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Centre du quatrième trio avec le Lightning, Cédric Paquette a connu sa meilleure saison dans la LNH il y a deux ans avec 13 buts et 4 passes en 80 matches
Centre du quatrième trio avec le Lightning, Cédric Paquette a connu sa meilleure saison dans la LNH il y a deux ans avec 13 buts et 4 passes en 80 matches

Paquette encaisse le choc de son échange aux Sénateurs

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Passer des champions de la coupe Stanley à un club en reconstruction comme les Sénateurs, et du soleil de Tampa Bay à la grisaille de l’hiver à Ottawa, c’est tout un choc que Cédric Paquette encaissait tant bien que mal 24 heures après l’annonce de l’échange qui fait qu’il est un ancien Lightning maintenant.

Le vol de Paquette en direction de la capitale nationale ayant été retardé, Le Droit a pu le joindre à l’aéroport pendant qu’il était à la porte d’embarquement, et la déception était palpable dans sa voix à l’autre bout du fil.

« Je savais qu’il y avait une possibilité au début de l’été, pas mal de monde disait que je pourrais me faire échanger. Ce n’est pas tant un choc, mais en même temps, le camp commençait bientôt et comme nous étions corrects avec le cap (plafond salarial), ça a été vraiment une surprise. Mais en même temps, je m’y attendais un peu », a laissé entendre le Gaspésien d’origine.


« Ça va être différent, mais l’équipe est très prometteuse. Il y a de très bons jeunes. J’ai gagné ma coupe, je suis content et je m’en vais là-bas pour remplir un rôle de vétéran, je suis content de ça aussi »
Cédric Paquette

Acquis avec le défenseur Braydon Coburn et un choix de deuxième ronde contre le gardien Anders Nilsson et l’attaquant Marian Gaborik, tous deux blessés à long terme, le départ de Paquette offre quand même plus de flexibilité au Lightning sous le plafond de 81,5 M$.

Repêché en quatrième ronde par le Lightning en 2012, l’ancien du Junior de Montréal et de l’Armada de Blainville-Boisbriand a passé toute sa carrière à Tampa Bay après un séjour d’une saison dans la Ligue américaine avec le Crunch de Syracuse (avant que Benoît Groulx en soit l’entraîneur). S’il tentait de faire mauvaise fortune bon cœur en se disant qu’il se rapproche de sa résidence estivale et de sa famille, il restait déçu de quitter une excellente situation.

« J’ai vraiment aimé mes six années à Tampa, c’est plate de m’en aller de là-bas. C’est vraiment devenu ma deuxième maison. Mais ça fait partie de la business, on a paqueté nos choses et on s’en va pour recommencer ailleurs... Ça va être différent, mais l’équipe est très prometteuse. Il y a de très bons jeunes. J’ai gagné ma coupe, je suis content et je m’en vais là-bas pour remplir un rôle de vétéran, je suis content de ça aussi », affirme-t-il.

Centre du quatrième trio avec le Lightning, Paquette a connu sa meilleure saison dans la LNH il y a deux ans avec 13 buts et 4 passes en 80 matches, avant d’enchaîner avec 7 buts et 18 points en 61 parties la saison dernière.

Il se voit remplir un rôle similaire avec sa nouvelle équipe.

« Je ne sais pas, on verra ce qui va se passer, je vais devoir faire mes preuves quand je vais être rendu au camp et que je vais devoir patiner, note Paquette, qui devrait être en quarantaine pour une semaine où il devra subir plusieurs tests de dépistage à la COVID-19. On verra rendu là, mais peu importe le rôle qu’ils vont me donner, je vais l’accepter et aider l’équipe à gagner... J’ai joué un peu partout (à Tampa), mais je suis un centre naturel, j’aime ça jouer au centre, gagner des mises au jeu importantes. Je peux m’adapter cependant. »

Paquette pense que ça va être différent de jouer au Canada, surtout au cours de cette prochaine saison écourtée où les sept équipes canadiennes vont s’affronter exclusivement dans la division Nord.

« Je ne m’attendais pas à jouer contre le Canadien cette saison et là, je vais les voir 10 fois, donc ça va être spécial. On vit avec ce qu’on a en 2020 », lance-t-il, lui qui a de la famille à Montréal en plus de sa Gaspésie d’origine, alors que sa conjointe est également québécoise (de St-Tite).

À part Coburn, le vétéran défenseur de 35 ans qui s’amène avec lui, il ne connaît personne dans son nouveau vestiaire. Il a cependant beaucoup entendu parler de Thomas Chabot par son ancien coéquipier Mathieu Joseph, qui a joué avec le défenseur vedette des Sénateurs avec les SeaDogs de Saint-Jean.