Bobby Ryan s’est dit surpris de toujours faire partie de l’organisation des Sénateurs.

Ryan est «heureux d’être de retour»

Bobby Ryan est arrivé en ville, un des derniers joueurs des Sénateurs d’Ottawa à se joindre aux séances d’entraînement optionnelles des vétérans du club.

L’attaquant qui n’est plus le plus haut salarié du club avec son salaire de 7,25 millions $ (US) – Mark Stone a paraphé un contrat d’un an pour 7,35 M $ cet été – a fait l’objet de nombreuses rumeurs d’échange depuis l’hiver dernier, quand il a lui-même révélé qu’il pensait avoir été refilé aux Golden Knights de Vegas en même temps que le capitaine Erik Karlsson.

Quand il s’est fait demander lundi s’il était surpris de toujours faire partie de l’organisation des Sénateurs à quelques jours de l’ouverture du camp d’entraînement, jeudi, il avait une réponse toute prête.

« D’une certaine façon, oui. Je pensais vraiment à différents moments que j’allais être échangé. Tu ne veux jamais que ça arrive, je voulais vraiment finir l’année ici, et ensuite je voulais vraiment revenir et rebâtir quelque chose parce que ce n’était pas beau à la fin de l’an dernier. Je ne voulais pas que ma carrière avec les Sens – si elle doit prendre fin bientôt – se termine sur une telle note. Je suis heureux d’être retour, dans le grand ordre des choses », a-t-il rétorqué.

Si l’attaquant qui a été limité à 11 buts et 33 points en seulement 62 parties la saison dernière a entendu d’autres rumeurs en marge du repêchage et du 1er juillet, elles ne l’ont pas trop affecté. « La dernière fois que c’est arrivé (avec Anaheim), j’étais plus jeune et je l’ai pris un peu plus personnellement, je ne comprenais pas trop le côté business du hockey. J’ai réussi à me séparer de ça cette fois. J’ai eu des discussions avec mon agent (Don Meehan, le même que Karlsson) et il m’a dit : ‘Écoute, ce que tu lis est pas mal loin de la vérité. Si ça vient de moi, tu peux prendre ça pour de l’argent comptant un peu plus’. Mais c’est difficile de ne pas se laisser emporter quand ça circule comme ça », a-t-il relaté.

Ryan, 31 ans, s’est malgré tout amené de l’Idaho où il passe ses saisons mortes dimanche dans un bon état d’esprit, après un été trop long à son goût. « D’un point de vue hockey, il a été trop long. Mais côté famille, c’était une bonne affaire alors que nous avons déménagé (à Cœur D’Alene) et que nous avons accueilli un nouveau bébé, Chase, qui est né le 25 juin. Tout le monde est heureux et en santé », a indiqué celui qui était déjà père d’une petite fille de deux ans (Riley Ann).

Parlant de santé, Ryan s’en souhaite pour la prochaine campagne, lui qui a été limité à 62 matches lors de chacune des deux dernières saisons en raison de blessures aux mains, incluant quelques fractures au même doigt.

« Mes mains vont bien. Je me demandais combien de questions ça vous prendrait pour en parler. J’avais un pari avec mon épouse, j’ai pris le under et j’ai gagné (c’était la deuxième question)... J’ai passé les quatre ou cinq premières semaines de l’été à ne faire que de la réhabilitation, pas seulement sur le doigt qui a été blessé souvent l’an passé, mais aussi les autres qui me font mal quand l’aréna est trop froid. J’ai gagné beaucoup de force et je me sens bien après l’été que j’ai eu pour me remettre de toutes les blessures. Maintenant, je dois rester en santé pour reprendre ma place sur le top-6 dès le début de la saison », affirme-t-il.

Ryan, qui a patiné en Idaho avec quelques joueurs de la LNH actuels (Tyler Johnson, de Tampa Bay, et Derek Ryan, de Calgary) et anciens (Sheldon Souray), a dit qu’en étant dans un coin aussi reculé, il a suivi de loin le « mélodrame » de l’été qui a secoué l’organisation, les accusations de harcèlement en ligne de l’épouse d’Erik Karlsson à l’endroit de la fiancée de Mike Hoffman, passé aux Panthers de la Floride (via San Jose).

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LES SÉNATEURS EN BREF

Pas fâchés de voir Pacioretty partir 

Le départ de Max Pacioretty pour Las Vegas pourrait signifier que les Golden Knights ne seront plus dans la course pour tenter d’obtenir les services du défenseur des Sénateurs Erik Karlsson, leur marge de manœuvre sous le plafond salarial étant réduite avec l’acquisition de l’ancien capitaine du Canadien, qui a signé une prolongation de contrat de quatre ans pour 28 millions $ lundi.

Ça reste encore à voir, Vegas ayant encore plus de 9 M $ à dépenser pour atteindre le plafond de 80 M $ la saison prochaine. En attendant, les Sénateurs ne pleureront pas le départ d’un marqueur de 30 buts de leur division, évidemment.

« C’est un gars contre qui il est difficile de jouer, pas parce qu’il lâche les gants, évidemment. Mais il est imposant et il protège bien la rondelle, en plus d’avoir un excellent lancer. Il fallait toujours savoir où il était sur la glace parce qu’il avait le don d’obtenir un million d’échappées par saison, surtout contre nous. Ça va être bien de ne pas avoir à regarder par dessus mon épaule tout le temps, a dit le défenseur Mark Borowiecki lundi. Mais j’imagine que c’est un bon échange pour les deux clubs, Tomas Tatar est un bon joueur. Ça n’a pas bien fonctionné en séries pour lui à Vegas, mais il est un gars difficile à contenir. »

Karlsson lance une initiative anti-harcèlement

En attendant de savoir s’il sera le prochain capitaine d’une équipe de la division Atlantique en quête d’un nouveau contrat à être échangé, le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson continue d’établir des racines dans la capitale alors que lui et son épouse Melinda ont tenu une marche dimanche soir afin d’amasser des fonds pour l’organisme de charité qu’ils ont lancé, Can’t Dim my Light, qui s’associe à la campagne Proud to be me, qui vise à éliminer le harcèlement chez les jeunes dans les écoles ainsi qu’en ligne.

Melinda Karlsson avait obtenu en mai dernier une protection de la cour contre Monika Caryk, la fiancée de Mike Hoffman, pour un épisode de cyberharcèlement allégué dans la foulée du décès du bébé prématuré des Karlsson.

Caryk a nié les allégations et intenté une poursuite pour diffamation, qui doit être entendue à la cour vendredi.

Une centaine de personnes ont assisté à la marche de dimanche à Kanata, incluant plusieurs coéquipiers de Karlsson (Ryan Dzingel, Thomas Chabot, Colin White, Matt Duchene, Tom Pyatt et Mark Stone, notamment) en plus de l’ancien Sénateur Daniel Alfredsson et le maire Jim Watson.