Le défenseur recrue des Sénateurs d’Ottawa, Erik Brännström, a été atteint par un patin d’Auston Matthews en plein visage alors qu’il ne restait qu’une dizaine de secondes à écouler au cadran lors du premier match des Sénateurs d’Ottawa, mercredi, contre les Leafs de Toronto.

Pas de congé pour Brännström

Erik Brännström l’ignore sans doute, mais il a encore marqué des points auprès de son entraîneur.

Cette fois, ce fut presque trop facile. Il n’a eu qu’à mettre un patin sur la glace pour participer à la séance d’entraînement de jeudi.

Petit rappel : le premier match de la saison a pris fin sur une triste note pour le défenseur recrue des Sénateurs. Il a reçu un patin d’Auston Matthews en plein visage, quand il restait une dizaine de secondes à écouler au cadran.

Il a pu éviter le pire, mais son œil gauche est passablement enflé. Il a également subi huit points de suture pour fermer deux plaies différentes.

« Malgré les points de suture, il a décidé de se pointer au boulot, comme si de rien n’était. Il n’a jamais dit quoi que ce soit qui aurait pu nous laisser croire qu’il voulait rater la séance d’entraînement », a souligné D.J. Smith.

« Clairement, ce gamin veut devenir un joueur de hockey. »

Le « futur joueur de hockey » n’avait pas l’air de trop s’en faire avec son look. Il se comptait juste chanceux. « J’ai revu la séquence sur vidéo. C’était effrayant », reconnaît-il.

Le patin de Matthews aurait facilement pu l’atteindre dans l’œil.

« J’ai vite réalisé que mon œil n’avait pas été touché. Je voyais bien, il n’y avait pas de problème. Il y avait beaucoup de sang. Je me suis demandé si je saignais du nez ou si j’étais coupé. »

« J’ai reçu des tas de textos. Beaucoup de gens s’inquiétaient. Ils voulaient savoir si tout allait bien. Ça m’a permis de me rendre compte que beaucoup de gens, en Suède, suivaient cette partie en direct. »

Brännström ne le dira pas trop fort, mais il est plutôt satisfait de son premier match de la saison.

« Je ne peux pas être trop satisfait parce que nous n’avons pas gagné, mais j’estime que j’ai quand même bien joué. »

Il était justement sur la glace, en fin de match, parce que les Sénateurs cherchaient à réduire l’écart.

On doit déjà considérer qu’il est un des défenseurs les plus efficaces, offensivement, de son club.

D.J. Smith s’est dit franchement impressionné par la prestation de son plus jeune protégé, contre les Leafs.

« Il ne faut pas oublier que nous travaillons dans un contexte de développement à long terme. Je voyais Chabot et Brännström sur la glace... J’ai l’impression qu’ils vont tous les deux connaître de belles et longues carrières. Ils sont tous les deux capables de faire circuler la rondelle. Ils sont aussi très compétitifs. »

Smith ne peut pas se montrer trop satisfait. La défensive des Sénateurs a quand même alloué 42 lancers aux Leafs, dans cette partie.

Craig Anderson est celui qui a le plus souffert, dans cette situation.

Comme son coach, il ne croit pas qu’il y a matière à s’inquiéter.

« Les gars sont encore coincés dans notre vieux système de jeu, croit-il. Nous avons adopté un nouveau système, mais tout est frais, tout est nouveau. Il est facile de retomber dans nos vieilles habitudes », pense le gardien.

Anderson dit que les « vieux réflexes » vont finir par disparaître.

« On va finir par apprendre de nos erreurs. Si vous voyez les mêmes gaffes qui se répètent dans le match numéro 10 de la saison, il faudra se poser des questions. En attendant, il faut chercher à constamment s’améliorer. Si on réussit à éliminer une ou deux erreurs par match, ce sera signe qu’on est sur la bonne voie. »

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LES SÉNATEURS EN BREF

Des anciens à l’honneur

La direction des Sénateurs pense qu’elle a trouvé une raison supplémentaire pour attirer les plus vieux partisans de l’équipe au match inaugural à domicile. Une annonce spéciale concernant des anciens joueurs sera faite, sur la patinoire, juste avant la mise en jeu protocolaire, samedi. Peu de détails ont circulé. On sait cependant que le comité chargé de rendre hommage aux anciens est derrière cette initiative. Le comité a été mis sur pied en 2015, à l’initiative de l’ancien président de l’équipe, Cyril Leeder. À l’époque, M. Leeder a réuni des gens issus du monde du hockey, des médias, des affaires et des leaders communautaires autour d’une même table. Ces gens ont suggéré qu’on retire le numéro 11 de Daniel Alfredsson, au terme de sa carrière de joueur. Le comité a également proposé la création d’un « anneau d’honneur », au niveau 300 du Centre Canadian Tire. L’ancien directeur général et entraîneur-chef Bryan Murray a été le premier — et le seul — à y être intronisé, en janvier 2017.

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Anderson... évidemment !

Il n’y aura pas de suspense. D.J. Smith a déjà annoncé que Craig Anderson obtiendra le départ, lors du match inaugural à domicile. Il devait discuter avec son adjoint responsable des gardiens, Pierre Groulx, avant de rendre la chose officielle. « Mais Craig a vraiment bien fait, devant notre filet, durant le match à Toronto. » C’est l’opinion de l’entraîneur, en tout cas. Auteur de 37 arrêts, le vétéran ne s’accorde pas une très bonne note pour cette première sortie. « Mon travail consiste à stopper la rondelle, c’est plutôt simple. Si j’avais réussi un ou deux arrêts de plus, en deuxième période, on aurait peut-être réussi à arracher au moins un point aux Leafs », dit-il. Anderson, on vous le rappelle, entreprend sa neuvième saison complète à Ottawa.

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Mika sans « C » 

À New York, on s’attendait à ce que Mika Zibanejad devienne capitaine des Rangers. Ce ne sera pas le cas. À l’instar des Sénateurs, les Blueshirts ont entrepris une deuxième saison de suite sans capitaine. Zibanejad portera un « A », tout comme Marc Staal, Chris Kreider et Jesper Fast.