Jean-Gabriel Pageau est à New York où il a pris part à une partie de l’entraînement sur glace des Sénateurs.

Pageau fait des progrès

NEW YORK — Surprise dimanche dans la Grosse pomme, Jean-Gabriel Pageau était de retour dans le giron des Sénateurs d’Ottawa.

Mieux que ça, le centre gatinois qui se remet d’une déchirure du tendon d’Achille du pied droit a patiné avec ses coéquipiers, une dizaine de minutes avant leur entraînement et même une dizaine de minutes pendant celui-ci.

Il n’est pas proche d’un retour au jeu, mais c’est une autre étape franchie dans sa réhabilitation, un peu plus de deux mois après qu’il se soit blessé, lors d’un exercice de gymnase au premier jour du camp d’entraînement. Après l’opération pour réparer son tendon déchiré complètement, les médecins avaient parlé d’une absence de quatre à six mois, mais il semble maintenant évident que ce sera plus près de quatre mois.

« J’attends de me faire donner le feu vert par les médecins et ce ne sera pas avant un mois au moins, a-t-il confié au Droit après coup. Il n’y a pas de date encerclée sur mon calendrier. Ils ne veulent pas me laisser aller avant que je sois à 100 %. Ça va bien, je me sens bien, mais il y a encore des petits mouvements qui sont plus inconfortables. Je dois travailler là-dessus, mais je ne pense pas qu’ils vont me laisser jouer avant [le pronostic initial des] quatre à six mois. Mais c’est certain que je voudrais revenir le plus rapidement possible. Ce serait un beau cadeau de jouer dans le temps des Fêtes, mettons. »

Le moral du centre qui a eu 26 ans il y a deux semaines est excellent à travers cette épreuve. Il blaguait qu’il est « bien en avance » sur son père Jean, qui a subi la même blessure il y a quelques années en jouant au tennis avec lui. « Il n’avait pas la chance d’avoir des traitements tous les jours, des bains, des chambres hyperbares. Je ne pense pas que ma mère le stretchait tous les jours comme nos thérapeutes le font avec moi », soulignait-il plus sérieusement.

La médecine moderne permet de récupérer de telles blessures sérieuses beaucoup mieux que par le passé, mais Pageau s’est aussi dédié à la cause dès le départ. « Je pense que j’ai eu deux jours de congé depuis que c’est arrivé. Je suis là tous les jours, je veux que ça fonctionne... On va dans la bonne direction. Je veux faire tous les détails pour revenir dès que je peux, mais on va voir comment ça va se passer », a-t-il souligné.

Pageau ne savait pas s’il obtiendra la permission de voyager avec l’équipe tout le temps dans cette autre étape de sa réhabilitation. Il appréciait donc de se retrouver parmi ses coéquipiers.

« C’est une bonne sensation d’être autour des gars, du personnel, de voyager avec eux. C’est plaisant d’avoir été invité par le DG et le personnel d’entraîneurs pour passer du temps avec l’équipe à New York, ça me donne une motivation supplémentaire. Je sais que c’est un long processus, une blessure à long terme, donc pendant ce temps, c’est bon d’obtenir du temps avec les gars, c’est bon pour mon ‘mental’. J’aime ça, je peux faire des blagues avec eux, les faire rire un peu. C’est différent d’être à la maison tout le temps. Cette année, nous avons un bon groupe avec plusieurs jeunes. Il y a une bonne énergie dans le vestiaire et c’est bon d’être autour de ça, c’est positif », a-t-il souligné.

« C’est bon de le voir sur la glace, mais l’échéancier ne change pas pour lui. Il a juste le droit de commencer à pratiquer lentement avec l’équipe lors d’exercices où il n’y a pas de contact. C’est bon pour son moral et celui de l’équipe », a dit l’entraîneur-chef Guy Boucher à son sujet.