Même après avoir connu la défaite, que ce soit face aux Panthers ou aux Capitals, Jean-Gabriel Pageau est toujours présent pour répondre aux questions des journalistes.

Pageau, DeMelo, Boro, même combat

DÉTROIT — Après un cuisant revers comme celui de mardi soir à Washington, il n’est pas nécessaire de faire des requêtes de joueurs au responsable des communications des Sénateurs d’Ottawa.

Jean-Gabriel Pageau attendait patiemment l’arrivée des journalistes dans un vestiaire désert une dizaine de minutes après le revers de 6-1 aux mains des Capitals. Après lui, Dylan DeMelo s’est amené, suivi de Mark Borowiecki.

Pageau, DeMelo, Boro. Ces trois vétérans sont présentement les meilleurs porte-paroles des Sénateurs, club en reconstruction qui fait de son mieux, mais qui manque de ressources quand il est confronté à une puissance de la LNH comme les champions de la Coupe Stanley de 2018.

À un peu plus de six semaines de la date limite des transactions dans le circuit Bettman, ces trois joueurs seront sous les feux des projecteurs puisqu’ils sont tous dans la même situation : en dernière année de contrat, ils pourraient se prévaloir de leur autonomie complète le 1er juillet prochain si des prolongations à leurs ententes actuelles ne sont pas négociées. Sans nouvelles ententes, ils devraient tous être convoités par des clubs cherchant à s’améliorer avant le 24 février.

D’après ce qu’ils laissent entendre, il n’y a pas encore eu de négociations entre leurs agents et la direction des Sénateurs, alors que le directeur général Pierre Dorion a encore bien caché son jeu en entrevue avec Le Droit juste avant Noël.

« Nous avons appris, au cours des dernières années, qu’il ne sert à rien de discuter publiquement des négociations de contrat... Chaque mot qui sort de ma bouche peut être interprété de différentes façons. Pour le bénéfice des joueurs, il est préférable de ne pas discuter de contrats », avait-il confié au collègue Sylvain St-Laurent, avant d’ajouter que « le père Noël finira peut-être par passer ».

Pageau, qui connaît la meilleure saison de sa carrière (19 but, 30 points en 43 matches), n’a pas l’intention de se laisser distraire par toutes les tractations à son sujet.

« C’est la période des transactions, c’est la même chose chaque année. J’imagine qu’il va y avoir des changements. Mais ce n’est rien de nouveau pour moi, ça fait sept saisons que je passe à travers ces mois-là [janvier et février], ce ne sont jamais des mois faciles en tant qu’équipe. Pour ça, c’est bon qu’on se soutienne les uns les autres », a confié le centre gatinois au Droit mardi soir.

On n’a pas abordé le sujet avec Borowiecki quand il est passé à son tour, mais il avait laissé entendre samedi après la défaite contre Tampa Bay qu’il avait été particulièrement excité de compter un but, son cinquième de la campagne [un sommet personnel], « parce que je suis dans une année de contrat et c’est une année importante pour moi », a indiqué l’arrière de 30 ans qui cherche à assurer l’avenir de sa famille alors que son épouse attend le premier enfant du couple, dont l’arrivée est prévue pour dans environ... six semaines.

DeMelo, qui est revenu d’une fracture à un doigt mardi après une absence de 10 matches, est un défenseur efficace à un salaire raisonnable (dans la LNH contemporaine) de 900 000 $, un peu moins que les 1,2 million $ de Borowiecki.

Il n’a pas caché mardi qu’il pense un peu à ce qui pourrait se passer au cours des prochaines semaines. « C’est toujours dans ta tête. Quand tu perds des matches et qu’on perd du terrain dans la course aux séries, il va se passer des choses. On veut revenir dans la course et les autres choses, on ne peut les contrôler. Ce qui doit arriver va arriver. J’aime le groupe de gars que nous avons et je pense qu’on construit de la bonne façon, mais ça va prendre un peu de temps même si nous sommes bien partis. On va évidemment voir ce qui va arriver », a indiqué le volubile arrière obtenu dans l’échange d’Erik Karlsson.