Des rumeurs envoient Jean-Gabriel Pageau à Pittsburgh. «C’est une business. Quelque chose que je ne contrôle pas», affirme le Gatinois

Pageau ne peut ignorer les rumeurs

PITTSBURGH — On a refait la décoration du PPG Paints Arena. Clairement, les Penguins ne veulent pas qu’on oublie qu’ils ont remporté la coupe Stanley deux fois d’affilée.

«C’est certain qu’en mettant les pieds à l’aréna, ce matin, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé», a reconnu Jean-Gabriel Pageau.

Le centre gatinois n’a jamais cherché à se cacher. La défaite dans le septième match de la Finale de l’Association Est fut pour lui très dure à digérer.

«Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli. Nous sommes fiers. Nous sommes compétitifs. Nous sommes des joueurs de hockey. Nous aimerions toujours en avoir un peu plus. C’est certain qu’on aurait eu du plaisir à jouer en finale de la coupe Stanley.»

Le présent et l’avenir de Pageau semblent aussi liés à Pittsburgh.

Les Penguins font toujours partie des puissances de la LNH. Ceux qui leur cherchent des poux reconnaissent qu’il leur manque un peu de profondeur à la position de centre.

Ils auraient besoin d’un joueur responsable capable de succéder à Nick Bonino dans le troisième trio.

Le numéro 44 des Sénateurs est souvent mentionné dans les rumeurs.

«C’est touchant, dans un sens. Ça prouve que je fais du bon travail, réagit-il. En ce moment, je suis un Sénateur et je suis fier de représenter ma région. Pour le reste, c’est une business. Quelque chose que je ne contrôle pas.»

«Je préfère prouver aux Sénateurs que je suis capable de les aider à gagner des gros matches.»

Le directeur général des Penguins, Jim Rutherford, ne manque pas d’expérience.

Le vieux routier confiait récemment au site Internet spécialisé DK Sports que la solution au problème des Penguins se trouve peut-être plus près qu’on pense.

Il a glissé le nom de Riley Sheahan dans la conversation.

Sheahan, un ancien choix de première ronde, n’a jamais été capable de répondre aux attentes chez les Red Wings de Détroit. Il s’est joint aux Penguins après avoir connu une saison désastreuse dans laquelle il a marqué seulement deux buts en 80 parties.

Il semble tranquillement retrouver sa confiance. Il vient de connaître trois grosses semaines, durant lesquelles il a inscrit sept points en huit parties.

Il pourrait bien s’agir d’une tactique visant à refroidir les ardeurs des directeurs généraux avec lesquels il négocie, à moins de deux semaines de la date limite des transactions.

Gardiens

Dans une autre récente entrevue, il a déclaré qu’il n’était pas question pour lui d’échanger un de ses jeunes gardiens.

Il mise pourtant sur deux espoirs – Tristan Jarry et Casey DeSmith – capables d’évoluer dans la LNH. Un troisième, le Suédois Filip Gustavsson, finira par traverser en Amérique du nord.

Tous ces gardiens semblent condamnés à vivre dans l’ombre de Matt Murray.

Le jeune homme qui a permis aux Penguins de remporter la coupe en 2016 ainsi qu’en 2017 ne semble pas vouloir ralentir.

Il a conservé une fiche de 4-0-1 entre le 30 janvier et le 11 février. Il venait pourtant de s’absenter pendant une longue période. Son père, grandement malade, était en fin de vie.

«Nous avons tous beaucoup de sympathie pour lui. Il a traversé une si dure épreuve. Pourtant, quand il se pointe à l’aréna, chaque jour, il a l’intention de faire son travail. Nous sommes très chanceux de miser sur un gardien comme lui», estime le jeune attaquant Jake Guentzel.

L’homme fort Ryan Reaves est du même avis.

«Toutes les équipes ont besoin d’un bon gardien. T’as beau avoir tout le talent du monde, tu ne peux pas accomplir grand-chose quand ton gardien alloue des mauvais buts.»

«L’autre soir, contre les Jets, j’ai écopé d’une mauvaise pénalité. Je suais à grosses gouttes, au banc, pendant que Matt multipliait les gros arrêts pour me sauver le derrière...»

Souvenirs du Colisée Pepsi

Thomas Chabot n’avait encore jamais affronté Sidney Crosby. Il s’était cependant déjà trouvé dans le même aréna que lui. «Je dois être honnête. Je suis sa carrière avec intérêt depuis son arrivée dans la LNH. En fait, j’ai commencé à le suivre quelques années auparavant. J’ai assisté à quelques-uns de ses matches avec l’Océanic, au Colisée Pepsi. Chabot a grandi à Sainte-Marie-de-Beauce, à une demi-heure de route de Québec. Chabot ne se souvient cependant pas, en détail, des performances de Sid le Kid face aux Remparts. Crosby a disputé son dernier match dans la LHJMQ au printemps 2005. Il était âgé de huit ans, à l’époque. Beaucoup de choses ont changé, depuis. «Je ne suis pas nerveux à l’idée de l’affronter. Je suis emballé. C’est un défi et j’ai hâte», a-t-il déclaré sur l’heure du lunch.

McCormick tout près du but

Ce séjour dans la LNH pourrait être de courte durée. Max McCormick pourrait retourner à Belleville dans les prochaines heures, puisque Gabriel Dumont et Nathan Thompson sont sur le point de recommencer à jouer. Le jour où l’agitateur s’installera pour de bon à Kanata n’est peut-être pas trop loin. «Absolument. Je connais mon rôle. Je sais que je dois transmettre mon énergie à l’équipe. Je dois compléter mes mises en échec. C’est ce qu’on me demande.» McCormick, qui est âgé de 25 ans, a été patient. Il complète présentement sa quatrième saison dans la Ligue américaine. Son 32e match dans la «grande ligue», le 8 février contre les Predators de Nashville, fut probablement son meilleur. «J’aurais aimé l’utiliser davantage. Même chose pour Mike Blunden», a dit Guy Boucher.

Boucher évite le pire

Une catastrophe a été évitée de peu, mardi matin. Durant la séance de patinage d’avant-match des Sénateurs, Dion Phaneuf est passé à un cheveu de renverser son entraîneur. «J’ai levé les yeux durant un exercice. J’ai vu un train routier qui fonçait vers moi à vive allure», a commenté Boucher après coup. On ne connaît pas exactement la taille et le poids de l’homme de 46 ans. On peut quand même déduire qu’il ne fait pas le poids devant le vétéran défenseur de 220 livres. «S’il était tombé sur moi, j’aurais eu du mal à m’en remettre.» Le métier d’entraîneur au hockey est dangereux. Boucher a déjà été victime de quelques incidents durant des séances d’entraînement. Il a notamment été atteint par deux lancers. La dernière fois, c’était Freddy Claesson. «C’était douloureux.»