Parker Kelly fait partie de l’organisation des Sénateurs depuis qu’il a été mis sous contrat en 2017, à titre de simple joueur invité non-repêché à un camp de développement.

Parker Kelly, la future peste des Sénateurs?

Parker Kelly pense être prêt à faire le saut chez les professionnels.

Pour cet attaquant qui a été nommé récipiendaire du trophée Jonathan-Pitre à titre de joueur le plus travaillant du camp de développement des Sénateurs pour une deuxième année de suite vendredi, il n’est pas question de retourner dans la LHOuest pour une cinquième saison à titre de joueur de 20 ans.

Le hockeyeur natif de Canmore, en Alberta, n’est pas un espoir aussi connu que les Drake Batherson, Logan Brown ou tous ceux acquis dans de gros échanges (Erik Brännström, Josh Norris, Vitalii Abramov, Jonathan Davidsson, etc.), mais il fait partie de l’organisation des Sénateurs depuis qu’il a été mis sous contrat en 2017, à titre de simple joueur invité non-repêché à un camp de développement.

Il a quand même retenu encore une fois l’attention des dirigeants de l’équipe, qui lui ont remis cet honneur – partagé l’an dernier avec Brady Tkachuk – à nouveau, une première à ce camp depuis les sélections successives de Mark Borowiecki en 2011 et 2012.

« Il a établi le standard chaque jour avec son éthique de travail, et il le fait depuis deux ans », a dit le DG Pierre Dorion pour expliquer sa sélection.

L’attaquant Parker Kelly s’est mérité le trophée Jonathan-Pitre pour une deuxième année consécutive en tant que joueur le plus travaillant du camp de développement. Le prix lui a été présenté par le DG Pierre Dorion et Tina Boileau, la mère de Jonathan Pitre, l’enfant papillon.

Auteur de 35 buts et 67 points la saison dernière alors qu’il a aidé les Raiders de Prince Albert à atteindre le tournoi de la coupe Memorial, où ils ont cependant perdu leurs trois matches, Kelly n’est pas le genre de joueur qui va remplir les filets s’il atteint la LNH un jour, mais il l’a montré encore jeudi soir lors du match intra-équipe, il est une petite peste (5’ 11’’) qui dérange l’adversaire chaque fois que l’occasion se présente.

« Je ne suis pas un joueur très flashy, je suis bon sur les 200 pieds de la patinoire et c’est ma marque de commerce. Dès ma première année dans la Ligue de l’Ouest, on m’a appris à jouer le jeu à l’intérieur du jeu. J’ai grandi dans un tel rôle en regardant des gars de la LNH comme Brad Marchand (des Bruins) et Brendan Gallagher (du Canadien). J’essaie de modeler mon jeu de cette façon et c’est mon atout le plus important jusqu’à maintenant », a-t-il raconté vendredi quand sa nomination a été annoncée lors d’un dîner d’équipe au Centre Canadian Tire.

Kelly pense avoir « trois bonnes options » pour la prochaine saison : faire le saut directement dans la LNH, ce qui serait assez surprenant ; se retrouver dans la Ligue américaine à Belleville ; ou encore être cédé à Prince Albert pour une dernière saison chez les juniors.

« Mon plus gros objectif cet été est de jouer chez les pros, que ce soit ici ou à Belleville. C’est là que je veux jouer... J’ai besoin de connaître un gros été après le camp de développement, continuer à travailler sur mes habiletés, mon coup de patin et ma force. On verra ensuite ce qui va arriver au camp, j’ai trois bonnes options et je vais y aller avec ce que le club va me dire de faire », a-t-il souligné.

Peu importe ce que les Sénateurs vont décider de faire avec lui, Parker Kelly ne baissera pas les bras. « Certains joueurs sont repêchés et boum, ils sont dans la LNH en l’espace d’une couple d’années. Moi, j’ai fait face à l’adversité toute ma vie. J’ai été retranché par de multiples équipes. C’est mon histoire, mais je continue à travailler vers mon objectif. Je vais continuer à faire ce que je fais et il faut espérer que ça va rapporter en bout de ligne », a-t-il lancé.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Tournoi à trois contre trois

Le camp de développement des Sénateurs va prendre fin samedi avec la tenue du traditionnel tournoi à trois contre trois, à 15 h au Sensplex. La formule a été révisée cette année alors qu’il n’y aura que deux équipes au lieu de quatre, seulement 16 joueurs et deux gardiens étant appelés à y prendre part alors que les autres ont été renvoyés chez eux vendredi.

« On essaie quelque chose de différent cette année alors qu’on n’a gardé que des joueurs qui sont proches de se tailler un poste dans la LNH », a indiqué le DG Pierre Dorion vendredi. Les joueurs retenus sont Vitalii Abramov, Olle Alsing, Drake Batherson, Rudolfs Balcers, Jacob Bernard-Docker, Erik Brännström, Logan Brown, Jonathan Davidsson, Alex Formenton, Parker Kelly, Josh Norris, Markus Nurmi, Shane Pinto, Lassi Thomson, Jonny Tychonick et Max Véronneau, ainsi que les gardiens Joey Daccord et Filip Gustavsson.

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Un 1er juillet tranquille

Pierre Dorion n’a pas voulu discuter de ses plans en vue de l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la LNH, lundi à midi, mais il est bien évident qu’il n’a pas l’intention de secouer la planète hockey en faisant une offre mirobolante à l’un ou l’autre des joueurs les plus convoités. Il a juste indiqué qu’il avait l’intention de tenir un point de presse tôt dans l’après-midi, entre 14 h et 15 h, « pour vous permettre de retourner à vos vies », a-t-il dit aux journalistes affectés à la couverture du club.

L’an dernier, Dorion s’était contenté de mettre deux joueurs des mineures sous contrat le 1er juillet, le gardien Mike McKenna et le centre Paul Carey, qui ont tous deux terminé la saison dans d’autres organisations.

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Entre les lignes

L’espoir suédois Jonathan Davidsson, acquis dans l’échange de Matt Duchene, n’a pas participé au match intra-équipe de jeudi soir en raison d’une blessure mineure, mais il pourra participer au tournoi à trois contre trois.

Vu que les contacts sont assez limités dans le format d’un tel tournoi, le centre Josh Norris, qui se remet d’une opération à une épaule, pourra y prendre part également.

Le camp prendra fin officiellement dimanche alors que les joueurs auront des rencontres individuelles avec les dirigeants de l’équipe.