En 10 matches, Jean-Gabriel Pageau a récolté cinq points et conservé un différentiel de plus trois.

Pageau revient comblé

Jean-Gabriel Pageau n’a pas été l’attaquant le plus utilisé, au Championnat mondial de hockey. Dans les moments cruciaux de la demi-finale, quand le Canada cherchait par tous les moyens à déjouer le gardien suisse Leonardo Genoni, il a même réchauffé le banc.

L’entraîneur-chef Bill Peters n’en avait à peu près que pour son capitaine, Connor McDavid.

Ne comptez pas sur Pageau pour critiquer. « En fin de match, quand il faut réduire l’écart, c’est McDavid qu’il faut envoyer sur la glace. Quand j’étais assis au banc, j’espérais que le coach utilise McDavid, Brayden Schenn et les autres piliers offensifs », dit-il.

De retour chez lui, à Ottawa, il n’a que de bons mots pour l’homme pour qui il a travaillé au cours des trois dernières semaines, sur le continent européen.

« Quand je suis parti là-bas, au début, j’étais prêt à jouer le rôle de 13e attaquant. J’étais juste content qu’on pense à moi. Le simple fait d’être considéré, pour moi, c’était déjà beaucoup. En fin de compte, j’ai joué beaucoup. On m’a confié de belles responsabilités. On m’a utilisé lors des infériorités numériques du début à la fin du tournoi. J’ai pris ça comme une belle marque de confiance. »

« Je n’ai que de belles choses à dire sur le coach. Je suis pas mal persuadé que tous les membres de l’équipe pensent comme moi. »

En 10 matches, Pageau a récolté cinq points et conservé un différentiel de plus trois.

Les jeunes
Il a été plus chanceux que certains de ses coéquipiers. À la ligne bleue, Thomas Chabot a été carrément laissé de côté pendant quelques matches. Il a essentiellement été réduit à un rôle de spectateur lorsque Marc-Édouard Vlasic est débarqué au Danemark, au beau milieu du tournoi.

« Chabby a quand même vécu une super belle expérience. Il a tellement une bonne tête sur les épaules ! Il comprenait qu’on avait un surplus de défenseurs. Il pratiquait fort. Quand il a eu la chance de jouer, avec son beau coup de patin, il n’avait pas trop de mal à se déplacer sur les grandes patinoires. »

Pageau n’a pas eu la chance de croiser tous les espoirs des Sénateurs d’Ottawa qui prenaient part à la compétition. Le gardien suédois Filip Gustavsson et le défenseur slovaque Christian Jaros ont passé la majeure partie du tournoi à Copenhague.

Les Canadiens, eux, ont passé la ronde préliminaire dans la ville secondaire du tournoi, Herning.

Le jeune vétéran des Sénateurs au eu l’occasion d’affronter les Américains et Colin White à deux occasions. « Ils nous ont battus deux fois. Ils ont eu raison de nous lors du dernier jour du tournoi, lors de la finale de bronze. Quand j’ai croisé Whitey après coup, il me narguait un peu, amicalement, avec sa médaille. C’est bon. Je lui ai répondu qu’il n’a pas réussi à me battre une seule fois dans les cercles des mises en jeu ! »

« Sérieusement, Whitey a connu un bon tournoi. Il a eu la chance de jouer avec Patrick Kane, beaucoup. Il a une bonne tête de hockey, lui aussi. Je crois bien que nous aurons besoin de lui à Ottawa l’an prochain. »

Pageau aurait été content de rapporter une médaille dans sa valise, mais il surmontera très vite sa déception. Il a un gros été devant lui.

Il va d’abord s’offrir quelques jours de vacances, à la pêche, avec de bons amis.

Il passera beaucoup de temps sur les terrains de golf, le mois prochain. Il prêtera son nom à deux tournois de bienfaisance. La deuxième édition de la Classique Brière-Pageau est prévue pour le 15 juin, au Sorcier.

Pageau doit aussi se marier, vers la fin de l’été.

SIELOFF SOUS CONTRAT POUR DEUX ANS

Pendant un long moment, Patrick Sieloff a traîné une triste réputation à Ottawa. 

Il était le défenseur qui avait mis un frein à la carrière de Clarke MacArthur. 

Lentement, mais sûrement, il a réussi à se faire pardonner. Il a tellement bien fait son travail dans la Ligue américaine, l’an dernier, qu’il a obtenu une prolongation de contrat. Il s’est entendu mardi avec la direction des Sénateurs. 

Son nouveau pacte, à deux volets, est d’une durée de deux saisons. 

Sieloff touchera 125 000 $US s’il évolue à temps plein à Belleville, la saison prochaine. 

Son salaire sera de 170 000 $US dans l’an deux. Sieloff, qui est âgé de 24 ans, a disputé 58 parties avec les Senators de Belleville, en 2017-18. 

Il a récolté une dizaine de points et il a passé 108 minutes au banc des pénalités. 

Il a obtenu une chance de jouer un match à Ottawa. 

Il a marqué un but dans un revers de 7-2 contre les Panthers de la Floride, le 20 mars.