Guy Boucher a dérogé à un de ses commandements en venant dans la capitale du jeu.

Pas en vacances à Vegas, dit Boucher

LAS VEGAS — Guy Boucher a dérogé à un de ses commandements en venant dans la capitale du jeu.

Alors qu’il dit toujours que «le repos est une arme», il a permis à ses Sénateurs de s’amener à Las Vegas dès mardi soir après leur match à Washington, ce qui fait qu’ils ont eu deux journées, dont une de congé, pour explorer cette ville où les «distractions» sont nombreuses. Ces 48 heures ont notamment été marquées par un fastueux souper d’équipe dont la note a été défrayée par les deux recrues de l’équipe, Thomas Chabot et Ben Harpur.

Avant que son club ne se frotte aux Golden Knights vendredi soir au T-Mobile Arena, Boucher pensait qu’une telle activité d’équipe était importante pour resserrer les liens au sein d’une formation qui vient de vivre de grands changements, et ce même si le club ne s’en va nulle part après son dernier match de la saison, le 7 avril à Boston.

«On va voir si les gars ont le ‘Vegas flu’», a-t-il blagué tout d’abord.

«C’est toujours bon de passer du temps ensemble, tout ce qu’on fait à son importance. Je sais que les gars ont eu du bon temps, mais ils ont aussi travaillé fort. On n’a pas donné de demi-mesures, au contraire. On a tenu une bonne pratique d’une heure jeudi et ce matin, on n’a pas juste tenu une petite pratique matinale, on a tenu un entraînement où on a touché à plein de choses. On a fait du vidéo, des rencontres individuelles. On n’était certainement pas ici en vacances, ce n’est pas le temps des vacances», a raconté Boucher, qui a invité son épouse à venir le rejoindre dans la ville du péché, alors que son bras droit Marc Crawford et le d.g. Pierre Dorion ont fait de même avec leurs conjointes.

«Pendant les temps morts, je pense que les joueurs en ont profité ensemble. Ils se sont soudés et c’est important parce que nous avons des nouveaux joueurs ici. Comme on le dit, on va de l’avant, on veut bâtir maintenant. Il n’y a pas de reconstruction, on construit, point. Avec les changements que nous avons apportés, les joueurs qui sont ici obtiennent des chances et j’aime l’atmosphère. Il y a beaucoup d’enthousiasme présentement, ce qui est bon sur la glace comme en dehors de celle-ci», a-t-il ajouté.

Parmi les joueurs qui obtiennent une chance de se faire valoir en cette fin de saison dans l’optique de voir s’ils peuvent remplir un rôle au début de la prochaine, il y a certes Harpur, qui devait amorcer le match de vendredi soir aux côtés de Cody Ceci sur la deuxième paire de défenseurs.

«Le souper de recrues a été une bonne expérience, Vegas est une bonne ville où tenir ça, j’imagine. C’est une autre étape de ma saison qui file vite. Chaque fois que je suis rappelé, les gars sont excellents avec moi, ils m’accueillent bien et c’est très facile pour les jeunes comme moi. La transition se fait bien. Mais j’ai encore beaucoup de preuves à faire et ces 20 derniers matches sont importants pour moi. Je dois continuer à m’améliorer chaque jour et montrer que j’ai ma place ici», a dit l’arrière format géant (6’ 7’’) à qui les Sénateurs ont consenti une prolongation de contrat de deux ans à sens unique (salaire de la LNH seulement, 800 000 $) le mois dernier.

Harpur a disputé un 26e match cette saison, un sixième depuis son dernier rappel de Belleville, lui qui avait une passe, 17 minutes de punition et un différentiel de moins-7 lors des 25 premiers.

LES SÉNATEURS EN BREF

Longues absences

Rappelé plus tôt cette semaine, le centre de quatrième trio Jim O’Brien, un choix de première ronde en 2007 (29e au total), a effectué un grand retour quand il a joué à Washington mardi après une absence de quatre ans et 331 jours. Mais c’est loin d’être un record alors que selon le Elias Sports Bureau, Jody Hull avait vu huit ans et 296 jours s’écouler entre son dernier match de la saison d’expansion de 1992-1993 et son match suivant en 2002. Joe Corvo (cinq ans, 240 jours) et Chris Kelly (cinq ans, 238 jours) ont également fait mieux.

Retour de Burrows

Comme il l’avait laissé entendre jeudi, l’entraîneur-chef Guy Boucher a laissé un Marian Gaborik endolori de côté vendredi à Vegas pour faire place au retour d’Alexandre Burrows maintenant qu’il a purgé sa suspension de 10 matches. «La réalité est qu’il n’a pas joué depuis longtemps. Il doit donc garder les choses simples et apporter ce qu’il apporte normalement, pas tenter d’en faire plus. La bonne chose est que ce n’était pas une blessure, donc il n’a pas de crainte au niveau physique et il s’est gardé en bonne forme. Mais être en forme et être en forme de match, ce n’est pas la même chose. Il va jouer avec deux gars (O’Brien et Max McCormick) qui jouent avec ardeur, ce qui devrait l’aider à faire la même chose», a indiqué Boucher avant le match.