Jean-Gabriel Pageau se prépare pour un premier tournoi dans l’uniforme de son pays.

Pageau vise une médaille au Danemark

Avant de se lancer dans l’inconnu, Jean-Gabriel Pageau est retourné aux sources.

Le centre des Sénateurs d’Ottawa a quitté jeudi en direction de Riga, en Lettonie, afin de se rapporter pour la première fois à l’équipe nationale du Canada en vue du Championnat mondial qui sera disputé à compter de la semaine prochaine au Danemark.

Comme il n’avait pas patiné depuis l’élimination des siens à la fin de la saison régulière il y a deux semaines et demie, il s’est organisé une petite séance de patinage è un endroit qu’il connaît bien dans son patelin du secteur Hull de Gatineau.

« J’ai patiné avec Serge Haché (le préposé à l’équipement des Olympiques) au bon vieux Bob Guertin. Mon père (Jean) était sur la glace aussi avec moi, ça a été cool », a-t-il confié au Droit quelques minutes avant de prendre son vol vers Montréal, où il allait rejoindre son futur coéquipier Anthony Beauvillier, des Islanders de New York.


« Entre les joueurs québécois, il y a un certain respect qui s’est installé. Il y a peut-être d’autres joueurs dans l’équipe que j’ai déjà chirpés sur la glace. »
Jean-Gabriel Pageau

Pageau entend partager cette première expérience à porter l’unifolié avec sa famille, alors que sa fiancée Camille, ses parents Jean et Yda ainsi que sa sœur Sandryna iront le rejoindre la semaine prochaine à Herning et Copenhague, sites du tournoi mondial.

« Ça devrait être une belle expérience à partager avec toute la famille, à ce qu’on me dit. Je m’en vais là la tête haute pour tenter d’en profiter au maximum. Après une saison frustrante comme celle que nous avons connue, ça me redonne le goût de jouer que de me joindre à une équipe qui a une chance de gagner une médaille, ce qui est mon seul objectif là-bas. Ça va être bien aussi de m’éloigner, je n’ai pas regardé beaucoup de matches des séries (en première ronde) parce qu’en voyant l’intensité qui montait dans les matches, ça me rappelait des souvenirs de l’an dernier », racontait celui qui avait aidé les Sénateurs à atteindre la finale de l’Est le printemps dernier.

Doigt cassé
Pour le Gatinois de 25 ans, ce sera une première occasion de représenter son pays dans une compétition internationale. « J’avais été considéré pour l’équipe nationale junior à ma dernière année junior, à 19 ans. Benoît Groulx était notre entraîneur avec les Olympiques et je savais à travers lui qu’il y avait de l’intérêt. Mais lors du match où ils (les dépisteurs d’ÉCJ) sont venus me voir jouer, je me suis cassé un doigt en bloquant un lancer et j’ai raté un mois », se souvient-il.

Pageau est curieux de voir le rôle qui lui sera confié par l’entraîneur-chef Bill Peters, qu’il ne connaît pas. En date de jeudi, il n’y avait que deux autres centres sur l’alignement, soit Connor McDavid, des Oilers, et Ryan O’Reilly, des Sabres.

« Comme joueur, je pense que ça va m’aider de jouer avec des joueurs de haut calibre dans un tel tournoi. Je n’ai aucune idée quel rôle va m’être confié, je suis juste content d’avoir été invité et je vais essayer d’aider l’équipe de toutes les façons possibles », confie-t-il.

Pageau va débarquer dans un vestiaire où il ne connaît personnellement que deux joueurs, soit son coéquipier Thomas Chabot et Beauvillier. « Je le connais un petit peu pour lui avoir déjà parlé sur la glace, sans plus. Entre les joueurs québécois, il y a un certain respect qui s’est installé. Il y a peut-être d’autres joueurs dans l’équipe que j’ai déjà chirpés sur la glace. Je les connais pour la plupart pour les avoir affrontés, vu que j’affronte souvent les meilleurs joueurs adverses avec notre équipe », souligne celui qui portera son numéro 44 habituel (Chabot portera le 27, et non le 72 comme à Ottawa).

Bâtir la chimie
Pageau ne pense pas que le fait d’avoir visité Stockholm en novembre dernier avec les Sénateurs, dans une Suède voisine du Danemark, va l’aider pour cette nouvelle aventure scandinave. « J’ai déjà participé à des tournois en Europe quand j’étais jeune, en France notamment, et là je suis allé en Suède cette saison, mais c’est complètement différent d’aller jouer un tournoi comme ça avec des gars que tu ne connais pas, plutôt qu’avec tes coéquipiers de ton club à toi. Le défi, c’est de bâtir une chimie en l’espace d’une semaine », a-t-il indiqué en terminant.

Le Canada jouera son premier match du tournoi vendredi prochain contre les États-Unis.

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UN ARBITRE GATINOIS EN DEUXIÈME RONDE

Pour une troisième année de suite, l’arbitre gatinois Francis Charron a été retenu par ses patrons de la Ligue nationale de hockey pour officier en deuxième ronde des séries du circuit Bettman, l’un de 12 arbitres en chef (sur 20 d’office au premier tour) qui ont l’occasion de poursuivre leur travail. Charron a été jumelé à Brad Watson pendant la première ronde et il était toujours avec lui jeudi soir alors que le duo a été assigné au premier match de la série quart de finale opposant les Sharks de San Jose aux Golden Knights de Vegas. L’officiel de 34 ans issu de la LHJMQ avait été retenu comme arbitre substitut pour la troisième ronde lors des séries du printemps 2017.