Nick Paul n'était pas de l'alignement contre les Penguins de Pittsburgh, jeudi soir.

Paul doit s’inspirer de Thompson

Nick Paul se trouve dans une drôle de position. L’attaquant de 22 ans a été rappelé de Belleville, jeudi matin. À son arrivée à Ottawa, il a découvert qu’il était une simple police d’assurance.

Pour qu’il puisse enfiler son uniforme, en soirée, il aurait fallu qu’un joueur développe un mal de gorge ou quelque chose du genre.

Il n’a pas eu cette « chance ». Il a donc regardé le match entre les Sénateurs et les Penguins en tenue de ville.

L’attaquant de 22 ans ne sait pas davantage à quoi s’attendre dans les prochaines heures.

« Je n’ai vraiment pas le choix d’y aller un jour à la fois, dit-il. Quand je suis ici, je me dis que je pourrais être renvoyé dans les mineures à n’importe quel moment. Quand je suis à Belleville, je me dis que je pourrais être rappelé n’importe quand. »

Il voit pourtant que les Sénateurs ont besoin d’aide. Guy Boucher a besoin d’un ou même deux attaquants capables de jouer un rôle défensif.

Ces jours-ci, l’entraîneur-chef des Sénateurs essaie de convaincre son entourage que le poste d’ailier droit du quatrième trio peut être rempli par Chris Wideman.

« Il a certainement passé sa première audition, la fin de semaine dernière, en Suède. À ma connaissance, il n’a pas commis une seule erreur dans le match où nous l’avons utilisé à l’attaque. »

« Ça me donne le goût de croire qu’il pourrait être plus efficace, défensivement, que n’importe quel attaquant que nous pourrions utiliser à sa place. »

« La définition d’un bon quatrième trio, c’est un trio qui essaie de générer un peu de momentum et qui ne veut surtout pas encaisser un but quand il se trouve sur la patinoire. »

Nick Paul a une bonne tête sur les épaules. Quand il entend le coach s’exprimer ainsi, il comprend rapidement ce qu’il doit faire pour améliorer son sort.

Boucher aime les joueurs qui sont fiables défensivement ? Aussi bien devenir un spécialiste de la défensive le plus rapidement possible !

« Je veux simplement gagner la confiance de Guy, confie-t-il. C’est la clé. Si Guy a l’impression qu’il peut m’envoyer sur la patinoire sans trop s’inquiéter, mon temps de glace augmentera. Si je joue davantage, mon degré de confiance grimpera. Quand je serai un joueur plus confiant, je pourrai m’appuyer davantage sur mes habiletés individuelles. »

« Pour prouver que j’ai ma place ici, je dois essayer de ne pas commettre d’erreurs. »

Thompson, le modèle

Nick Paul n’a pas besoin de regarder bien loin s’il cherche un modèle. À quelques pas de lui, dans le vestiaire, se trouve le vétéran Nate Thompson.

Sans rien faire de manière extraordinaire, le vétéran centre américain a trouvé une recette toute simple qui lui a permis de s’établir dans la LNH. Guy Boucher a su convaincre son patron Pierre Dorion de lui offrir un contrat à titre de joueur autonome sans compensation, l’été dernier.

Depuis, il ne manque pas de temps de glace.

« Je me suis moi-même inspiré de certains joueurs qui ont connu de belles et longues carrières », explique Thompson, un joueur de 33 ans qui a disputé plus de 500 parties dans les ligues majeures.

« Ces joueurs ont tous un point en commun. Ils sont capables d’exécuter de petites tâches à la perfection, enchaîne-t-il. Je parle ici de joueurs qui excellent dans les cercles des mises en jeu. Ces gars-là sont souvent des spécialistes des infériorités numériques. Ce sont des toutes petites facettes du jeu, comme ça, qui peuvent mener des joueurs très loin. »

Thompson est d’avis que les bons acteurs de soutien sont particulièrement utiles au printemps, durant les séries de la coupe Stanley.

« Les équipes qui parviennent à se qualifier ne manquent généralement pas de talent. Leurs deux premiers trios produisent de façon équivalente. Souvent, la production des plombiers finit par faire la différence dans les longs affrontements », dit celui qui a atteint la finale de l’Association Ouest avec les Ducks d’Anaheim.

LES SÉNATEURS EN BREF

Pour Stone, la défensive passe d’abord

Un blogueur qui s’intéresse aux Sénateurs y est allé d’un savant calcul. En s’appuyant sur le nombre de tirs au but décochés par Mark Stone depuis le début de la saison, on peut s’attendre à ce que l’attaquant numéro un d’Ottawa connaisse une saison de 40 buts. « Ça ferait vraiment beaucoup de buts », a reconnu le joueur lorsqu’on lui a parlé de tout ça, jeudi matin. « Cela dit, je ne me soucie pas vraiment de notre production offensive par les temps qui courent. Nous réussissons des tas de beaux jeux à l’attaque. C’est notre rendement en défensive qui me tracasse. » Les Sénateurs avaient alloué 29 buts à leurs adversaires en sept parties avant d’affronter les Penguins. « Certains soirs, nous allons entre 20 et 30 tirs au but à nos adversaires, ce qui est normal... Mais leur nombre de chances de marquer de qualité est beaucoup trop élevé. Nous avons eu d’autres problèmes. Contre Vegas, par exemple, nous n’avons pas été à la hauteur lors des infériorités numériques. Cela dit, si on demande à nos coéquipiers de survivre à sept ou huit pénalités par parties, il faut s’attendre à ce qu’ils finissent par connaître des difficultés. » Guy Boucher estime que ce type de commentaires nous en dit long sur les aptitudes de leader de Stone.

La faute de Niemi ?

Quand ils se sont pointés à Kanata, les Penguins avaient déjà encaissé 72 buts depuis le début de la saison. Il s’agit de la deuxième pire fiche de toute la LNH. Seuls les Coyotes de l’Arizona ont fait pire. Un journaliste d’Ottawa a demandé à l’entraîneur Mike Sullivan de s’expliquer. « Avez-vous suivi notre équipe de près ? Si vous aviez suivi notre équipe de près, vous auriez remarqué que nous avons encaissé plusieurs raclées quand nous avons eu deux matches à jouer en autant de soirs. Ça fausse un peu les données », a-t-il répondu. On peut essayer de lire entre les lignes. En début de saison, le vétéran gardien Antti Niemi devait épauler Matt Murray dans les séquences de deux parties en deux soirs. Il a été responsable de quelques-uns de ces massacres, avant d’effectuer un court séjour en Floride, pour ensuite aboutir à Montréal... La programmation entourant le match en plein air du 16 décembre continue d’être dévoilée au compte-gouttes. Dans une courte vidéo diffusée par la LNH, jeudi après-midi, le rockeur canadien Bryan Adams a révélé qu’il offrira une prestation musicale sur une scène qui sera aménagée à la Place TD. M. Adams est originaire de Kingston, à moins de 200 KM à l’ouest d’Ottawa.