Dion Phaneuf a hérité de l'éthique de travail (mais pas du physique) de son père qui mesure environ 5' 6''. « Les gênes viennent du côté de la mère de ma femme », rigole Paul Phaneuf.

Phaneuf a bien mangé ses croûtes

Un dépisteur du hockey junior ayant rencontré Paul Phaneuf aurait probablement douté que son fils Dion devienne éventuellement un spécimen au physique imposant.
Au cours de ce voyage des pères des Sénateurs, il est assez surprenant de voir l'ancien capitaine des Maple Leafs aux côtés de son paternel, qu'il dépasse de plus d'une tête du haut de ses 6' 3'' et 220 livres.
«Les gênes viennent du côté de la mère de ma femme, tous les gars font 6' 2'', 6' 5'', 6' 6''. Ça ne vient certes pas de moi», lance Paul Phaneuf en riant, lui qui mesure environ 5' 6''.
Un travailleur de la construction alors que son épouse Amber est une infirmière, Phaneuf père n'a peut-être pas aidé son fils aîné à atteindre la LNH du point de vue de la génétique, mais ce dernier lui donne beaucoup de crédit pour sa réussite dans le monde du hockey professionnel.
«Mes deux parents, mais mon père en particulier, m'ont enseigné l'importance d'avoir une éthique de travail. J'ai appris de lui en le voyant travailler si fort à sa job. Je me souviens que ma mère avait plus de vacances que lui l'été et quand on allait à l'Île du Prince-Édouard (d'où ils sont tous deux originaires), il repartait travailler et nous laissait là-bas. Il travaillait avec ardeur à l'époque et il le fait encore», confiait Phaneuf en entrevue avec Le Droit.
Le paternel l'a évidemment aidé à atteindre la LNH en l'appuyant tout au long de sa carrière au hockey mineur, et même avant ça.
«Quand tu viens sur ces voyages, tu as des souvenirs de leurs débuts sur patins. Je faisais une patinoire extérieure dans notre cour arrière dans le temps, j'ai commencé quand Dion avait trois ans», relate Paul Phaneuf.
«Je ne peux en dire assez sur mes parents, tout ce qu'ils ont fait pour moi en grandissant. Ils ont fait beaucoup de sacrifices, les parents donnent beaucoup de leur temps pour voyager en tournoi, ça coûte cher. Le voyage des pères est fantastique pour les joueurs, le temps qu'on peut passer avec eux, c'est fantastique et c'était bien de compter avec lui dans l'aréna», a raconté Dion Phaneuf après avoir compté le but gagnant du gain de 3-0 contre les Devils jeudi soir au New Jersey.
Le lancer frappé qui lui a permis de compter neuf buts cette saison, il l'a développé dans le sous-sol de la résidence familiale à Edmonton, ainsi que sur cette patinoire dans la cour arrière.
«J'ai été chanceux, j'avais une patinoire à partir de l'âge de trois ans. À Edmonton, il fait froid, il sortait quand il faisait moins 20 degrés pour l'arroser. Il aimait ça l'entretenir, mais je ne peux le remercier assez d'avoir fait ça. Il avait bâti des bandes, puis quand j'ai grandi, il a mis du grillage pour que les rondelles n'aillent pas sur les maisons des voisins. Ce n'était pas très beau de l'extérieur. Mes amis venaient et ça prenait tout pour nous faire rentrer à la fin de la soirée... Je parle à mon père tous les jours, nous sommes très proches et de l'avoir sur la route comme ça, c'est très spécial», ajoute Phaneuf fils.
Retour à Toronto
En revenant à Toronto un peu plus d'un an après l'échange qui a amené son fils dans la capitale, Paul Pnaneuf ne s'arrête pas trop aux critiques que Dion a pu entendre pendant qu'il était dans la Ville-Reine.
«Il y a tellement de hauts et de bas dans une carrière de hockeyeur que tu dois fermer les yeux quand il y a des choses négatives qui sont dites. Il faut se concentrer sur ce qui est positif et c'est ce qu'on fait... Quand tu les as vu grandir, tu apprécies tout le travail que ces gars-là font pour se rendre ici une fois qu'ils sont ici», souligne-t-il.
Les Sénateurs en bref
Les frustrations de M. Condon
Dans la foulée de son jeu blanc de jeudi soir contre les Devils, le gardien substitut Mike Condon a raconté une drôle d'anecdote concernant son père Teddy, à qui il a remis la rondelle de sa victoire de 3-0 après le match. « Quand il regarde le match à la maison et que les choses ne vont pas bien, il y a des télévisions qui sont brisées. Je pense que trois télés y sont passées cette année. Nous allons chez Best Buy souvent », a-t-il relaté en riant. Condon a signé son cinquième blanchissage alors que Craig Anderson en a quatre.
L'attaque passe par la défense
L'entraîneur-chef Guy Boucher a bien aimé voir les deux buts des siens contre le gardien Cory Schneider être comptés par les défenseurs Dion Phaneuf et Erik Karlsson jeudi. « Ça tombe dans ce qu'on a discuté récemment, il faut vraiment s'améliorer avec nos écrans et notre présence devant le filet adverse. Ça ne veut pas dire d'être dans la peinture bleue, ça veut dire de faire face aux lancers du défenseur. Plus tu vas avancer (en séries), plus les gardiens sont bons et c'est très rare que tu vas les battre avec des tirs directs », a noté Boucher, qui avait bien noté comment Tom Pyatt et Zack Smith ont voilé le gardien sur ces deux buts.
Entre les lignes
• Les Sénateurs ont maintenant une fiche assez remarquable de 20-3-2 quand ils comptent le premier but cette saison, un pourcentage de victoires de ,800 qui est le deuxième meilleur de la LNH après le ,805 des Capitals de Washington. Ils ont aussi un dossier de 11-4-2 contre les clubs de la division Metropolitaine...
• En comptant dans un filet désert, Kyle Turris mettait fin à une disette de cinq parties sans point. La passe de Mike Hoffman sur ce but était aussi son premier point après avoir été blanchi à cinq reprises. Derick Brassard, avec sa passe sur le but d'Erik Karlsson, noircissait la feuille de pointage pour la première fois en sept matches...
• Craig Anderson devrait affronter les Maple Leafs, contre qui il a une fiche en carrière de 12-6-3, et possiblement aussi les Jets dimanche à 17 h au CCT.