Le partant Craig Anderson a alloué deux très mauvais buts en fin de premier tiers et en début de deuxième, avant d’être déjoué sur deux retours de lancers.

Retour à la normale

Les Sénateurs d’Ottawa ont éprouvé des difficultés en deuxième période tout au long de la première moitié de la saison.

Pour le dernier match de celle-ci, ils ont connu leur pire engagement médian de l’année, les Blackhawks de Chicago comptant cinq buts, dont trois en avantage numérique, en route vers un gain facile de 8-2 mardi soir devant 14 007 amateurs au Centre Canadian Tire.

Les hommes de Guy Boucher ont ainsi été incapables de coller un troisième gain de suite pour la deuxième fois de la saison, leur seule série du genre remontant à la mi-octobre quand ils ont effectué un balayage des trois clubs de l’Ouest canadien.

Après avoir joué 41 de leurs 82 parties de saison régulière, ils ont donc une piètre fiche de 14-18-9, la troisième pire de toute la LNH, et la pente sera très difficile à remonter lors de la seconde moitié, surtout si leurs gardiens, irréguliers depuis le début novembre, connaissent des soirées aussi difficiles que lors de ce match contre Chicago.

Le partant Craig Anderson a alloué deux très mauvais buts en fin de premier tiers et en début de deuxième, avant d’être déjoué sur deux retours de lancers. Il a été remplacé par Mike Condon après avoir accordé ces quatre buts sur 26 tirs.

En relève, ce dernier a été laissé à lui-même par la suite et il a été déjoué quatre fois sur 17 lancers.

C’était la première fois depuis le 16 janvier 2001 contre Los Angeles que les Sénateurs allouaient cinq buts en deuxième période, un engagement où ils ont été dominés 61-34 par l’adversaire cette saison. 

« Nous avons ‘cassé’ en deuxième. Nous avions bien joué en première même s’ils avaient plus de lancers que nous, on avait créé de bonnes chances. Puis en deuxième, on a mal débuté et ils ont juste lancé au filet et quelques tirs ont rentré. La pente était ensuite trop abrupte à remonter, surtout que leur attaque à cinq était à point et que la nôtre ne l’était pas », a analysé le capitaine Erik Karlsson après coup.

Mark Stone et Derick Brassard ont compté au cours de cet engagement fatidique, mais c’était une faible réplique au doublé de Nick Schmaltz ainsi qu’aux filets de Patrick Sharp, Jonathan Toews et Jan Rutta. Patrick Kane en a profité pour engraisser sa fiche avec quatre passes.

Richard Panik avait compté l’unique filet du premier tiers, profitant du fait qu’Anderson était profondément dans son filet pour le déjouer avec moins de deux minutes à faire. 

Toews, son deuxième du match, et Kane, un quatrième but en supériorité numérique, ont ajouté l’injure à l’insulte avec des buts d’assurance en troisième. 

« Le but qui a fait 1-0 nous a découragés un peu. On ne s’est pas regroupé en deuxième, je n’ai aucune idée pourquoi. Nos unités spéciales n’ont pas été assez bonnes, elles auraient pu nous garder dans le match un peu plus... On a manqué de discipline, on était revenu à 4-2 puis ils ont compté à nouveau sur le jeu de puissance. Une attaque à cinq qui en arrachait est arrivée en ville et nous a fait très mal paraître », estimait Stone.

Les Blackhawks (21-15-6) ont capitalisé quatre fois en six chances avec l’avantage d’un homme, alors que les Sénateurs ont été blanchis en six occasions de déployer leur avantage numérique.

Les Sénateurs, qui accordaient cinq buts ou plus pour une 15e fois cette saison, vont jouer un dernier match avant leur pause d’une semaine au milieu du calendrier régulier en rendant visite aux Maple Leafs de Toronto mercredi soir. Ils risquent de devoir se débrouiller sans l’attaquant Bobby Ryan, qui a quitté en fin de deuxième période, semblant s’être encore une fois blessé à la main gauche.

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À la défense des gardiens

Dion Phaneuf s’est porté à la défense des gardiens Craig Anderson et Mike Condon après l’humiliante défaite de 8-2 des Sénateurs aux mains des Blackhawks.

«Je ne pense pas que l’on peut demander à nos gardiens d’effectuer plus d’arrêts, dans quelques circonstances que ce soit. C’est à nous de faire un meilleur travail devant nos gardiens, nous avons fait des erreurs, des erreurs à des endroits clés. Lors du dernier match, nous avons alloué combien de tirs, presque 50 (48 contre Tampa Bay) ? Andy (Anderson) a été extrêmement bon et nous avons confiance en nos deux gardiens qui ont été solides. Les buts viennent de l’intérieur et c’est notre travail (de les empêcher)», a dit le vétéran défenseur.

Erik Karlsson a été moins catégorique dans sa défense des cerbères. «Oui, a-t-il répondu à la question à savoir si le club avait besoin d’obtenir plus d’arrêts. Mais combien ça va en prendre. On a alloué huit buts. On ne fait pas un assez bon travail dans notre zone défensive pour limiter les chances, on a encore donné plus de 40 tirs (43 en tout).»

Pour l’entraîneur-chef Guy Boucher, son club n’a pas été découragé tant que ça par le premier but en fin de premier tiers, mais plutôt par les deux du début de deuxième tiers. «Ces buts nous ont dégonflés. Mais après qu’ils aient fait 4-0, on a tenté de revenir, on a fait 4-1 et 4-2, mais ils ont ensuite compté sur le jeu de puissance et ensuite, la pente était trop abrupte à remonter. Mais on gagne et on perd en équipe, quand on a alloué des buts, il fallait rebondir et se battre. On l’a fait avec les buts de Stone et Brassard, mais les punitions ont fait mal ensuite», a noté Boucher, qui a vivement contesté une mineure imposée à Derick Brassard, pendant laquelle Nick Schmaltz a compté le troisième but des visiteurs.