Derick Brassard se plaît à Pittsburgh.

Rendez-vous raté pour Brassard

PITTSBURGH — Parce qu’il ne veut pas rater son rendez-vous avec un adversaire qui reste à être déterminé en séries éliminatoires, Derick Brassard va rater celui avec ses anciens coéquipiers des Sénateurs vendredi soir en raison d’une blessure à l’aine.

Le centre gatinois échangé aux Penguins de Pittsburgh à la dernière date limite des transactions a au moins pu inviter quelques-uns d’entre eux, dont son ancien pensionnaire Thomas Chabot et Alexandre Burrows, à souper jeudi soir, vu qu’il n’avait pas accompagné son nouveau club à Columbus pour son duel contre les Blue Jackets.

« On est en train de travailler pour que je sois à 100 % pour le premier match des séries, a-t-il confié au Droit lorsque joint mercredi soir. Ce n’est pas si grave que ça de manquer le match contre les Sénateurs, j’aurai bien l’occasion de les affronter l’an prochain. C’est pas mal plus important à ce temps-ci de l’année d’être en santé en arrivant en séries. »

L’athlète de 30 ans préfère jouer de prudence alors qu’il s’est blessé le 27 mars lors d’un match à Detroit. Il a raté les quatre derniers matches des siens et celui contre Ottawa est leur dernier de la campagne.

« Ce n’est pas une blessure comme j’en ai eu d’autres au cours de ma carrière, c’est assez nouveau pour moi. Il faut prendre le temps qu’il faut, on ne voudrait pas que ça m’incommode pendant toutes les séries. C’est dommage parce qu’avant que ça arrive, je commençais vraiment à me sentir à l’aise sur la glace, à l’aise avec mes nouveaux coéquipiers aussi. J’ai travaillé fort pour assimiler le système de jeu préconisé par (l’entraîneur-chef) Mike Sullivan », a indiqué Brassard, qui a récolté trois buts et cinq passes en 14 parties avec les Penguins.

Cédé aux Penguins (via Vegas, qui absorbe 40 % de son contrat sous le plafond salarial) contre le gardien de 19 ans Filip Gustavsson, le choix de première ronde de Pittsburgh en 2018 et un autre de troisième ronde en 2019, Brassard s’est amené dans la ville de l’Acier pour pivoter le troisième trio, derrière Sidney Crosby et Evgeny Malkin avec Phil Kessel comme ailier.

« Je connaissais bien les Penguins pour les avoir affrontés quatre années de suite en séries (avec Ottawa l’an dernier et les trois précédentes avec les Rangers), mais en étant ici tous les jours, tu comprends encore mieux pourquoi ils ont gagné deux coupes de suite. Ces gars-là, Crosby, Malkin et (Kristopher) Letang amènent tellement de leadership. J’ai passé beaucoup de temps avec Kris vu que sa famille n’était pas ici pendant le dernier mois, il m’a vraiment fait sentir à l’aise au sein de l’équipe et en ville », raconte Brassard.

Crosby, qu’il a récemment vu marquer deux buts en frappant des rondelles au vol, l’impressionne particulièrement. « Ce n’est pas de la chance quand il fait ça, il est tellement dédié à son sport et il cherche toujours à améliorer son jeu, restant après tout le monde à la fin des entraînements », note-t-il.

Heureux de se retrouver dans un tel environnement alors que les Sénateurs connaissaient une campagne d’enfer, Brassard est donc reconnaissant envers le DG Pierre Dorion de lui donner cette chance de lutter pour une coupe Stanley ce printemps. « Pierre a bien travaillé avec mon agent pour me permettre de me retrouver avec une des meilleures équipes de la ligue et pour ça, je le remercie. »

SAISON TERMINÉE POUR STONE

La saison de Mark Stone a officiellement pris fin jeudi à Pittsburgh. Guy Boucher a annoncé après l’entraînement des siens que son meilleur attaquant, qui a 62 points à sa fiche, ne jouera pas les deux dernières parties comme il espérait le faire.

«Il est shut down, il ne jouera pas. Il a fait de son mieux pour revenir, mais ça ne vaut pas le risque, il n’est pas à 100 %. Donc, c’est fini pour lui... Il n’a pas tiré sa révérence par lui-même, je peux vous dire ça. Dès le premier jour, il pensait revenir quelques jours plus tard. Mais ça ne s’est pas passé comme ça. On peut le dire maintenant, c’était une entorse au haut de la cheville, et à part ce qui nécessite une chirurgie, c’est la pire chose à avoir. Je n’en ai jamais vu une bonne», a dit Boucher.

Ce dernier ne voulait pas spéculer sur la disponibilité de Stone pour Équipe Canada au Championnat du monde, vu que c’est une question médicale et qu’il y a aussi un aspect contractuel pour le joueur qui sera joueur autonome avec restriction le 1er juillet.

Stone aura donc raté les 15 derniers matches des siens en raison de cette blessure subie le 9 mars contre Calgary.