André Benoît a évolué avec les Sénateurs en 2012-2013.

Que réserve l’avenir à André Benoît ?

Les camps d’entraînement sont sur le point de débuter, dans les 31 villes de la Ligue nationale de hockey. Un des joueurs les plus expérimentés de la région d’Ottawa-Gatineau se demande toujours où il passera les prochains mois.

Le vétéran défenseur André Benoît n’a pas de contrat en poche pour la saison 2018-19.

Il s’entraîne chez lui, dans la région de Penetanguishine, en Ontario, en espérant qu’une organisation se manifeste.

« J’ai encore le goût de jouer, assure-t-il, au bout du fil. Je suis toujours aussi excité. Je me sens bien. Je n’ai pas de blessures. J’ai l’intention de continuer à jouer tant et aussi longtemps que je pourrai. »

Benoît n’appartient clairement plus à la catégorie des « jeunes espoirs ». Il fêtera ses 35 ans en janvier.

Après avoir passé les sept premières années de sa carrière à se balader entre la Ligue américaine et les circuits d’élite européens, il a réussi à se frayer un chemin jusqu’à la LNH.

Il a porté l’uniforme des Sénateurs pendant une saison, en 2012-13. Il a ensuite passé une saison avec l’Avalanche du Colorado, puis une chez les Sabres de Buffalo.

Contraint de retourner dans les mineures en 2015, il a réussi à effectuer un dernier séjour dans la LNH. Il a disputé deux parties avec les Blues de Saint-Louis, en janvier 2016.

Benoît a commencé la saison dernière à Cleveland, club école des Blue Jackets de Columbus dans la Ligue américaine. « Aux Fêtes, ça n’allait pas très bien. Ils ont décidé de miser davantage sur leurs jeunes », explique-t-il.

Il a ensuite été prêté aux Sound Tigers de Bridgeport, une formation qui luttait pour une place en séries.

Là-bas, en dirigeant l’attaque massive, il a inscrit huit points à ses 16 premières parties.

« Ça s’est bien passé. On a finalement manqué les playoffs. Ça n’a pas fonctionné à la fin. Ça m’a juste confirmé que je suis toujours capable de connaître du succès dans cette ligue », dit-il.

« Je comprends qu’il commence à se faire tard », enchaîne Benoît, tout en spécifiant qu’il est ouvert à toutes les possibilités.

Il est prêt à patienter pendant quelques semaines. Si l’offre intéressante n’arrive pas d’ici le début du mois d’octobre, il pourrait décider d’accrocher ses patins.

« On ne souhaite jamais à un autre joueur de se faire mal, mais on sait qu’il y a toujours des blessures au hockey. Généralement, des postes se libèrent à la suite des blessures. »

En attendant la suite des choses, Benoît s’entraîne dans son garage. Il se change les idées en donnant un coup de pouce aux entraîneurs de ses filles. Les gamines, qui sont âgées de sept et neuf ans, jouent toutes les deux au hockey.