Alex Ovechkin a dépassé Mark Messier au huitième rang des buteurs de l’histoire de la LNH avec son 695e but en carrière

Ovechkin dépasse Messier dans un gain des Capitals face aux Sénateurs

Les Sénateurs d’Ottawa ont été ensevelis sous une avalanche de lancers d’Alex Ovechkin vendredi soir au Centre Canadian Tire.

Le capitaine des Capitals de Washington a dirigé 19 rondelles au filet, dont 11 sur la cible, et la loi de la moyenne étant de son côté, il a compté deux buts, son 694e pour rejoindre Mark Messier au huitième rang des buteurs de l’histoire de la LNH, et un 695e dans un filet désert pour faire la différence dans un gain de 5-3 des siens devant 14 279 amateurs.

Ça lui fait 11 buts à ses cinq derniers matches, une séquence qui se veut une première au fil de son illustre carrière.

Les meneurs dans l’association Est ont ainsi mis fin à la série de trois parties sans revers en temps réglementaire (2-0-1) des hommes de D.J. Smith.

«J’ai eu plein de chances pour en compter encore plus, mais je vais prendre ces deux-là et aller de l’avant, a lancé Ovechkin après le match. Être huitième, c’est juste un chiffre. Mais c’est bien d’être en compagnie de toutes ces légendes.»

T.J. Oshie et Evgeny Kuznetsov ont compté les deux premiers buts des Capitals, et le premier d’Ovechkin, sur une descente à deux contre un, est survenu entre ceux de Chris Tierney et Thomas Chabot au deuxième engagement. Tierney a complété un bel échange avec Dylan DeMelo et Connor Brown pour un quatrième but pour lui en désavantage numérique cette saison, un sommet dans la LNH.

Carl Hagelin, en désavantage numérique lui aussi, et Artem Anisimov, en avantage 100 secondes plus tard, se sont échangés des buts en troisième.

«OV est un des plus grands compteurs de but, il sait comment lancer la rondelle et elle va toujours dans le filet. Je suis content pour lui, j’ai joué plusieurs Championnats du monde avec lui, je le connais et je suis content. Mais on doit faire un meilleur travail pour l’empêcher de compter contre nous. Il est un bon joueur et il trouve un moyen, cependant», a souligné Anisimov au sujet de son célèbre compatriote.

Son patron D.J. Smith était d’accord. «Il est le meilleur buteur pour une raison, il lance. Pour compter, il faut lancer, et il lance de partout. Les gars qui jouent avec lui le savent, ils lui donnent la rondelle et il continue à lancer. Éventuellement, ça finit par rentrer», a-t-il indiqué.

«C’est cool d’être témoin de ça (les exploits d’Ovechkin), mais c’est moins drôle d’avoir à jouer contre lui. Il est un gars difficile à contrer et ce n’est pas pour rien qu’il pourchasse tous ces records», a noté Tierney de son côté.

Smith n’a pas aimé le début de match de son club, qui «a laissé Marcus (Högberg) à lui-même en première période». «On a fait preuve de résilience par la suite et nous sommes revenus. Nous avons amélioré notre niveau de compétitivité alors qu’au début, nous n’étions pas prêts à leur livrer bataille», a-t-il ajouté.

Högberg a fait face à 36 tirs devant la cage des locaux, alors que son vis-à-vis Ilya Samsonov en a repoussé 25 pour demeurer invaincu à l’étranger cette saison (fiche de 10-0). Il a notamment frustré Vladislav Namestnikov sur une échappée au premier tiers, quand Ottawa se faisait dominer (16-5 au chapitre des tirs).

Les Sénateurs (18-23-9) ont complété le mois de janvier avec une fiche de (2-4-4) et ils vont commencer février en rendant visite aux Maple Leafs de Toronto samedi soir.

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CHABOT S'EN VOULAIT UN PEU

Thomas Chabot s’en voulait pour une erreur coûteuse après le revers de 5-3 des Sénateurs contre les Capitals. Nul doute que son ami Colin White, qui fêtait comme lui ses 23 ans jeudi, s’en voulait encore plus.

La punition mineure double de ce dernier avec moins de quatre minutes à jouer a permis aux visiteurs de finir le match en avantage numérique, et Alex Ovechkin a pu sceller l’issue de la rencontre dans un filet désert quand le gardien a été retiré à la faveur d’un cinquième patineur.

White ne s’est évidemment pas présenté dans le vestiaire pour parler de ce bâton élevé qui a ensanglanté Lars Eller après le match.

Chabot, auteur d’un but (son premier après une disette de 11 matches) et une passe, y attendait les journalistes et il ne s’est pas défilé, parlant de son revirement en zone adverse qui a permis à Lars Eller d’aller à l’autre bout avant de refiler à Carl Hagelin pour faire 4-2.

« Il y a toujours des jeux qu’on aimerait ravoir, a-t-il souligné. Des jeux comme celui-là. Je rentre dans la zone et je vois le jeu se défaire, le gars (Eller) filer en avant de moi. Je suis un gars qui veut avoir la rondelle et faire des jeux. Ce n’est pas la première ni probablement la dernière fois que je vais faire un revirement. C’est certain que ça a fait mal, mais le power play tout de suite après, on a réussi à en mettre une dedans. C’est une preuve qu’on a du caractère. »

Chabot a obtenu une passe sur ce but d’Anisimov survenu 1:40 minute après celui d’Hagelin. La remontée s’est arrêtée là, cependant. « La punition (de White) en fin de match, c’est malheureux, c’est un mauvais timing, mais ça fait partie de la game de hockey. Il y a quand même beaucoup de positif à sortir de ce match-là, contre un des meilleurs clubs de la ligue, avec St. Louis », a ajouté Chabot. 

« Notre jeu de puissance a été bon récemment (cinquième match de suite avec au moins un but), et nous avons compté tout de suite après en avantage, donc ça s’équivaut. Il faut leur donner du crédit, ils ont fait tout un jeu. Nous avons aussi compté en désavantage », a souligné D.J. Smith.