S'il a le feu vert des médecins, Mark Borowiecki réintégrera l'alignement des Sénateurs.

Retour imminent pour Borowiecki

L'attente de Mark Borowiecki tire à sa fin.
Le défenseur le plus robuste des Sénateurs a raté un 14e match consécutif, vendredi, mais il peut enfin voir la lumière au bout du tunnel.
Il s'est entraîné avec les Black Aces, jeudi. Il a pris part à la séance de patinage facultative de vendredi matin.
Un jour ou l'autre, il obtiendra le feu vert des médecins et il pourra recommencer à jouer.
« Je dois être franc. J'ai probablement été mon propre pire ennemi au début de ma convalescence », a-t-il avoué.
Il n'a pas vraiment pris le temps d'entrer dans les détails. On ne connaîtra peut-être jamais la nature exacte de sa blessure. Il est permis de croire qu'il a légèrement aggravé son cas en cherchant à précipiter son retour au jeu.
« Vers la fin de la série contre les Bruins et au début de celle contre les Rangers, je poussais vraiment la machine à fond. Je n'arrêtais pas de me fixer des objectifs pour un retour au jeu rapide. J'ai fini par écouter les bons conseils de nos médecins, qui me suggéraient de me calmer un peu. Grâce à eux, j'ai pu enfin commencer à guérir. »
L'athlète de 27 ans, qui a dominé la LNH en saison régulière avec 364 mises en échec complétées et 154 minutes passées au banc des pénalités, n'est quand même pas resté chez lui, assis avec les bras croisés.
« Je suis tout aussi intense dans mon programme d'entraînement hors glace. Pour tout vous dire, je me sens plutôt bien. Ma condition physique est au rendez-vous. À ce niveau, je n'ai pas vraiment d'inquiétudes. Il ne me reste qu'à reprendre l'habitude de patiner. Il est difficile de reproduire ces mouvements sans aller sur la glace. »
« Je dois aussi me réhabituer à contrôler la rondelle, mais ça revient vite. J'ai pris part à des exercices de descentes à deux contre un. C'est déjà bon. »
Dans le vestiaire des Sénateurs, tous seraient heureux de revoir Borowiecki en uniforme.
« Personne ne veut l'affronter. Tous nos adversaires savent quand Boro se trouve sur la patinoire. Personne ne peut le remplacer, mais nous essayons tous de jouer de façon plus robuste en son absence », a dit Dion Phaneuf.
L'autre défenseur gaucher régulier de l'équipe, Marc Méthot, tient un discours fort similaire.
« Il ajoute de la robustesse à notre ligne bleue. Je ne suis pas docteur. Je ne sais pas à quel point il est près d'effectuer un retour. J'imagine que ça s'en vient bientôt. C'est un gars vraiment physique qui se donne au maximum chaque soir. On a toujours besoin de gars comme lui », commente-t-il.
Bonne relève
Guy Boucher a qualifié Borowiecki de « marteau » durant sa conférence de presse d'avant-match, vendredi. Il reconnaît que les Sénateurs formeront une équipe différente, améliorée quand il pourra récupérer sa place dans la formation.
Il recommande toutefois à son protégé de bien continuer de faire preuve de patience. Il n'y a pas le feu, ses doublures Fredrik Claesson et Ben Harpur ont bien travaillé en son absence.
« J'ai quand même des fourmis dans les jambes, plaide le joueur blessé. Je suis particulièrement anxieux lorsque je dois regarder des matches où ça brasse. Il se passe quelque chose de spécial, ici. Je veux y participer. »
Les Sénateurs en bref
Des petits drapeaux
Petit et subtil ajout à l'uniforme des Sénateurs. Vendredi des petits autocollants où l'on voit le drapeau canadien ont été collés à l'arrière des casques de tous les joueurs. Belle façon de rappeler que le club de la capitale fédérale demeure le seul représentant du Canada toujours en lice dans les séries de la coupe Stanley.
« C'est quand même rare, comme occasion. On sent que tout un pays pourrait se ranger derrière nous. Depuis mon arrivée à Ottawa, on me répète que les gens ont hâte de rapatrier la coupe Stanley », expliquait Bobby Ryan, vendredi matin.
La disette canadienne s'étire depuis près d'un quart de siècle. Le Canadien de Montréal a été le dernier club à soulever le gros trophée, en 1993. Les Sénateurs continuent de parler les autocollants « Stick by Nik », pour soutenir Nicholle Anderson dans son combat contre le cancer.
Jeu de puissance pas important
Guy Boucher persiste et signe. Son jeu de puissance ne fonctionne pas à plein régime depuis le début des séries et c'est le cadet de ses soucis.
« Il y a quelques années, je dirigeais le Lightning de Tampa Bay en séries et notre jeu de puissance fonctionnait à plein régime. Dans un match numéro sept, nous n'avons pas obtenu une seule supériorité numérique et nous avons perdu 1-0. Les Bruins de Boston nous ont éliminés. Leur jeu de puissance avait un taux de succès d'à peu près 3,5 % et ils ont remporté la coupe Stanley ».
L'entraîneur des Sénateurs se dit qu'il est presque impossible de produire quand les équipes adverses travaillent aussi fort à se défendre. « C'est un peu comme s'il y avait cinq gardiens en même temps sur la glace. »
Kunitz dans un club sélect
Plus tôt, dans la série, le vétéran Chris Kunitz est devenu le 88e joueur de l'histoire de la LNH à disputer 150 matches en séries. Vendredi, en disputant son match numéro 152, il s'est hissé dans le top-5 des joueurs actifs qui comptent le plus d'expérience en hockey printanier.
Il y a 10 ans, en 2007, le hockeyeur natif de Régina jouait chez les Ducks d'Anaheim. Il a remporté la coupe Stanley aux dépens des Sénateurs.