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Angus Crookshank produit à un rythme infernal depuis son passage chez les pros au début du mois.
Angus Crookshank produit à un rythme infernal depuis son passage chez les pros au début du mois.

Qui est Angus Crookshank?

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Angus Crookshank devra patienter encore un peu avant de faire jouer sa musique country favorite dans le vestiaire du club-école des Sénateurs.

Ce choix de cinquième ronde au nom unique produit à un rythme infernal depuis son passage chez les pros au début du mois. Le produit de l’Université du New Hampshire (UNH) a amassé au moins un point dans huit de ses neuf premiers matches chez les Senators de Belleville.

«Je l’aime bien et j’adore aussi la musique country, mais il n’y a aucune chance que ça se produise. Ça ne fait que deux semaines qu’il est parmi nous», lance en riant l’entraîneur-chef Troy Mann au sujet de l’ailier gauche qui a récolté deux buts et neuf mentions d’aide.

Ça ne semble pas déranger Crookshank, qui est un mordu des chansons de Jon Pardi.

«Je suis une recrue. Ce n’est pas un gars avec 10 matches sous la ceinture qui va faire les choix musicaux dans le vestiaire. Je pourrai toujours satisfaire mon appétit pour le country lorsque je serai de retour chez moi», ajoute le natif de la Colombie-Britannique, sourire en coin.

La discussion se déroulait mercredi soir après le récent match des Senators.

Un revers de 5-4 dans lequel Crookshank a inscrit un beau but en avantage numérique. Bien placé dans l’enclave, il a battu le gardien du Rocket de Laval prenant un tir sur réception, un genou sur la glace. Un peu comme les meilleurs marqueurs.

Plus tôt dans la soirée, l’attaquant âgé de 21 ans avait raté une cage déserte.

«J’aime comment il adore foncer au filet. Il est toujours près du demi-cercle. C’est pourquoi il sera un joueur qui marquera son lot de but», souligne Mann.

C’est son frère Trent, recruteur-chef des Sénateurs, qui s’avère responsable de cette plus récente trouvaille. Crookshank a été réclamé au 126e rang en 2018 après avoir amassé 45 points, dont 22 buts, en 42 parties dans la BCHL.

«C’est une chose de marquer des buts dans un circuit de deuxième tiers. C’est une autre chose en marquer dans la NCAA, puis chez les pros», rappelle Troy Mann.

«Il s’agit d’une surprise agréable pour moi. Quand tu vois des jeunes arrivés des rangs universitaires américains ou des rangs juniors, plus particulièrement des joueurs choisis dans les dernières rondes, tu ne sais pas comment ils pourront s’ajuster au niveau de jeu des pros. Mais dans son cas, ça se passe bien.»

Son coup de patin détonne dans le feu de l’action. Son flair offensif aussi.

Angus Crookshank

On comprend mieux pourquoi le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion, a passé de longues minutes à le vanter récemment dans une entrevue à TSN 1200.

Crookshank avoue par contre qu’il doit polir son jeu en zone défensive. Surtout qu’il s’est retrouvé sur la glace pour quatre des cinq buts du Rocket lors du dernier match. En revanche, il n’a pas hésité à sacrifier son corps à deux reprises sur une même séquence afin de bloquer des lancers frappés de la pointe.

«Je vais toujours faire ce qui est nécessaire pour gagner», affirme l’ailier de cinq pieds onze pouces et 178 livres.

«J’aime sa ténacité», avoue pour sa part Troy Mann, qui a souligné la personnalité de la recrue.

«Il a toujours un sourire. Mais il est surtout très sérieux dans son désir de s’améliorer. C’est le premier joueur à se pointer à l’aréna le lendemain afin de revoir des séquences individuelles du match de la veille avec notre entraîneur-adjoint Ben Sexton. Parker Kelly fait la même chose. Ça démontre déjà une belle maturité.»

Crookshank provient d’une famille de hockeyeur. Son père George a été défenseur pendant quatre hivers dans la NCAA, à l’université Minnesota-Duluth, au début des années 1980. Il n’a toutefois jamais évolué chez les pros.

Fiston, lui, donnait ses premiers coups de patin mercredi au centre Canadian Tire puisque les «B-Sens» ont disputé leurs huit parties précédentes sur des patinoires adverses. Il n’a pu s’empêcher de rêver au jour où ce sera un chandail de la LNH qu’il portera.

«C’était pas mal cool et même un peu enivrant de regarder ces immenses estrades et imaginer à quoi ça peut ressembler quand il y a 20 000 amateurs qui crient. C’est un endroit spécial où jouer.»