Jean-Gabriel Pageau et Mark Borowiecki ont discuté avec leur ancien coéquipier Mark Stone après l’entraînement des Sénateurs au Centre Canadian Tire.
Jean-Gabriel Pageau et Mark Borowiecki ont discuté avec leur ancien coéquipier Mark Stone après l’entraînement des Sénateurs au Centre Canadian Tire.

Pageau ne consultera pas Stone

À pareille date il y a un an, des négociations avaient lieu en coulisses avec Mark Stone et Matt Duchene, deux joueurs que les Sénateurs d’Ottawa espéraient garder dans leur giron pour accélérer leur processus de reconstruction.

Celles-ci n’ont finalement pas abouti et ils ont finalement tous deux été échangés, après avoir fait couler beaucoup d’encre.

Alors que Stone effectuait son retour dans la capitale mercredi avec les Golden Knights de Vegas, Jean-Gabriel Pageau ne pense pas qu’il faut dresser un parallèle entre son dossier qui piétine actuellement et le départ controversé de ce pilier. Il n’avait certes pas l’intention de lui demander conseil sur la meilleure façon de gérer une telle situation.

« Non, pas vraiment. En ce moment, j’essaie de garder ça juste pour moi-même. J’imagine que chaque situation est différente de joueur en joueur. J’essaie de contrôler ce que je peux et ne pas en parler à personne », a confié le centre gatinois.

Comme Stone l’an dernier, il écoule la dernière année de son contrat et il pourra réclamer son autonomie complète le 1er juillet. Dans un tel contexte, les Sénateurs ont deux options : lui faire signer une prolongation de contrat d’ici la date limite des transactions du 24 février, ou l’échanger au plus offrant avant celle-ci pour ne pas le perdre sans rien obtenir en retour rendu à l’été. Il en va de même, rappelons-le, pour les défenseurs Mark Borowiecki et Dylan DeMelo.

Le DG Pierre Dorion a dit en entrevue à la radio de TSN 1200 mardi qu’il ne parlera pas de ses futures négociations avec ses joueurs autonomes potentiels pour éviter qu’il y ait une « atmosphère de cirque » comme l’an passé avec Stone, Duchene et Ryan Dzingel, les deux derniers aboutissant à Columbus par la suite.

Pour Stone, rappelons que Dorion a obtenu l’espoir Erik Brännström, défenseur qui a été rétrogradé à Belleville le mois dernier, et un choix de deuxième ronde au prochain repêchage.

« C’était assez mouvementé l’an passé, avec tous les joueurs qui jouaient, ne jouaient pas, avant la période des échanges. C’était la première fois que je voyais ça en sept ans que je passe à travers la période des transactions. C’est tout le temps dur en tant qu’équipe, tu perds des chums, il y a d’autres joueurs qui arrivent. Ça, ce n’est rien de nouveau. Je ne m’attends à rien de différent pour la présente période des transactions. Peut-être qu’il y aura du mouvement, peut-être qu’il n’y en aura pas. Je n’ai aucune idée à quoi m’attendre », a-t-il déclaré.

« Ça ne me stresse pas trop en ce moment. Je n’ai pas vu les commentaires qu’il a faits, tu me l’apprends... Après la semaine de pause, il va rester une semaine de moins, a-t-il ajouté en riant. C’est ça la business du hockey, on verra bien. »

Au lendemain d’un revers de 3-2 en prolongation contre Chicago après lequel l’entraîneur-chef D.J. Smith a critiqué l’éthique de travail des siens qui a fait défaut malgré la présence de l’ancien Sénateur Zack Smith, Pageau s’attend à affronter un Stone émotif à son retour, surtout à la suite du congédiement surprise de Gerard Gallant mercredi.

« C’est quelqu’un qui joue avec beaucoup d’émotion, et il est comme ça hors glace aussi. Ça va être une soirée spéciale, il a tellement apporté de bonnes choses ici dans la communauté ainsi que dans la chambre et à tous les joueurs qui ont joué avec lui. »

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Tkachuk reçoit Stone... chez lui

Brady Tkachuk avait l’intention de recevoir Mark Stone « chez lui » mercredi soir, pour un souper de famille.

L’attaquant de deuxième année des Sénateurs loue le domicile de la vedette des Golden Knights dans le quartier Westboro d’Ottawa, où plusieurs membres de sa famille, son père Keith en tête, s’amènent en vue de la visite de son frère Matthew et des Flames samedi.

« Je lui ai dit qu’il est invité à ma maison, ce n’est pas la sienne présentement », a dit Tkachuk, qui était en pension à la même adresse l’an dernier.

« C’est ma mère qui va faire le repas, pas moi », a-t-il pris le soin de préciser. Tkachuk a mentionné qu’il sera « bizarre » d’affronter son mentor.

« Il m’a beaucoup aidé comme recrue qui n’a jamais vécue les hauts et les bas de la LNH. Hors glace, il m’a montré le chemin et sa façon de jouer sur la glace est quelque chose que cherche à imiter... Son premier match en revenant en ville devrait être amusant. Ces deux prochains matches sont encerclés sur mon calendrier depuis longtemps », a-t-il dit.