Jean-Gabriel Pageau a marqué un tour du chapeau lors du dernier match de la saison avec les Senators de Binghamton. Son entraîneur, Luke Richardson, comptera sur lui durant les séries qui s'amorcent.

Pageau fait les frais d'une congestion au centre

La place de Jean-Gabriel Pageau, pour l'instant, est à Binghamton.
Paul MacLean s'est chargé de l'expliquer aux journalistes, hier matin. «Nous comptons dans notre formation quatre centres qui jouent vraiment bien. Mika Zibanejad est récemment retourné à sa position naturelle. Jason Spezza a effectué un retour au jeu après avoir soigné une blessure. Kyle Turris et Zack Smith ont été deux de nos joueurs les plus constants depuis le début de la saison. Derrière tous ces joueurs, Jean-Gabriel a raté quelques parties récemment. Lors des matches où il était dans la formation débutante, il passait de moins en moins de temps sur la patinoire. Ça n'avait aucun sens de laisser un jeune joueur qui compte une seule année d'expérience dans le hockey professionnel moisir dans une situation comme celle-là.»
Pageau, le héros obscur de la première ronde des séries éliminatoires du printemps dernier, ne doit pas croire que la direction a cessé de croire en lui.
«Nous allons lui donner la chance de jouer un grand rôle avec l'équipe de Luke. Ça va lui faire beaucoup de bien.»
Mûrir à Binghamton
Luke, c'est Luke Richardson. L'ancien défenseur dirige les Senators de Binghamton depuis bientôt deux ans et il a prouvé à plus d'une occasion qu'il est doué avec les jeunes hockeyeurs.
Il se réjouit d'obtenir une nouvelle opportunité de travailler avec le jeune attaquant gatinois.
«Jean-Gabriel joue avec beaucoup d'autorité. Dans nos derniers matches, nous aurions eu besoin d'un joueur comme lui», a-t-il déclaré, hier, lorsque joint par LeDroit.
Pageau avait produit à un rythme d'un point par match durant son séjour précédent dans la Ligue américaine, cet automne. Les attentes à son égard demeureront très élevées cette fois-ci.
«Jean-Gabriel continue de s'améliorer. Il est beaucoup plus fort physiquement qu'à ses débuts chez les pros. La seule chose qui ne change pas, c'est le fait qu'il n'a peur de rien.»
«La direction de l'équipe n'a pas cessé de croire en lui. Ce nouveau séjour avec nous devrait lui permettre de se rebâtir une confiance.»
Sstlaurent@ledroit.com