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Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Pierre Dorion
Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Pierre Dorion

Pierre Dorion «prêt pour une bonne saison» avec les Sénateurs

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Le camp d’entraînement des Sénateurs d’Ottawa s’est mis en branle à la fin de la semaine dernière et à l’aube de celui-ci, le directeur général Pierre Dorion a accordé une entrevue téléphonique au Droit pour discuter de différents sujets d’actualité.

Le Droit: Comment pensez-vous que votre équipe se sort de la longue saison morte de 10 mois en raison de la pandémie ?

Pierre Dorion : Je pense qu’on va bien s’en sortir, on a fait de bonnes additions. On a des jeunes qui cognent à la porte. Je pense que la compétition interne va être meilleure que lors des dernières années, personne ne peut s’attendre à avoir une place assurée. Nous sommes prêts pour une bonne saison.

LD: Quelles sont les batailles au camp qui vous intéressent le plus?

PD: Ça va être intéressant de voir ce qui va arriver au centre. Certains centres vont se retrouver à l’aile. Je laisse ces décisions à D.J. (Smith, l’entraîneur-chef). Nos joueurs qui ont été dominants dans la Ligue américaine l’an dernier, il faut aussi voir comment ils vont faire au camp de la LNH, car avoir du succès dans la Ligue américaine, c’est complètement différent d’avoir du succès dans la LNH. C’est la meilleure ligue au monde, la marge de manoeuvre est tellement mince, les erreurs sont «magnifiées».

LD: Le gardien Matt Murray a été acquis et mis sous contrat à fort prix après une saison ordinaire à Pittsburgh. Quelles sont vos attentes envers lui?

PD: Matt Murray est la moindre de nos inquiétudes. On amène un gars avec un certain bagage, il a gagné deux coupes Stanley. Il a été un des premiers joueurs arrivés à Ottawa, dès novembre, et il a travaillé fort avec Pierre Groulx (l’entraîneur des gardiens). Il est dédié à être le meilleur gardien de but qu’il peut être. De ce que je peux voir à date, il possède les qualités d’un leader. Il va être notre gardien numéro un.

Le gardien Matt Murray

LD: Que retenez-vous des performances de Tim Stützle au Championnat mondial junior ?

PD: On savait qu’on obtenait un des trois meilleurs joueurs au repêchage. On savait qu’il avait le patin, les mains, le sens du hockey et qu’il est dynamique. Ce qui m’a impressionné, c’est de voir comment il a pris charge du club allemand à 18 ans, en plus de son talent immense. On a hâte de le voir à Ottawa, mais rien ne va lui être donné. Que ce soit un de nos meilleurs prospects ou un vétéran de 10 ans dans la ligue, rien ne sera donné.

LD: Vous avez obtenu plusieurs vétérans d’autres équipes qui pourraient bloquer le chemin de certains espoirs. Pourquoi ?

PD: On va jouer 56 matches en 111 jours. On va avoir besoin de joueurs, de profondeur, de gars qui peuvent rentrer à n’importe quel moment sans avoir un déclin dans la performance. Il va y avoir des blessures et d’autres situations, il faut qu’on soit prêt... Pour donner la chance aux jeunes de se développer, il fallait les entourer de vétérans autour d’eux. Ce n’est pas pour prendre leur temps de glace, mais pour s’assurer qu’ils peuvent «performer» au maximum de leurs performances en tant que joueur. C’est bien rare qu’un jeune va mettre la ligue en feu en arrivant... Je suis curieux de voir comment tous nos nouveaux visages vont s’intégrer. On en a beaucoup cette année, Murray devant le filet, Erik Gudbranson, Josh Brown, Braydon Coburn à la défense, Alex Galchenyuk et Evgenii Dadonov, plus Derek Stepan, Auston Watson, Cédric Paquette en avant. Ça fait beaucoup de nouveaux visages et tous ces gars-là ont quelque chose à prouver dans leur carrière.

LD: Est-ce que Gudbranson pourrait devenir pour Thomas Chabot ce que Marc Méthot a été pour Erik Karlsson ?

PD: On ne les a jamais vus jouer ensemble. On sait que Gudbranson apporte un élément de robustesse, il est physique, il peut nettoyer le trafic devant du filet. C’est quelqu’un qui est énormément fiable. Il a de bonnes qualités, mais ça peut changer d’un match à l’autre. On ne sait jamais qui joue bien l’un avec l’autre. On va voir une fois que le camp va avoir progressé.

LD: Est-ce qu’une des priorités au cours de la saison sera de convaincre Brady Tkachuk de signer un contrat à long terme ?

Brady Tkachuk

PD: Dans le cas de Brady, on sait tous l’importance qu’il a dans notre équipe. Je ne veux pas en parler à travers les médias, mais on sait ce qu’on a à faire.

LD: Êtes-vous bien positionné pour le repêchage d’expansion du Kraken de Seattle de l’été prochain?

PD: C’est une bonne question. Nous sommes toujours prêts, chaque décision qu’on a prise dans les deux dernières années l’a été en fonction qu’on puisse protéger qui on veut et exposer qui on veut, pour se donner la chance d’être la meilleure équipe possible. Le plus d’atouts qu’on a, mieux c’est, même si on sait qu’on va perdre quelqu’un à Seattle.

LD: Quel est votre plan pour l’escouade de réservistes (taxi squad) de quatre à six joueurs permise par la LNH cette saison?

PD: La Ligue américaine ne commence pas avant le 5 février. Tout jeune bénéficie de jouer des matches, mais pour certains, ça va être bénéfique d’être avec le club de la LNH. Entre-temps, il faut qu’on regarde ce qui est le mieux pour leur développement et sortir le maximum. La plupart du temps, c’est mieux de jouer dans la Ligue américaine. D’ici au début de leur saison, les joueurs cédés à Belleville vont s’entraîner ici, en attendant qu’on ait le feu vert pour aller à Belleville.