Le nouvel attaquant franco-ontarien des Sénateurs d'Ottawa, Matthew Peca, a été acquis du Canadien de Montréal à la date limite des transactions.

Peca en audition pour l'an prochain

Petit détail important, au sujet du nouvel attaquant des Sénateurs, Matthew Peca. Il est Franco-Ontarien.

La famille de sa mère provient de la région de Sudbury.

Le français de Peca n’a pas trop souffert, entre 2011 et 2018, lorsqu’il s’est exilé pour évoluer dans la NCAA et dans la Ligue américaine.

Un autre détail important. On a dit cette semaine qu’il a grandi à Petawawa. C’est vrai. On ignorait, par contre, que ses proches avaient presque tous quitté la petite municipalité du comté de Renfrew. Son père, sa mère, son frère, sa soeur et ses neveux ont tous élu domicile dans la région de la capitale fédérale.

Il aura donc un peu l’impression de compléter la saison 2019-2020 à la maison.

En tant que partisan de longue date des Sénateurs, le père de Peca réalisera un rêve, chaque fois qu’il verra son garçon porter le maillot rouge et noir du club local, au Centre Canadian Tire.

«Moi, quand j’étais petit, j’aimais plusieurs équipes», répond Matthew, avec diplomatie, quand on le questionne sur ses propres allégeances.

«C’est vrai que, dans ma chambre, il y avait surtout des décorations des Maple Leafs de Toronto», finit-il par avouer.

Peca était quand même heureux de visiter le vestiaire des Sénateurs pour la toute première fois, jeudi matin.

Il a été un peu surpris d’apprendre qu’il devait changer d’adresse, en début de semaine. Il mangeait son pain noir avec le Rocket de Laval depuis plusieurs mois, mais il ne s’attendait pas à être impliqué dans une transaction.

«Je n’avais pas vraiment d’attentes. Le Canadien avait effectué quelques transactions, au cours des journées précédentes. Je me disais qu’il fallait s’attendre à tout, mais en même temps, je ne me préparais pas à partir.»

Peca a signé un contrat de deux ans d’une valeur de 2,6 millions $US, le 1er juillet 2018. Avec ce salaire, il s’attendait à passer les froides soirées d’hiver au Centre Bell de Montréal, pas à la Place Bell de Laval.

Il n’a pas vraiment pris le temps de faire le bilan de son association avec le club centenaire.

«On m’a quand même donné une chance, dit-il. J’ai signé à Montréal pour une raison bien précise. Le Canadien avait besoin de joueurs au centre. Je crois que j’ai bien joué, mais pour une raison ou pour une autre, ça n’a pas fonctionné. Il n’y avait plus rien à faire, pour moi, là-bas.»

Peca entend doublement profiter de l’opportunité qui lui sera offerte, dans les cinq prochaines semaines.

D.J. Smith l’a encore dit, jeudi. «Quand je vais dans le vestiaire, je vois beaucoup de gars qui sont en audition en prévision de l’an prochain. Leurs performances d’ici la fin de la saison pourraient compter davantage que leur rendement durant le prochain camp d’entraînement.»

Peca veut bien paraître en mars. Il est conscient que pourrait lui valoir quelques bons arguments en prévision de l’été prochain, quand il cherchera à négocier son prochain contrat.

Benoît Groulx

Peca a connu ses meilleurs moments dans la Ligue américaine, avec le Crunch de Syracuse. Là-bas, il était dirigé par le Gatinois Benoît Groulx.

«Il m’a beaucoup aidé à décrocher mon dernier contrat», reconnaît-il bien humblement.

Peca est convaincu que l’ancien pilote des Olympiques de Gatineau est capable de travailler dans la LNH.

«Je trouve qu’il comprend la réalité des joueurs professionnels. Il s’assure que le niveau de concentration demeure élevé. Avec lui, tous les détails sont importants. En gros, c’est pas mal ça, la LNH.»

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LES SÉNATEURS EN BREF

Chabot et le but en or de Crosby

Thomas Chabot avait 13 ans, le 28 février 2010, quand Sidney Crosby a marqué le but qui a permis au Canada de remporter la médaille d’or au tournoi olympique de Vancouver. «J’étais pee-wee. Je pense qu’on venait juste de finir de jouer un match. Un de mes coéquipiers nous avait invités à son chalet, pas loin de l’aréna, dans la Beauce. On était tous réunis, les parents et les jeunes, assis dans les marches d’escaliers pour regarder la game. C’est ça, mon souvenir. J’étais avec mes chums pour regarder la game.» Chabot est reparti heureux à la maison. Son joueur favori au sein de l’équipe canadienne a marqué le but décisif. «Défenseur ou pas, j’ai toujours été un grand fan de Crosby. C’est peut-être à cause du fait qu’il a joué dans la LHJMQ et qu’on a beaucoup entendu parler de lui. Il a toujours été mon joueur préféré.» Le défenseur numéro un des Sénateurs rêve d’un retour des joueurs de la LNH aux JO. «Je ne sais pas si je serais retenu au sein de l’équipe canadienne, mais je serais heureux de voir ça revenir.»

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Boro, Sénateur pour la vie?

En entrevue sur les ondes de TSN 1200, jeudi matin, Pierre Dorion a couvert une multitude de sujets. Il a entre autres affirmé qu’il aimerait mettre sous contrat Mark Borowiecki dans les prochains mois, de façon à lui permettre de compléter sa carrière à Ottawa. Il a utilisé l’expression «Sénateur pour la vie». Il a déjà fait le même souhait pour d’autres joueurs, qui évoluent désormais ailleurs. Dorion a également parlé de la saison de mise sous contrat des joueurs autonomes universitaires de la NCAA. «Rien n’est impossible, mais je serais surpris de recruter un des joueurs convoités, a-t-il dit. Notre banque d’espoirs est déjà bien garnie. Les joueurs autonomes le savent. Ils s’en parlent entre eux.»

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Pas trop blessés

Anthony Duclair et Colin White ont raté le match de jeudi. Ils ne devraient pas s’absenter trop longtemps a fait savoir D.J. Smith, durant sa conférence de presse d’avant-match. «On pourrait même les revoir en action ce week-end.»