Même si l'objectif à court terme des Sénateurs est bien connu, l'entraîneur-chef Paul MacLean reste dans le moment présent.

Paul MacLean reste dans le moment présent

Les olympiens Erik Karlsson et Milan Michalek n'étaient pas au rendez-vous. En fin d'avant-midi, hier, tous leurs coéquipiers des Sénateurs d'Ottawa étaient sur la glace.
Les Jeux olympiques de Sotchi sont terminés. La vie peut reprendre son cours normal. Pour l'équipe de Paul MacLean, les objectifs à court, moyen et long terme sont clairs.
«Le chiffre 94 a été mentionné dans quelques rencontres d'équipe», révèle le capitaine Jason Spezza.
Quatre-vingt-quatorze, comme dans 94 points.
«C'est généralement le nombre de points qu'une formation doit obtenir pour participer aux séries éliminatoires.»
Dans les 59 premières parties de la saison, Spezza et ses coéquipiers en ont obtenu 63.
S'ils veulent obtenir les 31 points qui manquent, ils ne pourront pas encaisser plus de sept revers en temps réglementaire dans les 23 qui restent au calendrier régulier.
Grosse commande.
On se demande d'ailleurs si les entraîneurs ont bien fait de parler de tout cela aussi ouvertement.
«Nous voulons que les gars aient une bonne vue d'ensemble de ce qui s'en vient», se défend Paul MacLean.
«Cela dit, ils doivent également comprendre qu'ils ne doivent pas quitter le moment présent. Il est impossible de récolter plus de deux points à la fois. Nous avons lancé des objectifs à long terme. C'est réglé. Nous n'avons plus besoin d'y revenir. À compter de maintenant, nous allons nous concentrer sur nos objectifs à court terme. À compter maintenant, nous allons nous concentrer sur notre prochain match.»
Le prochain match des Sénateurs sera présenté jeudi soir. Les Red Wings de Détroit seront les visiteurs.
Sur papier, ce ne sera pas le match le plus difficile de la saison. Les Wings, avec tous leurs olympiens en plein décalage horaire, auront affronté le Canadien de Montréal 24 heures plus tôt au Centre Bell.
Aussi bien en profiter. Par la suite, l'équipe traversera le Canada au grand complet. Le périple annuel dans l'ouest du pays n'est jamais facile.
Pas trop loin devant
«C'est pour ça qu'il ne faut pas regarder trop loin devant», dit Spezza.
«S'il fallait qu'on échappe deux matches d'affilée, la panique deviendrait notre pire ennemie. En réalité, presque tout peut arriver. Plusieurs équipes se trouvent dans la même situation. Qui sait ce qui va se produire? La saison 2013-2014 pourrait bien devenir celle où il ne sera pas nécessaire d'amasser 94 points pour se frayer un chemin jusqu'aux séries», enchaîne-t-il.
«La bonne nouvelle, c'est qu'après ce voyage dans l'ouest, nous allons surtout affronter des équipes qui sont, tout comme nous, engagées dans la course aux séries.»
Michalek et Karlsson
Michalek, qui a représenté la République tchèque à Sotchi, devrait rejoindre ses coéquipiers à l'entraînement ce matin. Son tournoi a pris fin relativement tôt. Il était de retour à Ottawa ce week-end.
Karlsson obtiendra quelques jours de congé de plus. MacLean ne demandera pas au médaillé d'argent suédois de précipiter son retour. S'il prend part à la séance de patinage matinale de jeudi, il affrontera les Red Wings en soirée.
«S'il veut s'entraîner mardi ou mercredi, je ne m'objecterai pas. S'il a besoin de repos, qu'il se repose», fait l'entraîneur.
«Jeudi soir, nous allons y aller mollo avec lui. Nous allons l'utiliser pendant environ 37 minutes», complète-t-il à la blague.
sstlaurent@ledroit.com