Plusieurs candidats ont impressionnés le DG des Sénateurs Pierre Dorion, mais ce dernier a décidé de miser sur D.J. Smith pour diriger le banc de l’équipe la saison prochaine.

Roy aurait «impressionné» Dorion

Patrick Roy a obtenu son entrevue avec les Sénateurs mardi à Montréal et dès le lendemain matin, l’idée de Pierre Dorion d’y aller avec D.J. Smith comme entraîneur-chef était prise.

Le d.g. des Sénateurs n’a pas voulu trop parler de la candidature de l’ancien gardien membre du Temple de la renommée jeudi, notant que «c’est la journée de D.J.». Il s’est contenté de dire que l’entraîneur et d.g. des Remparts de Québec a eu une «très bonne entrevue».

Il n’avait pas déjà arrêté son choix sur Smith, même si celui-ci a eu droit à deux entrevues plutôt qu’une, contrairement aux six autres candidats. Dorion et son adjoint Peter MacTavish se sont rendus à Windsor pour clarifier certains points à la fin de la semaine dernière, avant de se rendre à Dallas pour rencontrer Rick Bowness.

«Ce n’était pas vraiment une deuxième entrevue. Son entrevue avait commencé avant 8 h du matin et ça avait pris fin à 15 h, dans une location secrète à Ottawa. Puis, on pensait qu’on avait besoin de faire un suivi vu que ce serait son premier poste d’entraîneur-chef dans la LNH et tout ça», a relaté Dorion.

Celui-ci avait aussi eu une très longue entrevue avec son choix ultime il y a trois ans, Guy Boucher, cette fois dans un restaurant de Hawkesbury.

À Windsor, la discussion a duré quatre heures environ. «Ironiquement, D.J. nous a reconduit à l’aéroport de Detroit pour qu’on aille prendre notre vol pour Dallas. Il a fallu dire à l’agent de la douane qu’on s’en allait à Dallas pour interviewer Rick Bowness alors que D.J. était assis dans le siège du conducteur. Il a été pas mal beau joueur à ce sujet», a relaté Dorion en mêlée de presse avec quelques journalistes après la conférence formelle où Smith a été présenté.

Sans nommer Roy, l’homme de hockey d’Orléans a dit que «quelqu’un cette semaine m’a vraiment impressionné». Mais il cherchait à se faire tout aussi élogieux pour les cinq autres candidats. «Les sept candidats, ce sont sept gars qui auraient pu avoir la ‘job’ d’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa. En même temps, il y a quelques candidats qui se sont démarqués et on ne peut qu’en choisir un. On a choisi D.J.», a-t-il noté.

L’entrevue tardive de Bowness était parce que les Stars étaient encore en séries au deuxième tour, tandis que Roy a effectué un voyage en France au cours des dernières semaines.

L’ancien récipiendaire du trophée Jack-Adams d’entraîneur de l’année avec l’Avalanche du Colorado en 2014 a fait parvenir une déclaration aux médias concernant sa candidature qui n’a pas été retenue.

« Diriger un club de la Ligue nationale de hockey est un immense privilège réservé à un nombre limité de personnes. Dernièrement, j’ai eu la chance de rencontrer les dirigeants des Sénateurs d’Ottawa et je désire les remercier d’avoir considéré ma candidature pour occuper le poste d’entraîneur-chef, a écrit Roy. Aujourd’hui, je vous confirme que je demeure avec l’organisation des Remparts de Québec, l’équipe qui m’a redonné le goût de retourner derrière le banc et avec qui je continuerai d’exercer mes fonctions avec toute la passion qui m’anime. Je souhaite le meilleur des succès aux Sénateurs d’Ottawa en prévision de la prochaine saison ».

La décision de Pierre Dorion aura certes déçu un autre candidat, Jacques Martin, qui était intéressé à revenir dans son patelin où il avait établi les Sénateurs comme un club respectable après leurs années d’expansion, avant d’être congédié par Eugene Melnyk en 2004. «Je préfère tourner la page», a-t-il répondu par voie de texto quand le Droit lui a demandé s’il voulait commenter la décision.

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Groulx reste

D.J. Smith aura carte blanche pour embaucher ses adjoints, a laissé entendre Pierre Dorion jeudi, et celui-ci entend rechercher des hommes de hockey avec qui il pourra créer un environnement où les joueurs pourront «avoir du ‘fun’».

«Je ne vais nommer personne, mais quand tu passes à travers ce processus, tu as des entraîneurs en tête avec qui tu aimerais travailler. Je n’en parlerai pas maintenant, il y a des gars qui travaillent encore à finir leurs saisons, des questions de contrat. Je sais que ce seront des communicateurs, des gens qui aiment avoir du plaisir aussi», a-t-il indiqué alors que le nom de Jim Playfair a déjà été avancé.

Il est cependant acquis que l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx conservera son poste, seul assistant de Guy Boucher à demeurer à Ottawa.

Appel difficile

Pierre Dorion a téléphoné aux six autres candidats pour le poste jeudi matin pour leur annoncer sa décision de vive voix et il a laissé entendre après coup que l’appel le plus difficile a été celui à Marc Crawford.

«Marc est arrivé dans une situation difficile et il a fait de l’excellent travail pour nous. Il était un candidat légitime. Habituellement, je parle beaucoup, mais avec lui, je ne trouvais pas les bons mots. Je l’ai remercié pour tout ce qu’il a fait pour nous, mais on trouvait que D.J. était le bon gars pour cet emploi», a dit Dorion au sujet de l’homme de hockey originaire de Cornwall, qui a présenté une fiche de 7-10-1 en intérim à Guy Boucher, congédié le 1er mars dernier.