La prochaine comparution en cour de Randy Lee aura lieu le 13 septembre, jour d’ouverture du camp des Sénateurs pour les vétérans et nouveaux venus.

Qui remplacera Lee ?

À deux semaines de l’ouverture de leur camp des recrues, les Sénateurs d’Ottawa se retrouvent dans la position peu enviable d’être à la recherche d’un nouveau directeur général adjoint pour remplacer Randy Lee.

Sa démission était attendue depuis longtemps par de nombreux partisans qui ont trouvé que l’organisation a fait preuve de laxisme en attendant deux semaines avant de le suspendre de ses fonctions quand il a été accusé d’avoir harcelé un jeune homme de Buffalo. Ce dernier l’avait ramené à son hôtel dans une navette en marge du camp d’évaluation des espoirs de la LNH tenu à la fin mai.

Sa prochaine comparution en cour aura lieu le 13 septembre, jour d’ouverture du camp des Sénateurs pour les vétérans et nouveaux venus. Lee s’est finalement rendu à l’évidence qu’il ne pourrait réintégrer ses fonctions à temps pour le début de la prochaine saison, et il reste à savoir s’il a été poussé vers la sortie ou s’il est vraiment parti de lui-même.

On n’aura peut-être jamais de réponse à cette question, mais en attendant, on peut se tourner vers l’avenir immédiat et examiner une courte liste de candidats possibles à la succession de Lee, qui occupait ce poste depuis cinq ans alors qu’il avait été nommé comme co-d.g. adjoint par Bryan Murray, l’autre étant évidemment Pierre Dorion, celui qui est maintenant le grand patron des opérations hockey.

Avant de commencer à dresser une liste, on peut certes commencer par éliminer un nom qui ferait grand plaisir aux amateurs à la fin d’un été cauchemardesque pour la formation ottavienne. Non, Daniel Alfredsson ne reviendra certainement pas dans l’organisation à laquelle il a tourné le dos pour une deuxième fois en juillet 2017, démissionnant du poste de conseiller spécial aux opérations hockey qu’il a occupé pendant deux saisons après sa retraite comme joueur. Quand il a déclaré plus tôt cet été, au lancement de la campagne électorale du maire Jim Watson, que sa préférence serait que les Sénateurs « aient un nouveau propriétaire », il s’assurait de ne pas revenir dans le giron de l’équipe tant qu’Eugene Melnyk signera les chèques de paie.

Avec si peu de temps avant le début de la saison, on peut présumer que Dorion a déjà sondé le terrain auprès de différents candidats au poste. Comme les Sénateurs ont un budget assez limité au niveau des opérations hockey, eux qui ont le plus petit personnel de la LNH, il ne sera pas évident à cette date avancée d’attirer un candidat de l’extérieur, à moins qu’il soit actuellement sans emploi.

Le dernier homme de hockey provenant de l’extérieur de l’organisation embauché pour un poste élevé dans son organigramme a été Tim Murray, qui s’était amené des Rangers de New York pour travailler avec son oncle Bryan en 2007, quand il a remplacé John Muckler comme d.g. Depuis qu’il a été limogé du poste de d.g. des Sabres de Buffalo il y a un an et demi, Murray n’est pas revenu dans le petit monde de la LNH. Reconnu pour son flair comme dépisteur, il serait un candidat de choix, sauf que lui et Dorion ne sont plus à inviter au même party depuis que ce dernier a succédé à Bryan Murray. Est-ce qu’ils pourraient réparer les pots cassés pour travailler à nouveau ensemble ?

« Je ne pense pas que ça arrive... mais il y a des choses plus étranges et folles qui sont déjà arrivées dans le hockey », confiait une source proche des deux hommes au Droit.

La solution facile viendrait probablement de l’intérieur alors que le dépisteur amateur en chef, Trent Mann, a fait l’objet de commentaires élogieux de la part de Dorion. « Ça me fait mal au cœur de dire ça, mais... je pense qu’il est un meilleur évaluateur de talent que je l’ai jamais été. Nous sommes entre bonnes mains avec lui », avait-il déclaré au printemps dernier. En s’occupant du club-école de Belleville, une des tâches du d.g. adjoint, il aurait l’occasion de travailler de près avec son frère Troy, le nouvel entraîneur-chef des petits Senators.

Il y a aussi le dépisteur professionnel en chef Jim Clark qui serait une option à l’interne.

L’ancien joueur des Sénateurs qui a aussi été dépisteur avec eux, Rob Murphy, pourrait être une option provenant de l’extérieur, lui qui avait suivi Tim Murray à Buffalo quand il a quitté il y a quelques années pour être leur dépisteur professionnel. Il est présentement en recherche d’emploi.