Thomas Chabot a rejoint ses coéquipiers à Edmonton, affirmant qu’il se sent capable d’affronter les Oilers.

Retour hâtif pour Chabot avec les Sénateurs

EDMONTON — Les neuf derniers matches de la saison des Sénateurs d’Ottawa n’ont aucune signification, donc on aurait pu pardonner à Thomas Chabot de rester à Ottawa pour continuer à soigner son orteil droit cassé il y a près de deux semaines.

L’arrière-garde étoile se sent cependant capable de jouer, ce qui fait qu’il s’est tapé le voyage de 3500 kilomètres vers Edmonton jeudi — tout comme le centre Colin White, remis d’une blessure au cou — afin de rejoindre ses coéquipiers.

Après un léger entraînement dans un aréna de quartier de la capitale albertaine en compagnie de White, de Jean-Gabriel Pageau et du gardien Anders Nilsson, Chabot s’est déclaré apte à affronter les Oilers et Connor McDavid samedi après-midi alors que les Sénateurs tenteront de ne pas repartir les mains vides de ce voyage dans l’Ouest canadien, après leurs deux revers pour l’amorcer, à Vancouver et Calgary.

« On s’est bien occupé de la blessure et on s’est assuré que tout était beau, donc je suis excité de pouvoir revenir avec l’équipe, a indiqué Chabot à son retour au vestiaire du Rogers Place. J’ai recommencé à patiner mardi, on a voulu attendre une semaine complète pour que l’os revienne où il est supposé être, j’imagine. J’ai patiné et je me sentais bien, donc j’ai pu y aller avec plus d’ardeur pour reprendre ma forme de match et me voici. »

Le meilleur compteur des Sénateurs avec ses 49 points, dont 13 buts, Chabot s’était blessé en bloquant un tir le 11 mars dernier à Philadelphie. Alors qu’on craignait à l’origine que sa saison soit terminée, il n’aura même pas raté deux semaines d’activité, et seulement quatre matches, où son club a présenté une fiche de 2-2 sans lui.

Chabot dit encore ressentir parfois certaines douleurs quand il change de direction en souliers, mais dans un patin, il n’y a aucun problème, affirme-t-il.

« Il y a toujours un risque (en cas de rondelle reçue sur le pied), que l’orteil soit rétabli ou non. Mais je n’ai aucune douleur dans la bottine (du patin), ce qui est la chose la plus importante. Tout est correct, je peux mettre tout mon poids sur mon pied », a-t-il noté.

Son désir de revenir au jeu le plus rapidement possible n’est pas lié à l’espoir d’atteindre le cap des 50 points qui est à sa portée, assure-t-il. « C’est sur que ce serait le “fun”, mais pour être bien honnête, l’affaire la plus importante est de finir l’année avec les gars, même si on n’a pas eu la meilleure saison. Je ne pensais pas que ce serait aussi rapidement que ça quand la blessure est arrivée, mais là, je suis content de rejoindre l’équipe ici », affirme le numéro 72.

White, de son côté, a vu un problème de cou qui lui causait des maux de tête se résorber à force de traitements cette semaine, alors que pas plus tard que mercredi, l’entraîneur-chef Marc Crawford notait qu’il n’avait pas eu une bonne journée. Il a raté les cinq derniers matches de l’équipe.

« Je me suis senti à 100 % lors des deux derniers jours à Ottawa. C’était un problème qui ne me lâchait pas, ça me donnait de mauvaises migraines. Mais ça va beaucoup mieux maintenant. Je suis content de revenir et de pouvoir affronter McDavid, qui est un des meilleurs dans la “business” », a souligné White.

Crawford est évidemment heureux de pouvoir compter sur un alignement plus complet, après avoir aligné pas moins de huit recrues jeudi lors du revers de 5-1 contre les Flames.

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LES SIX PROCHAINS MOIS « CRITIQUES » POUR DORION

Pour une deuxième journée de suite, le propriétaire des Sénateurs Eugene Melnyk a accordé une entrevue radiophonique vendredi, cette fois à l’émission matinale de CFRA, une station AM de nouvelles. 

Cette fois, il a critiqué notamment les médias d’Ottawa-Gatineau ainsi que les Maple Leafs de Toronto pour leur façon d’avoir reconstruit leur club, en plus d’inviter le maire d’Ottawa, Jim Watson, à « se la fermer ». 

Concernant sa propre équipe, il est important de souligner qu’il a évoqué la sécurité d’emploi du d.g. Pierre Dorion, celui qui est chargé de rebâtir son équipe. 

« Les six prochains mois vont être critiques pour Pierre et son équipe des opérations hockey, ils doivent se prendre en main (“get their act together”, en anglais) », a-t-il déclaré. À l’autre bout du pays, ses commentaires n’ont évidemment pas été surveillés de trop près par les joueurs de l’équipe. 

« Je n’ai pas regardé mon téléphone et j’aime mieux ne pas commenter sur quelque chose dont je n’ai pas eu connaissance. C’est quelque chose qu’on ne contrôle pas et on va se concentrer sur ce qui se passe à l’intérieur de notre vestiaire », a dit le centre Jean-Gabriel Pageau lorsqu’interrogé à ce sujet.