Jean-Gabriel Pageau, Guy Beaulieu et Daniel Brière ont présenté leur Classique annuelle au club de golf Le Sorcier, à Gatineau.

«On va rebondir»

De gros nuages noirs planent au-dessus de l’organisation des Sénateurs d’Ottawa au cours de la présente saison morte.

Le soleil était cependant au rendez-vous vendredi pour la deuxième Classique de golf Daniel Brière/Jean-Gabriel Pageau présentée au club Le Sorcier de Gatineau, où le centre gatinois de la formation locale était accompagné de ses coéquipiers Cody Ceci et Alexandre Burrows, alors que l’entraîneur adjoint des Penguins de Pittsburgh Jacques Martin et le défenseur gatinois Alexandre Picard, ancien des Sénateurs et du Canadien, ont également accepté l’invitation des organisateurs, tout comme un total de 148 golfeurs.

Pageau ne s’est pas défilé lorsqu’il a été question des nombreux problèmes des Sénateurs cet été, mais il a préféré ne pas commenter la dernière calamité, le conflit entre les conjointes d’Erik Karlsson et de Mike Hoffman étalé sur la place publique cette semaine.

Interrogé à savoir si ça lui faisait mal au coeur de voir la seule équipe de la LNH dont il a défendu les couleurs être varlopée de tous bords, tous côtés, il a rétorqué : «C’est sur. Mais si ça allait tout le temps bien, ce ne serait pas normal. Il y a tout le temps des hauts et des bas, pas juste dans une organisation de hockey, mais aussi dans ta petite vie chez vous aussi. C’est normal qu’il y ait des bas, ça te permet de revenir plus fort. Ce sont des choses qui arrivent, des choses qu’on ne contrôle pas dans un sens. Il faut juste trouver des solutions aux problèmes... J’ai confiance que toute l’organisation va rebondir.»

Concernant les allégations de cyberintimidation de Melinda Karlsson à l’endroit de Monika Caryk, la fiancée de Hoffman, le hockeyeur qui va se marier en août a ajouté que ça n’avait pas vraiment divisé le vestiaire. «Je ne dirais pas que nous étions divisés vraiment, c’était un problème en dehors de la glace et j’aime mieux ne pas commenter là-dessus», a-t-il indiqué.

Pageau n’aime évidemment pas entendre toutes les rumeurs de transactions qui concernent les deux joueurs, en particulier celles qui verraient le joueur de concession qu’est Karlsson se retrouver sous d’autres cieux. «C’est certain que je souhaite qu’il reste... C’est un excellent joueur et c’est notre capitaine, notre leader... De l’avoir dans notre chambre, c’est un avantage et on veut le garder», dit-il.

Mentor de Pageau depuis qu’il a accédé à la LNH, Brière sympathisait avec son protégé dans cette situation pas facile à vivre pour les joueurs. «On dirait que les malheurs se poursuivent du côté des Sénateurs. Ce n’est pas le fun de voir ça. On dirait que c’est une tuile après une autre qui tombe sur les Sénateurs. Tu dois essayer de voir du positif dans tout ça, peut-être que ça va faire d’eux une meilleure équipe, une meilleure organisation dans le futur. Dans le moment, il semble y avoir beaucoup de noir, même si je suis cela à distance», dit le hockey gatinois retraité, qui travaille dans l’organisation des Flyers de Philadelphie.

Brière, qui était heureux de revenir dans son patelin pour aider à amasser des fonds pour les enfants défavorisés de l’Outaouais, était d’ailleurs heureux de rapporter que le nouveau club affilié aux Flyers dans la ligue East Coast qu’il gérera la saison prochaine, les Mariners du Maine, pourront commencer à mettre leurs premiers joueurs sous contrat samedi.

Ceci, le défenseur originaire d’Orléans, est dans le même bateau que Pageau, il se fait poser des questions sur la débandade de l’équipe partout où il va. «Les gens me posent des questions partout où je vais, c’est difficile alors que je n’ai pas vraiment d’opinion. C’est une situation malheureuse avec laquelle ils (Karlsson et Hoffman) doivent composer, dommage que ça soit sorti dans les nouvelles. On va espérer qu’ils puissent résoudre ça», a-t-il indiqué. Le défenseur qui sera joueur autonome avec compensation le 1er juillet s’attend à ce que ses négociations de contrat soient retardées vu que Dorion a d’autres priorités présentement. «Tout le monde a comme objectif de signer un contrat à long terme, c’est ce que je vise», a-t-il dit.

BURROWS ATTEND DES NOUVELLES

Alors que la fenêtre pour les rachats de contrat est maintenant ouverte dans la LNH, c’était pas de nouvelle, bonne nouvelle pour Alexandre Burrows.

Le vétéran attaquant n’a pas été contacté par le d.g. des Sénateurs Pierre Dorion pour l’aviser que le club envisageait de lui payer seulement les deux-tiers de la dernière année du contrat qui rapporte 2,5 millions $ à l’ancien des Canucks de Vancouver, ce qui lui permettrait ainsi de devenir agent libre.

« Je n’ai pas eu d’écho. Je sais qu’il y a plusieurs situations qui sont probablement plus importantes pour l’organisation que la mienne en ce moment. J’attends mon tour et on va probablement en savoir plus au repêchage... En attendant, je m’entraîne comme si je m’en allais au camp d’entraînement en septembre prochain et le but demeure de gagner une coupe Stanley », a déclaré Burrows alors qu’il était un invité de la Classique Brière/Pageau, lui qui a qualifié ce dernier de « légende » en sol outaouais.

Les Sénateurs ont jusqu’au 30 juin pour décider de racheter ou non des contrats, ceux de Burrows et Marian Gaborik, quoique ce dernier se remet d’une opération au dos, étant les plus susceptibles de l’être.

Les « situations » auxquelles il fait référence concernent notamment les rumeurs d’échange concernant deux des plus grandes vedettes de l’équipe, Erik Karlsson et Mike Hoffman, alors que leurs conjointes respectives sont impliquées dans un conflit déchirant, Melinda Karlsson alléguant que Monika Caryk a orchestré une campagne de cyberintimidation contre elle la saison dernière (Hoffman et Caryk ont catégoriquement nié ces accusations en entrevue avec Postmedia vendredi).

« Ce n’est pas une situation évidente pour personne. On essaie de contrôler ce qu’on contrôle, le reste va trouver une solution tout seul. Pour moi, ce n’est pas évident, c’est sur, étant vers la fin de ma carrière. En même temps, je crois encore en l’organisation. Il y a plusieurs bons morceaux, plusieurs bons joueurs. Plusieurs personnes ont le cœur à la bonne place et ils veulent que ça change », ajoute Burrows.