L’attaquant des Sénateurs, Nick Paul, a déjoué le gardien des Sharks, Aaron Dell, à deux reprises dimanche soir récoltant ainsi ses deux premiers buts de la saison.

Paul s’amuse bien avec Pageau

Nick Paul l’a avoué après la meilleure performance de sa carrière dans la LNH dimanche : quand il a été retranché au milieu du dernier camp d’entraînement, il pensait que c’était terminé pour lui avec les Sénateurs d’Ottawa.

« Je m’étais fixé comme objectif de me tailler un poste au camp d’entraînement, et quand j’ai été rétrogradé (à Belleville), je ne savais pas si j’allais avoir une autre chance ou non », a confié l’attaquant de 24 ans qui a récolté deux buts et une passe dans la victoire de 5-2 contre San Jose.

Lorsqu’il est arrivé dans l’organisation dans le cadre de l’échange de Jason Spezza à Dallas, Paul avait tendance à broyer du noir pendant un certain temps lorsqu’il était retranché et qu’il prenait le chemin de la Ligue américaine, ce qui lui est arrivé souvent alors qu’à sa cinquième saison chez les professionnels, il a disputé 62 parties dans la Ligue nationale de hockey et 217 à Belleville et Binghamton, là où se trouvait auparavant le principal club-école des Sénateurs dans les mineures.

L’année dernière, Paul a cependant découvert les bienfaits de la pensée positive et de la méditation, et il ne s’est pas laissé abattre cette fois-ci, récoltant un but et trois passes lors des trois premiers matches de la campagne des petits Senators.

« Je n’ai pas eu un bon match à Vancouver, donc c’était de ma faute (son retranchement). Quand je suis arrivé “en bas”, je me suis retroussé les manches et j’ai travaillé aussi fort que je le pouvais pour montrer que je voulais une autre chance, que j’étais prêt. Je suis reconnaissant d’avoir obtenu cette chance et je ne voulais pas la laisser filer entre mes doigts cette fois-ci... Je savais que je devrais commencer sur la quatrième ligne et faire du travail ardu pour montrer que je suis un joueur fiable et qu’il (l’entraîneur D.J. Smith) peut me faire confiance, ce que je pense avoir fait », a-t-il ajouté.

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Paul n’a pas amassé de point à ses trois premières sorties après son rappel du 14 octobre dernier, lorsqu’il a été laissé de côté pour un match contre le Minnesota. Mais il n’a pas été dans les moins et a montré sa fiabilité en jouant une dizaine de minutes par partie.

Uni à Jean-Gabriel Pageau et Connor Brown mercredi dernier lors de la visite des Red Wings de Detroit, les choses se sont mises à cliquer pour lui. Il a obtenu une première passe sur un but de Mark Borowiecki lors de cette rencontre, avant d’exploser dimanche avec son doublé, une première pour lui.

« “Pager” (Pageau) et “Browner” (Brown) sont de gros travaillants et c’est facile de jouer avec eux, les choses sont tellement fluides, la structure est là et le travail acharné est là. Je pense que c’est une bonne combinaison », estime Paul, qui a joué des matches de plus de 14, 18 et 14 minutes de temps de glace avec eux.

Brown, qui a compté son premier but contre les Sharks, est le premier compteur du club avec ses 10 points, et Pageau est cinquième avec ses six points, dont trois buts, en plus d’être à égalité au premier rang dans toute la LNH avec son différentiel de plus-11.

« Pageau est incroyable, extraordinaire. La chose la plus importante à mon avis est qu’il excelle profondément en zone adverse, en plus d’être très bon sur les mises au jeu, ce qui fait que plus souvent qu’autrement, tu commences avec la rondelle au lieu de la pourchasser tout le temps. Et sur le banc, il est tellement un bon gars, il me dit quoi faire, où j’ai besoin d’aller. La communication avec lui est facile. Si j’ai la rondelle, il me crie quelque chose et je peux juste lui refiler la rondelle au centre. Lui et “Browny”, c’est tellement facile de jouer avec eux, ça me donne encore plus confiance », note-t-il.