Une quinzaine de joueurs des Sénateurs ainsi que deux gardiens de but ont participé à une séance d’entraînement au Centre Robert-Guertin, devant des milliers d’écoliers de la région.

Plein d’énergie à Robert-Guertin

Les Sénateurs sont revenus aux sources mercredi, tenant une pratique au site du premier camp d’entraînement de leur histoire en 1992, le Centre Robert-Guertin.

Pour l’occasion, les gradins étaient remplis d’écoliers de différentes écoles primaires venus encourager la quinzaine de joueurs et les deux gardiens présents pour l’occasion, le club de Guy Boucher étant décimé par les blessures.

«C’était une foule remplie d’énergie, c’était très bruyant, a relaté le centre Zack Smith après coup. Je ne sais pas s’ils étaient plus excités de rater de l’école ou de nous voir pratiquer. C’était une bonne réception, c’est toujours plaisant de visiter différentes communautés autour d’Ottawa. Ça nous donne une chance de rencontrer nos partisans, et pour des jeunes comme ça de voir ce qu’on fait lors des entraînements également.»

La glace du «vieux Bob» a bien tenu le coup lors de cet entraînement d’environ une heure qui a pris fin avec du jeu en espace restreint et une séance de tirs de barrage.

L’endroit a rappelé des souvenirs au vétéran Smith du temps qu’il a passé dans les différents amphithéâtres de la LHOuest, l’aréna Guertin lui faisant penser à celui de Prince Albert.

Pour le défenseur Thomas Chabot, c’était un endroit pas mal plus connu, étant donné qu’il y a effectué une visite par année lors de ses quatre saisons dans les rangs juniors avec les Sea Dogs de Saint-Jean. Il n’en avait pas de souvenirs particulièrement bons ou mauvais.

«Lors de mes deux premières années, c’était un édifice où il était difficile de jouer. À mes deux dernières saisons, on avait de très bonnes équipes. Mais c’était toujours un édifice où on te rendait la vie difficile, les amateurs sont excellents ici, ils sont bruyants et dans le match. Je n’ai cependant jamais joué de matches de séries ici. Pratiquer ici, ça change un peu l’environnement pour nous. C’est le “fun” de voir tous les enfants dans les estrades qui sont excités d’être là et qui ont du “fun”. Ça rend notre pratique encore plus plaisante», a dit l’arrière québécois.

L’entraîneur-chef Guy Boucher a fait pas mal plus que les quatre visites de Chabot en sol outaouais au cours de ses neuf saisons passées dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, comme entraîneur adjoint avec Rouyn-Noranda et Rimouski, puis comme entraîneur-chef à Drummondville.

«Mes souvenirs d’ici ne sont pas tous bons, a-t-il lancé en riant après l’entraînement. Il y en a eu des bons lorsque nous avons gagné, et d’autres moins bons où on avait perdu. C’était une “grange” où il n’était pas facile de jouer, surtout contre cette équipe... Dans mon temps, c’était vraiment une bonne équipe.»

Avec les Voltigeurs, il se souvenait d’avoir dû affronter des Olympiques menés par Claude Giroux et Paul Byron, avec l’édition des Olympiques qui a remporté la coupe du Président en 2007-2008. Il se rappelait aussi d’une défaite en séries éliminatoires du temps où il était adjoint à Rouyn-Noranda et que Claude Julien était l’entraîneur-chef des Olympiques.

«Ce sont des souvenirs mixtes. Ils ont eu plusieurs joueurs qui sont allés dans les rangs professionnels par la suite. Chaque année était différente, autant parce que mon équipe était différente, et eux aussi avaient des équipes différentes. Ça fait beaucoup de souvenirs», a-t-il noté.

Dans le contexte où la communauté gatinoise se remet des tornades du mois dernier, Boucher aimait l’idée de tenir une pratique à cet endroit, même avec un petit groupe de joueurs à sa disposition.

«Je pense que ça ne m’est jamais arrivé dans le pro (d’avoir 15 joueurs et 2 gardiens pour une pratique). On a laissé certains gars à la maison parce que ce n’était pas le genre de pratique pour eux. C’était une pratique pour le “flow”, remettre les gars “dedans” après la journée de congé de mardi. On n’a pas vraiment touché aux systèmes, on doit attendre d’avoir assez de gars pour faire ça», a-t-il souligné.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Nouvelles des autres blessés

Outre Brady Tkachuk, les nouvelles de l’infirmerie étaient généralement bonnes mercredi, même si Mark Stone a raté l’entraînement de mercredi à Gatineau, patinant plutôt à Kanata avec deux autres blessés qui pourraient être de retour samedi contre le Canadien de Montréal, les attaquants Ryan Dzingel et Max McCormick. Guy Boucher a laissé entendre que les deux autres principaux blessés, Alex Formenton (commotion cérébrale) et Cody Ceci (haut du corps), ne seront pas de retour à temps pour ce match, cependant. « On va voir qui sera disponible pour samedi, mais Stone, Dzingel et McCormick vont être sur la glace (jeudi). Pour Formenton et Ceci, ils ne joueront pas samedi, mais ils vont mieux, ça progresse », a dit Boucher, sous-entendant qu’il est prématuré de rappeler des joueurs de Belleville.

Le CH dans la mire

Alors qu’un peu tout le monde leur prédisait des saisons de misère, les Sénateurs et le Canadien représentent deux des belles surprises de ce début de saison dans la LNH avec sept points chacun (avant la visite de St. Louis à Montréal mercredi soir), ce qui fait que leur rencontre de samedi soir devrait susciter plus d’intérêt que prévu. « Il est tôt et nous devons demeurer humbles, nous n’avons encore rien fait et j’imagine qu’ils ont la même attitude. Mais c’est certain que c’est un match dans notre division, contre un club avec qui on va se battre toute l’année. C’est un match important, à Hockey Night in Canada, donc ça devrait être excitant pour tout le monde. Je sais que les gars vont être prêts », a souligné Matt Duchene mercredi.

Entre les lignes

Les trois circuits juniors, la LHJMQ, la LHOntario et la LHOuest, ont fait connaître l’identité des joueurs qui affronteront une formation russe lors du Défi Canada-Russie le mois prochain et seulement un espoir des Sénateurs, le centre Parker Kelly, des Raiders de Prince Albert, a été retenu pour les parties qui auront lieu à Kamloops et Vancouver. Le gardien Kevin Mandolese, des Screaming Eagles du Cap-Breton, n’a pas été retenu par la LHJMQ. 

La légalisation du cannabis partout au Canada mercredi devrait avoir des répercussions sur le programme de contrôles des substances de la LNH, mais selon Zack Smith, « il est trop tôt pour savoir exactement comment ça va s’appliquer à nous. On lit des études cependant et il peut y avoir du bon avec le cannabis », a-t-il dit.