Le duo Ales Hemsky-Jason Spezza n'a pas trop fait de flammèches, mercredi soir, à Calgary.

Prise deux pour le duo Hemsky-Spezza

Ales Hemsky et Jason Spezza, prise deux.
Le duo n'a pas trop fait de flammèches, mercredi soir, à Calgary.
Paul MacLean, on commence à le connaître. Quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, il sort son boulier et réorganise à la hâte ses trios. Cette fois, pour une fois, il résiste à la tentation.
«Des fois, la complicité entre deux joueurs ne s'installe pas immédiatement. Jusqu'à maintenant, Ales et Jason ont eu droit à trois périodes plus une séance d'entraînement ensemble. Je serai un peu plus patient que ça, quand même.»
Spezza est convaincu que ça peut cliquer. «Ales et moi, nous avons pratiquement le même âge. Je l'ai vu jouer souvent. Je connais ses tendances.»
Le capitaine croit avoir obtenu quelques bonnes présences avec son nouvel ailier sur la patinoire du Scotiabank Saddledome. «Surtout en fin de match.»
Étrange. Quand il revient sur son premier match dans l'uniforme des Sénateurs, Hemsky a l'impression d'avoir joué son meilleur hockey en début de soirée. La fin a été, selon lui, plus difficile.
Les deux s'entendent néanmoins sur un truc. Ça ne peut qu'aller mieux, samedi après-midi, au MTS Centre. «Ça n'a pas été le match le plus facile de ma carrière, rappelle l'ancien pilier des Olympiques de Hull. Ça n'a pas été la journée la plus facile non plus. Quand j'ai appris que les Oilers venaient de m'échanger, j'ai été obligé de rentrer à la maison à la hâte. J'ai ensuite fait troisheures de route pour me rendre à Calgary. J'ai à peine eu le temps de rencontrer mes nouveaux coéquipiers qu'il fallait sauter sur la glace pour jouer.»
«En plus, c'était mon deuxième match en autant de soirs.»
Hemsky a eu le temps de reprendre son souffle depuis.
Après le match, il est rentré chez lui à Edmonton. «J'avais juste besoin d'une bonne nuit de sommeil. Sachant que j'étais sur le point d'être échangé pour la première fois de ma vie, je n'avais pas très bien dormi cette semaine.»
Samedi, il retrouvera une formation contre laquelle il a toujours bien fait. En 10 parties contre les Jets et les Thrashers, depuis le début de sa carrière, il a inscrit 14 points.
«Vraiment? Je l'ignorais. Je n'étudie pas vraiment mes statistiques.»
À vrai dire, Spezza a lui aussi l'habitude de jouer de gros matches contre la jeune franchise. Il a obtenu 37 points en 29 parties.
Les deux nouveaux partenaires devraient encore jouer avec Milan Michalek, ce qui n'est pas négligeable. Lorsqu'il a mis les pieds dans le vestiaire des Sénateurs, mercredi, Michalek était le seul joueur qu'Hemsky connaissait. Ils ont grandi ensemble dans le programme national de la République tchèque. Ils ont évolué dans le même trio, tout récemment, durant le tournoi olympique de Sotchi.
«Un autre gars de la République tchèque, c'est un boni pour moi. Parce que sinon, tout le reste est nouveau. Je vous rappelle que je n'ai jamais vécu ça auparavant. J'ai évolué dans la même organisation pendant plus de 12 ans», commente celui qui a été le choix de première ronde des Oilers en 2001.
«Dans l'ensemble, ça se passe assez bien.
«J'ai quitté une jeune équipe pour me joindre à une autre jeune équipe. Les jeunes joueurs aiment avoir du plaisir. Ils m'ont bien accueilli. Je m'attendais même à ce que ce soit plus difficile de m'adapter.»