Le défenseur des Sénateurs, Thomas Chabot, assure qu’il prendra part au match de vendredi contre les Red Wings à Détroit.

Plus de peur que de mal pour Chabot

DETROIT — Thomas Chabot a donné une frousse aux partisans des Sénateurs en fin de match mardi à Nashville quand il a bloqué un lancer se dirigeant vers le filet désert de son club avec sa main gauche et qu’il a ensuite grimacé de douleur.

Le défenseur québécois des Sénateurs n’a pas patiné mercredi en arrivant dans la ville de l’Automobile, mais il a assuré que ce n’était rien de grave et il pourra participer à l’entraînement de jeudi avant de jouer vendredi contre les Red Wings — et probablement aussi samedi à Montréal contre le Canadien pour finir ce voyage.

« J’ai été cinglé pendant le match et j’ai reçu la rondelle sur le même doigt à la fin, mais tout est beau. C’était un peu douloureux ce matin, mais il n’y a rien qui est cassé. Je vais pouvoir jouer », a indiqué l’arrière qui est maintenant deuxième compteur parmi les défenseurs de la LNH derrière Morgan Rielly, des Maple Leafs, avec ses 33 points (même total que ce dernier, mais il a 10 buts contre 8 pour Chabot).

Le lancer que Chabot a bloqué était son huitième de ce match, lui qui a été le seul joueur de son équipe à en arrêter plus qu’un lors de cette rencontre. C’est un art qu’il commence à maîtriser de mieux en mieux, lui qui est premier de son équipe, et septième chez les défenseurs de la LNH, à ce chapitre avec 63 tirs bloqués depuis le début de la saison, ajoutant une corde de plus à son arc.

« Je n’ai jamais été un gros bloqueur de lancer partout où j’ai joué auparavant, mais j’en retire de la fierté de le faire maintenant à ce niveau-ci. Ça s’améliore et j’espère continuer à l’améliorer. En obtenant plus de temps de glace, je dois être solide aux deux bouts de la glace. Parfois, ça peut t’aider de bloquer un lancer, tu peux partir dans l’autre sens », affirme l’arrière à caractère offensif.

C’est un aspect du jeu que son prédécesseur comme quart-arrière de l’équipe, Erik Karlsson, a amélioré au fil des ans, au point où il a terminé deuxième dans la LNH à ce chapitre en 2016-2017 avec ses 201 tirs arrêtés.

« Même “Karl” quand il était ici a presque mené la ligue à ce chapitre. Ça fait partie de la “game” et de ma “job”. Le nombre de minutes que j’obtiens fait que je dois être solide défensivement et je dois ajouter ça à mon répertoire», note Chabot.

L’entraîneur-chef Guy Boucher est heureux de voir son jeune défenseur de 21 ans comprendre l’importance de cet aspect du jeu dès sa deuxième saison dans la LNH.

« Il faut qu’il fasse ça, c’est ça, la LNH. Les meilleurs défenseurs, des gars comme (Roman) Josi et (Mattias) Ekholm, qui est tout un joueur de hockey, ils font tout, ça frappe, ça défend, ça lance... Les meilleurs défenseurs de la ligue font ça, Chabot est appelé à faire ça, il veut faire ça, c’est pour ça qu’il va être un super bon défenseur », a-t-il indiqué.

Le centre Chris Tierney a été impressionné par la soirée de huit tirs bloqués de son jeune coéquipier. « Il fait tout pour nous, c’est un joueur spécial qui ne fait que gratter la surface de ce qu’il peut faire dans cette ligue. Ça va être le “fun” de surveiller ce gars-là lors des prochaines années », estime-t-il.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Désavantage numérique amélioré

L’unité de désavantage numérique des Sénateurs a gagné un autre rang en blanchissant les Predators lors de leurs deux chances mardi soir, se hissant au 29e rang dans la LNH avec un taux d’efficacité de 72,8 %. Elle n’a donné que deux buts à ses 10 derniers matches, dont un, dimanche contre Boston, sur un bond malchanceux. Guy Boucher a donné une partie du crédit pour l’amélioration de l’unité dirigée par son adjoint Martin Raymond au centre Chris Tierney, qui fait deux présences par deux minutes d’un coéquipier au cachot. « Je pense que les gars font du bon travail. C’est une grosse question de fierté, quand le désavantage numérique fait du bon travail, nous sommes habituellement dans le match. Il faut encore l’améliorer, c’est certain... On partage bien nos idées, on donne notre avis et lors des derniers matches, les entraîneurs nous préparent bien, on sait que ce que l’adversaire va faire et c’est à nous d’exécuter le plan pour les contrer », a noté l’ancien Shark acquis dans l’échange d’Erik Karlsson. 

L’attaque à cinq au ralenti au cours des derniers matches

En contrepartie, le jeu de puissance des Sénateurs connaît des ratées, ayant été blanchi à ses six dernières chances lors des deux dernières défaites. Il n’est plus dans le top 10’ de la LNH, ayant chuté au 13e rang à 21,8 % d’efficacité. « Le problème est de rentrer dans la zone. Une fois rendu là, on fait du travail correct. On a besoin de faire de meilleures entrées de zone et peut-être ne pas tenir pour acquis qu’ils sont quatre et nous sommes cinq, garder la mentalité qu’on ne doit pas ralentir parce que l’adversaire va se battre encore plus fort quand ils sont quatre. Je pense qu’on avait cette mentalité, mais qu’on l’a abandonnée un peu. On doit y revenir », estime l’attaquant Mikkel Boedker.