Magnus Paajarvi (au centre) espère que les Sénateurs l’aideront à relancer sa carrière.

Paajarvi content d’avoir une audition

RALEIGH — Magnus Paajarvi ne sait pas trop comment il est passé d’un espoir repêché tôt en première ronde par les Oilers d’Edmonton à un joueur de trop avec les Blues de St. Louis, qui l’ont soumis au ballottage.

« Beaucoup de hauts et de bas », a-t-il répondu lorsque la question lui a été posée en débarquant dans le vestiaire des Sénateurs d’Ottawa, le club qui l’a réclamé vendredi dernier et auquel il s’est rapporté lundi en Caroline du Nord.

« J’ai eu de mauvaises saisons après de bonnes saisons. L’an passé, j’ai joué vraiment bien, alors que cette année, je n’ai pas réussi à me mettre en marche. Je me suis retrouvé un peu partout dans l’alignement. Il y a eu des hauts et des bas, mais je suis toujours là. Je sais que je peux jouer dans cette ligue, je me sens en confiance. Je vais essayer de faire le travail ici, c’est une nouvelle page qui commence dans ma carrière, a ajouté l’attaquant de 26 ans, repêché en 2009 par les Oilers, un rang après que les Sénateurs aient choisi le défenseur Jared Cowen, qui n’est plus dans la LNH.

Paajarvi, qui a grandi à Malmö, en Suède, va tenter de relancer sa carrière en retrouvant un bon ami, le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson, contre qui il a joué au hockey mineur avant d’être son coéquipier au sein de différentes équipes nationales, dont celle du Championnat mondial junior de 2009 à Ottawa.

«C’est excitant de m’en venir ici. Je connais Erik depuis longtemps. On s’entraîne ensemble l’été depuis une couple d’années, on a grandi ensemble. C’est toujours bien d’arriver dans une équipe et de connaître quelqu’un, mais tous les joueurs de l’équipe m’ont très bien accueilli», a-t-il noté.

C’est d’autant plus excitant pour lui que l’entraîneur-chef Guy Boucher l’a inséré à la place de Mark Stone sur un des deux premiers trios du club, aux côtés de Derick Brassard et Ryan Dzingel, lors de la pratique de lundi. Il entend les garder ensemble pour son premier match, mardi soir contre les Hurricanes.

«On va lui donner une chance, c’est certain. Nos dépisteurs et nos dirigeants, Pierre (Dorion) en tête, pensent que sa vitesse va nous aider. Il a une bonne taille (6’ 2’’ et 205 livres), il est souvent le premier sur la rondelle et il peut tuer les punitions. Il est un joueur de la LNH fiable, qui travaille fort. Nous sommes dans une position où on peut donner un essai à un gars comme ça. On recherche des joueurs acharnés, c’est la culture que l’on veut établir... On va lui donner la chance de jouer avec deux gars (Brassard et Dzingel) qui ont du talent en offensive, mais il va probablement devoir remplir d’autres rôles. On va voir ce qu’il peut nous apporter», a dit Boucher.

Paajarvi, qui a 26 ans, ne voulait pas trop s’arrêter à penser avec qui il va jouer. «Peu importe avec qui c’est, je dois tout donner et essayer d’établir de la chimie avec qui que ce soit. Il faut que je sois là pour Ottawa. C’est une audition, chaque saison l’est. Il faut être bon tout le temps dans cette ligue. La différence est minime, mais elle est grande en même temps», souligne celui qui n’a qu’un contrat pour la présente saison en poche (à un salaire de 800 000 $ US). Il deviendra joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain.

Paajarvi portera le numéro 56 avec les Sénateurs, endossé pour la dernière fois par Petr Schastlivy en 1999-2000. Il le porte en l’honneur de son père, qui est né cette année-là. Ça compense pour le fait qu’il a délaissé le nom de famille de celui-ci, Svensson. «Ça faisait trop long écrire Paajarvi-Svensson dans le dos», a relaté celui qui a gardé le nom de sa mère, alors que son frère Bjorn, qui a joué dans la Ligue élite de Suède et maintenant en Allemagne, a fait le contraire.

Rappels de Belleville

Avec leurs blessés qui ne sont pas prêts à revenir au jeu, les Sénateurs ont rappelé les trois joueurs qui étaient retournés à Belleville vendredi, le centre Colin White, l’ailier Chris DiDomenico et le défenseur Erik Burgdoerfer. Guy Boucher a assuré que White affrontera les Hurricanes mardi étant donné l’absence de Nate Thompson au centre, ainsi que celle de Gabriel Dumont, qui peut jouer à cette position. Dumont, a-t-il indiqué, ratera « quelques semaines » en raison d’une entorse au haut de la cheville. « Il a tenté de jouer malgré ça depuis que c’est arrivé (lors de la Classique 100 contre Montréal), mais il ne pouvait plus le faire. Il va rater quelques semaines », a-t-il dit.

But spectaculaire

Le défenseur Erik Burgdoerfer a profité de son retour à Belleville pour compter un but de toute beauté samedi contre Syracuse, allant d’un bout à l’autre de la patinoire pour ensuite passer entre deux défenseurs avant de déjouer le gardien en arrivant seul devant lui, un jeu qu’on peut retrouver sur YouTube. « Je ne joue pas en avantage numérique d’habitude, mais on avait des blessés et on m’a donné cette chance. On avait fait une passe vers l’arrière en zone neutre lors de nos jeux de puissance précédents et j’ai pensé que leurs défenseurs pourraient tricher un peu, et ça a marché », a-t-il raconté.

Entre les lignes

Erik Karlsson a rejoint l’équipe à Raleigh lundi, mais il a pris congé de l’entraînement commandé par Guy Boucher, comme c’était sa prérogative après avoir participé au Match des étoiles à Tampa Bay... Craig Anderson affrontera les Hurricanes mardi... L’espoir des Sénateurs Drake Batherson a au moins un point à ses 14 derniers matches avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, période où il a totalisé 22 points.