Paul MacLean a rappelé que son équipe doit d'abord chercher à éviter les revirements coûteux d'ici la fin de la saison.

Paul MacLean se rend à l'évidence

Paul MacLean revient souvent sur les mêmes thèmes lors de ses points de presse depuis le début de cette saison d'enfer.
L'entraîneur-chef qui avait remporté le trophée Jack-Adams l'an dernier a souvent noté que son club «n'a pas joué avec assez d'ardeur» dans ses matches, mais il «croyait toujours que nous allons aimer où nous allons être après 82 matches».
Hier, alors que ses propres joueurs commençaient à parler de «jouer pour la fierté» plutôt que d'aspirer à une remontée menant aux séries, il a modifié un peu son discours, se rendant à l'évidence que «ça pourrait bien être le cas» quand il s'est fait dire qu'il pourrait bien ne pas aimer la position de son équipe après le 82e match, le 13 avril.
«Nous aurions dû jouer pour la fierté toute la saison, pas seulement les 15 dernières parties. Mathématiquement, les choses ne sont pas en notre faveur, mais il faut jouer les matches. Il faut être fier d'avoir joué 82 matches et de les avoir joués avec ardeur. Souvent, on n'a pas joué avec assez d'ardeur pour assez longtemps, mais il faut commencer quelque part», a-t-il dit.
Long entraînement
Comme c'est arrivé assez souvent au cours des dernières semaines, MacLean a tenu un entraînement plus long qu'à l'habitude (plus d'une heure 15) hier. «Il y a une règle des 10000 heures (de pratique) pour arriver à acquérir une habileté ou changer des habitudes. On doit pratiquer plus... Si on vient et qu'on travaille tous les jours pour s'améliorer, il devrait y avoir une amélioration à un moment donné. On ne l'a pas fait au niveau qu'on espérait, mais si je sais une chose, c'est qu'on doit continuer à travailler», estimait-il.
Il a rappelé à quel point son équipe, qui a accordé 35 buts de plus qu'elle en a marqués, doit d'abord chercher à éviter les revirements coûteux dans son territoire, en faisant des jeux simples au lieu de se compliquer la vie.
«Jouer avec plus d'ardeur que l'opposition, c'est une question d'attitude bien souvent. Notre club a eu une approche plus basée sur les habiletés cette saison, nous avons un conflit entre ce que nous sommes et ce que nous voulons ou devrions être. Qu'est-ce que nous sommes?», a-t-il aussi demandé rhétoriquement.