C’est pour une question de flexibilité à son alignement, et non à son budget, que Pierre Dorion a refilé Dion Phaneuf aux Kings de Los Angeles en même temps que Nate Thompson mardi soir, dans la transaction qui amène les attaquants Marian Gaborik (gauche) et Nick Shore à Ottawa.

Place aux jeunes

C’est pour une question de flexibilité à son alignement, et non à son budget, que Pierre Dorion a refilé Dion Phaneuf aux Kings de Los Angeles en même temps que Nate Thompson mardi soir, dans la transaction qui amène les attaquants Marian Gaborik et Nick Shore à Ottawa.

Le directeur général des Sénateurs estime avoir fait des faveurs aux deux vétérans qui ont des résidences près de Hollywood, et il n’a pas échangé Phaneuf en guise de représailles parce qu’il avait refusé de lever sa clause de non-échange pour être exposé au repêchage d’expansion des Golden Knights de Vegas, ce qui a ultimement coûté le défenseur Marc Méthot à son club.

« Nous pensons avoir beaucoup de profondeur à ces deux positions, à la défense ainsi qu’au poste de quatrième centre. On pense qu’on peut développer nos joueurs qui font partie de l’organisation, ceux qui vont s’amener vont pouvoir faire du bon travail, peut-être pas aussi bon que les deux joueurs que nous avons échangés, mais nous avons du monde ici et ça nous donne aussi la chance d’ajouter deux attaquants... Marian Gaborik est un joueur qui a fait ses preuves dans la LNH et Nick Shore est un joueur de soutien très fiable », a-t-il expliqué mercredi lors d’un point de presse tenu au Centre Canadian Tire.

« L’important dans cet échange, c’est la flexibilité qu’il nous donne pour des années à venir... Ça va donner la chance à nos jeunes de jouer plus de minutes », a-t-il ajouté plus tard.

Même en acceptant de payer 25 % du salaire moyen de Phaneuf (7 millions $, donc 1,75 M $) pour les trois prochaines années, les Sénateurs vont économiser un total d’environ 5 millions $ en alignant plutôt Gaborik, l’attaquant slovaque qui a eu 36 ans mercredi et qui a été blessé plus souvent qu’à son tour au cours des années 2010. Son salaire est de 4,875 M $ pour les trois prochaines saisons, et Dorion n’a pas voulu parler de la possibilité de racheter celui-ci l’été prochain. « Il va jouer (jeudi) », a-t-il rétorqué quand la question est revenue à quelques occasions.

« Je pense que oui, a-t-il répondu quand il s’est fait demander s’il restait de l’essence dans le réservoir au troisième choix du repêchage de 2000. Il n’est pas le même joueur qu’à 25 ans, on ne se racontera pas d’histoires. Mais en même temps, nos dépisteurs l’ont vu et j’ai regardé plusieurs matches des Kings en revenant à la maison, et il a compté deux buts contre Minnesota quand j’étais là (en décembre). J’ai vu quelqu’un qui peut nous aider. »

L’argent économisé grâce à cette transaction pourra certes aller dans un bas de laine pour payer le capitaine Erik Karlsson à sa juste valeur l’été prochain, quand il pourra négocier une prolongation de contrat. « Le sujet aujourd’hui n’est pas Erik Karlsson... Notre priorité, d’abord et avant tout, est de faire signer un contrat à Erik Karlsson », a lancé Dorion à ce sujet.

Concernant le départ de Méthot, il a ajouté : « Ça ne sert à rien de revisiter Méthot. Vegas a payé beaucoup d’argent pour sa franchise, on savait qu’on perdrait un joueur... On en fait un peu trop avec le jeu d’Erik (cette saison) en l’absence de Marc Méthot. De façon réaliste, en regardant ce qu’Erik a dû traverser (opération à sa cheville), il n’allait pas être à 100 % pour un bout de temps, et ce n’est pas à cause de Marc Méthot. C’est à cause d’Erik Karlsson. Il n’y a pas de regret avec notre façon de faire les choses ici. J’avais eu une bonne conversation avec Dion, il comprenait que c’était juste la business. Il avait le droit de ne pas lever sa clause et je respectais ça. On aurait pu l’envoyer à un endroit où il serait moins excité d’aller, mais on fait les choses comme il faut ici à Ottawa. On a pris la bonne décision pour l’organisation et pour le joueur », a-t-il indiqué.