainement pas commencer à critiquer mes joueurs. Je suis très heureux de leur rendement. Je ne vous empêcherai certainement pas de vous amuser », a-t-il ensuite lancé à l'attention des journalistes qui s'étaient déplacés pour l'écouter.
Ryan, l'attaquant au salaire annuel de 7,25 millions $ US, s'est pourtant retrouvé dans le troisième trio des Sénateurs dans le match de samedi dernier, contre les Islanders de New York.
Il devrait se trouver au même endroit, mardi, lorsque les Sabres de Buffalo seront en ville.
Boucher tient à souligner que Ryan n'est pas le premier haut salarié à se retrouver dans cette position. Mike Hoffman l'a précédé. Il s'est bien débrouillé dans cette affectation.
Ryan prétend aussi qu'il est à l'aise dans ce rôle.
« Le troisième trio ne manque pas de temps de glace. Ce sera donc une très belle opportunité pour moi », déclare-t-il.
Ryan a fait de belles choses, défensivement, dans un match où son trio a blanchi John Tavares. On lui demandera d'en faire tout autant lorsque le prometteur Jack Eichel sautera sur la patinoire du Centre Canadian Tire.
Si sa première tâche consiste à empêcher l'adversaire de marquer, il ne tentera pas nécessairement d'améliorer sa propre fiche.
Et sa fiche n'est pas particulièrement reluisante.
« Ouais... J'aimerais bien avoir plus de 11 buts à ma fiche à cette période de l'année, reconnaît-il. Ça ne sert à rien d'adopter une attitude négative. Je ne vais certainement pas commencer à bouder. Je fais carrière dans cette ligue depuis assez longtemps. Je sais que le négativisme n'apporte rien de bon aux équipes et aux individus. »
lancer plus souvent
Durant sa première année passée chez les Sénateurs, Ryan a eu à composer avec toutes sortes de petites, moyennes et grosses blessures. Il n'a plus cette excuse. Depuis un certain temps, il se porte même très bien.
« Je n'ai plus besoin de geler quoique ce soit avant de sauter sur la patinoire. Tout va bien », reconnaît-il.
« J'ai toujours été mon critique le plus sévère. Il m'arrive de me fâcher contre moi-même. Ce ne sera pas le cas maintenant. Je vais garder une attitude positive. Le succès va finir par arriver. »
Ryan pourrait bien faire un petit quelque chose pour améliorer sa fiche. Il le sait. Il pourrait lancer plus souvent vers le filet adverse.
« On me le rappelle chaque fois que je vais à l'épicerie. On me le dit quand je vais au cinéma. On m'aborde au restaurant pour m'en parler. Je réponds la même chose à tous les partisans qui veulent en parler. Quand l'opportunité de décocher un bon tir se présente, je sais la saisir. Quand il est préférable d'effectuer une passe, je ne lance pas. »
Si Boucher croisait Ryan à l'épicerie, au restaurant ou encore au cinéma, il se joindrait peut-être à ceux qui demandent à Ryan de lancer davantage.
Il en profiterait sans doute pour passer le même message aux autres joueurs de l'équipe qui seraient à ses côtés.
« C'est un problème que Bobby partage avec les trois quarts des joueurs de notre équipe. C'est une véritable maladie qui nous ronge, croit-il. C'est la maladie des passes, des passes, des passes. »
Une croix sur Duchene ?
Pierre Dorion a fait une autre apparition remarquée dans les studios de la station de radio TSN 1200, lundi. Il a entre autres reconnu avoir discuté avec le directeur général de l'Avalanche du Colorado, Joe Sakic, dernièrement. Il ne faut cependant pas rêver à Matt Duchene. « Échanger trois, quatre ou cinq éléments qui pourraient aider notre organisation dans l'avenir pour faire l'acquisition d'un seul joueur établi ne me semble pas trop logique en ce moment », a-t-il indiqué. Plus tard, durant cette entrevue, Dorion a laissé entendre qu'il négocie avec quelques-uns des joueurs qui pourraient obtenir leur autonomie à la fin de la saison. Il a par exemple discuté avec les agents de Mike Condon et de Tom Pyatt à propos de prolongations de contrats.
L'énigme Lehner
Affronter les Sabres, c'est affronter Robin Lehner. Le solide gaillard suédois est toujours à son meilleur quand il se mesure aux Sénateurs. Il a laissé passer seulement trois des 75 rondelles dirigées vers lui. « Les gardiens... On dirait qu'ils sont toujours au sommet de leur forme quand ils doivent affronter leurs anciens coéquipiers », constate l'attaquant des Sénateurs, Zack Smith. Avec ses 451 matches d'expérience dans la LNH, le robuste joueur de 28 ans ne connaît pas de solutions miraculeuses, ni précises. « Il faut simplement lui rendre la vie plus difficile. Il faut créer de la circulation devant son filet. Il faut faire tout ce qu'on peut pour l'empêcher de bien voir la rondelle », conclut celui qui a marqué 13 buts en 51 matches cette saison.
Entre les lignes
Le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, a convoqué la presse au Centre Canadian Tire, mercredi matin. Il serait facile de conclure qu'il en profitera pour confirmer la tenue d'un match en plein air en décembre 2017. La convocation laisse plutôt entendre qu'il effectuera plutôt une « importante annonce philanthropique sur le plan personnel », sans offrir plus de détails... Journée de fête, lundi, au Centre Canadian Tire. L'entraîneur-associé Marc Crawford a célébré son 56e anniversaire de naissance... Mark Stone a marqué son 20e but de la saison, samedi. Les statisticiens d'Elias Sports ont déterminé qu'il est le premier joueur de l'histoire des Sénateurs à marquer 20 buts en tant que recrue et dans les deux campagnes suivantes.