Erik Karlsson a confirmé qu'il ne commencera pas la saison en même temps que ses coéquipiers en raison d'une opération subie au début de l'été.

Pas de golf pour Karlsson

La réalité que les Sénateurs d'Ottawa devront se débrouiller sans leur capitaine Erik Karlsson pour amorcer la saison régulière a frappé de plein fouet lundi quand il s'est présenté au club Royal Ottawa pour le tournoi de golf qui lance traditionnellement la nouvelle campagne en portant des sandales.
Arrivé au club de golf Royal Ottawa en sandales, le capitaine Erik Karlsson n'a pas foulé les allées, lundi.
Le défenseur étoile, finaliste l'an passé pour le trophée Norris qu'il a remporté deux fois, n'avait pas beaucoup de nouveau à dire par rapport à ce qu'il avait raconté la semaine dernière à New York lors d'une activité promotionnelle organisée par la LNH, où il avait notamment dévoilé que l'opération pour réparer des tendons déchirés dans sa cheville gauche avait comporté l'insertion d'un tendon artificiel.
« Ça progresse. J'ai passé assez de temps maintenant pour pouvoir commencer à l'utiliser. Je n'ai évidemment pas commencé à patiner, ça va probablement être dans deux ou trois semaines, dépendamment comment les choses vont aller. En général, je ne suis pas trop inquiet, ça va comme c'était prévu. J'imagine que je vais avoir besoin de deux semaines pour être en forme une fois que je vais avoir commencé à patiner », a-t-il indiqué, notant que le fait qu'il n'avait pas pu jouer au golf cet été a été la chose la plus difficile à avaler pour lui.
Karlsson entend prendre tout le temps nécessaire pour revenir à 100 % de sa forme, ou aussi proche que possible de ce niveau alors que sa cheville ne produira plus les mêmes sensations qu'auparavant, un peu comme son tendon d'Achilles déchiré en 2013 a pris quelques années avant qu'il s'y habitue.
« Ça m'a pris quelques années pour me sentir vraiment bien après la blessure au tendon d'Achilles. Ça, c'est quelque chose de complètement différent. C'est assez commun dans notre sport, il n'y a pas de comparaison et on m'a dit que je vais être proche de 100 %. Je ne suis pas inquiet, je sais que je vais pouvoir patiner comme il faut, a-t-il dit. C'est assez bizarre d'avoir un tendon artificiel, la sensation va toujours être différente. Ça va être mon "nouveau normal" et je ne m'en inquiéterai pas trop en allant de l'avant. Ce que je peux dire, c'est que ma carrière de joueur de basketball est définitivement terminée. Quand je vais revenir, que ce soit en octobre ou novembre, c'est parce que je vais être à 100 %. »
Le capitaine pense que son club sera malgré tout en mesure de se qualifier pour les séries éliminatoires pour une deuxième saison de suite, ce qu'il n'a fait qu'une fois (en 2012 et 2013) au cours de la dernière décennie.
Le directeur général, Pierre Dorion, a confiance que son club a assez de profondeur pour amorcer la campagne sans sa première paire de l'an passé, Karlsson et Marc Méthot, rendu à Dallas après sa sélection au repêchage d'expansion de Las Vegas.
« Nous pensons avoir la profondeur nécessaire. La mise sous contrat de Johnny Oduya était une bonne idée, si je peux le dire moi-même. Personne ne peut remplacer Erik, mais nous avons assez de gars pour compenser. Avec des gars comme (Thomas) Chabot, (Ben) Harpur et (Fredrik) Claesson, je me sens à l'aise. On ne voit pas ça comme une excuse, mais comme une opportunité pour des gars qui veulent vraiment jouer au sein de notre club de montrer ce qu'ils peuvent faire. Il va y avoir des blessés au fil d'une saison et on sait qu'on va en avoir pour commencer l'année et il va falloir gérer ça », a souligné Dorion.
« Je ne suis pas inquiet du tout, nous avons assez de défenseurs qui sont capables de jouer. Nous avons mis la main sur un gagnant de la coupe Stanley (en Oduya) pour nous aider. C'est certain que "Karl" (Karlsson) est un gros morceau de notre club, de notre brigade défensive, mais d'autres gars vont pouvoir hausser leur niveau de jeu pour remplir son rôle. Notre système permet de remplacer des joueurs et d'avoir du succès même sans nos joueurs étoiles », a noté le gardien Craig Anderson.
« Il n'y a rien de positif quand un joueur comme Karlsson n'est pas là, vraiment. Mais quelqu'un va avoir sa chance, peut-être que "Tommy" (Thomas Chabot) va s'amener et que Johnny (Oduya) va aider. Certains vont pouvoir se faire un nom dans la ligue et dans notre organisation, mais on ne remplace pas un Erik Karlsson », soulignait l'attaquant Bobby Ryan.