«Dans le pire des cas, je suis échangé. Dans le meilleur, je reste ici et je passe encore quelques semaines à jouer en tant qu’un Sen», a affirmé Craig Anderson.

Pas de stress pour Anderson

Ça veut peut-être dire quelque chose comme ça peut aussi bien n’avoir aucune signification, mais à moins de trois semaines de la date limite des transactions dans la LNH, les Sénateurs d’Ottawa n’ont pas demandé à Craig Anderson de leur soumettre sa liste de 10 équipes auxquelles il refuserait d’être échangé.

Le vétéran gardien de 38 ans confiait au Droit lundi qu’il « garde l’esprit ouvert vu que c’est hors de mon contrôle, je cherche juste à contrôler mon effort et mes performances quotidiennes ici avec les gars, garder une attitude positive ».

Gardien numéro un de l’équipe au cours de la dernière décennie, Anderson voit son ère achever dans la capitale nationale, alors que son contrat arrivera à échéance après la présente saison et que sa succession est déjà établie avec Anders Nilsson et Marcus Högberg sous contrat – avec des pactes à sens unique tous les deux – pour la campagne 2020-2021.

Le cerbère américain qui a sa résidence permanente en Floride réalise très bien qu’avec son expérience, il pourrait représenter une option pour une équipe – comme les Panthers ou les Maple Leafs – qui recherche une police d’assurance comme gardien substitut. Pour que cela se produise, il faudrait probablement que les Sénateurs acceptent de payer une partie de son salaire, lui qui fait 4,75 millions $ cette saison.

« Dans le pire des cas, je suis échangé. Dans le meilleur, je reste ici et je passe encore quelques semaines à jouer en tant qu’un Sen. D’une manière ou d’une autre, j’ai la chance de pratiquer un sport que j’aime, je ne vais pas me stresser avec ça. On va y aller au jour le jour et si on arrive à ce pont, on le traversera ou pas... Après plus de neuf ans, si je dois déménager, ça va être une journée triste, mais c’est ça la business », a laissé entendre celui qui avait été acquis de l’Avalanche du Colorado contre Brian Elliott le 18 février 2011.

Anderson dit ne pas avoir pensé à la possibilité d’accrocher ses jambières après la présente saison ou de signer à rabais pour être un substitut. Mais il est intrigué par la possibilité d’aller prêter main-forte à un club qui pourrait lui donner la chance de participer aux séries éliminatoires.

« La réalité ici est que nous sommes loin d’une place en séries. Est-ce que ce serait bien de pouvoir connaître une autre longue épopée en séries ? Oui, on joue tous pour essayer de gagner. Mais si ça n’arrive pas, ça ne me fera pas suer. Je vais juste continuer à me présenter chaque jour », dit-il.

Concernant sa liste de destinations indésirables, il ne fait pas de cas du fait que le DG Pierre Dorion ne lui ait pas demandé de la soumettre. « Je ne sais pas pourquoi, il faudrait que vous lui demandiez. Je sais que je l’ai fait l’an passé, mais c’est à refaire après chaque 1er juillet. Moi, je laisse ça à mon agence et à la direction. Une chose est certaine, je doute que je leur permette d’obtenir un premier choix ou un bon espoir à ce stade-ci. Mais on ne sait jamais, je pourrais être une valve de sécurité pour quelqu’un, avec mon expérience des séries », souligne-t-il.

D’autres gardiens, comme Robin Lehner à Chicago et Alexander Georgiev, pourraient être plus attrayants sur le marché, cependant. Et Craig Anderson a sa petite théorie concernant le marché des hommes masqués cette saison. « Avec ce que Jordan Binnington a fait l’an dernier à Saint-Louis, les équipes se disent peut-être qu’ils ont un jeune qui pourrait faire ça lui aussi. »

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SMITH CACHOTTIER AVEC SES GARDIENS

Jusqu’à nouvel ordre, Craig Anderson va continuer à partager le travail avec Marcus Högberg, a réitéré D.J. Smith lundi. L’entraîneur-chef n’avait pas de nouvelles à rapporter concernant l’état de santé d’Anders Nilsson, à part « qu’il prend du mieux » à la suite de  sa commotion cérébrale.

Il a cependant ajouté qu’il ne craint pas que le reste de sa saison soit compromise.

Quant à savoir quel cerbère affrontera les Ducks mardi soir, il a été cachottier à nouveau. « On va prendre cette décision vers l’heure du match. À l’avenir, on ne l’annoncera pas avant ça », a-t-il indiqué.

Il a appliqué cette nouvelle politique depuis la semaine dernière, expliquant que c’est « pour des raisons de compétition, les autres clubs n’annoncent pas leurs gardiens partants, alors pourquoi devrais-je le faire ? Nos gardiens à l’interne vont le savoir, c’est tout ce qui compte pour nous ».