Les Sénateurs ont bien obtenu 11 tirs en troisième période, mais bien peu d’entre eux se sont avérés dangereux et Carter Hutton a eu la vie relativement facile.

Pas de taille pour les Blues

Le petit élan que les Sénateurs d’Ottawa avait n’aura pas survécu à leur pause d’une semaine pour aller refaire le plein d’énergie au soleil.

À leur retour au boulot, ils n’ont pas été de taille pour les Blues de St. Louis, qui leur ont infligé un revers de 4-1 devant 14 002 amateurs au Centre Canadian Tire jeudi soir. 

Le pointage s’est avéré un peu flatteur pour les locaux, qui ont été dominés 37-21 au chapitre des lancers dans ce match, 19-6 au cours de la seule deuxième période.

Les Sénateurs (15-19-9) avaient présenté une fiche de 4-1-1 à leurs six derniers matches et ils espéraient reprendre avec ce même rythme afin de tenter de remonter la pente abrupte qui est devant eux pour revenir dans la course aux séries, mais c’est à recommencer alors qu’ils recevront maintenant les Maple Leafs de Toronto samedi.

Le deuxième tiers s’est encore une fois avéré fatidique pour les hommes de Guy Boucher, qui ont vu les Blues ouvrir le pointage en plus d’ajouter deux buts par la suite.

«On avait beaucoup parlé de la première période et les gars ont bien répondu, on ne leur a pas donné grand-chose. On a suivi le plan en première, on envoyait la rondelle profondément dans leur zone. Mais encore une fois, la deuxième période nous a tués. C’est une maladie, on arrête de lancer. On fait des jeux est-ouest, des jeux compliqués. Quand tu arrêtes de lancer, tu ne crées pas de “momentum” et tu permets à l’adversaire d’obtenir ses chances», a analysé Guy Boucher après coup.

Vladimir Tarasenko a d’abord fait dévier le tir de la pointe de Robert Bortuzzo après que Johnny Oduya ait perdu une bataille dans le coin de la patinoire, lui qui revenait au jeu après une absence de deux parties pour reprendre place aux côtés d’Erik Karlsson sur la première paire.

Alex Pietrangelo a ensuite pris un tir sur réception quand le gardien Craig Anderson a échappé un tir arrêté avec son gant et qu’il a envoyé le retour dans sa direction. Puis Brayden Schenn a surpris Anderson d’un tir du revers entre les jambières pour porter l’avance des visiteurs à trois buts.

Bobby Ryan a répliqué à ce but 36 secondes plus tard quand son tir du poignet de la pointe a dévié sur le bâton d’un défenseur des Blues, ce qui n’a donné aucune chance au gardien Carter Hutton.

Pour l’attaquant à l’index toujours endolori des Sénateurs, c’était un 19e but en carrière contre les Blues, en 27 parties.

«On a encore eu une mauvaise deuxième période, un 12 minutes qui a été coûteux. Je ne sais pas comment l’expliquer. De mon côté, j’ai réussi à prendre des tirs, plus que d’habitude. Je suis content pour ça, au moins», a indiqué Ryan. 

Pour Anderson, les problèmes des siens en période médiane demeurent inexplicables. Ottawa a alloué 65 buts dans cet engagement, contre 36 pour, un différentiel de moins-29.

«C’est frustrant, on aimerait mieux jouer en deuxième période, mais on se creuse un trou et on n’est pas capable de s’en sortir. Je ne suis pas certain pourquoi ça nous arrive. On perd le “momentum” et on semble incapable de le reprendre. Bobby a compté un gros but, mais c’était trop tard», a commenté le vétéran gardien.

Les Sénateurs ont bien obtenu 11 tirs en troisième période, mais bien peu d’entre eux se sont avérés dangereux et Hutton a eu la vie relativement facile, bien protégé qu’il a été par ses gros défenseurs.

Alors que le centre Jean-Gabriel Pageau a raté un premier match en carrière pour cause de blessure, ce qui a mis fin à sa séquence de 233 matches consécutifs (7e plus longue de l’histoire du club), celui qui l’a remplacé au centre du troisième trio, Nate Thompson, a quitté le match après deux périodes, blessé à nouveau au bas du corps, lui qui revenait d’une absence de trois matches.

BOROWIECKI : UN COMBAT ET UNE MORSURE

À son retour d’une commotion cérébrale après une absence de 23 parties, Mark Borowiecki a eu une soirée mouvementée.

Le robuste défenseur a fait sentir sa présence dès son premier tour sur la patinoire en frappant solidement Patrik Berglund dans un coin de patinoire. Il a plus tard frappé Magnus Paajarvi en zone neutre au deuxième tiers et comme son coéquipier Chris Thorburn n’a pas apprécié, il a dû lâcher les gants.

« J’ai juste cherché à rembarquer sur la selle et faire ce que je fais de mieux. Je voulais obtenir ma première mise en échec le plus rapidement possible... Je n’ai eu aucun problème avec ma tête, tout était beau, a-t-il dit après coup. La bataille avec Thorburn, c’est quelque chose qui arrive organiquement. Je l’ai déjà affronté, il est un bon gars. Je ne cherchais à blesser personne, mais c’est comme ça avec deux gars qui cherchent à défendre leurs coéquipiers, ça arrive. »

Comme si ce n’était pas suffisant, Borowiecki s’est retrouvé au milieu d’une échauffourée en fin de deuxième quand ce même Thorburn a donné de la bande contre Filip Chlapik, qui est resté étendu un long moment avant de rentrer au vestiaire (il est revenu en troisième). À la fin de celui-ci, Borowiecki a essayé de convaincre les officiels que Kyle Brodziak l’avait mordu, montrant un doigt ensanglanté. « Il m’a effectivement mordu, mais ce n’est pas une grosse affaire. On en riait par la suite, peut-être que j’ai essayé de vendre ça un peu trop. Ça arrive, mon gant était dans son visage, près de sa bouche, et il m’en a donné une bonne (morsure). J’ai joué la comédie comme si j’étais très fâché », a-t-il dit.

À ce sujet, l’entraîneur des Blues Mike Yeo a tenté de défendre son joueur. « Je le connais depuis longtemps et il n’est pas ce genre de joueur », a-t-il noté.

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