«On aurait dû compter beaucoup plus que deux buts»

Les Sénateurs manquaient de précision dans leurs tirs en début de partie. Erik Karlsson et Cody Ceci ont raté de belles chances dans l'enclave dès le départ, notamment. Et il y en a eu plusieurs autres.
Ironiquement, c'est avec un lancer en plein milieu du filet que Kyle Turris a finalement réussi à ouvrir le pointage. Son tir voilé a semblé surprendre le gardien Braden Holtby, qui a eu l'air de piler sur une pelure de banane sur la séquence.
«Il y avait Bobby (Ryan) qui descendait le long de l'aile à partir de notre ligne bleue, je l'ai vu du coin de l'oeil. S'il avait été gaucher, je lui aurais probablement passé la rondelle sur ce deux contre un, mais c'était un jeu trop difficile pour moi. J'ai donc décidé d'utiliser le défenseur comme écran et j'ai été chanceux que Holtby triche un peu», a relaté Turris après le gain de 2-0 des Sénateurs aux dépens des Capitals.
L'autre compteur des Sénateurs, Jason Spezza, estimait qu'à partir de ce moment-là, les siens avaient un meilleur contrôle de la rencontre. «C'était un gros but parce que ça les forçait à prendre des chances un peu plus. Nous en avons obtenu plusieurs, moi le premier avec deux descentes sur la même présence. On aurait dû compter beaucoup plus que deux buts», a dit l'auteur du but d'assurance lors d'un avantage numérique.
Les Sénateurs ont aussi eu l'avantage au niveau physique lors de cette rencontre, y allant de 38 mises en échec contre 28. Jared Cowen a été le meneur avec sept, tandis qu'Erik Karlsson en obtenait six, dont une particulièrement solide contre Mikhail Grabovsky au premier tiers. «J'imagine qu'il se prépare pour aller sur les grandes glaces olympiques, a blagué Paul MacLean. Quand un de vos meilleurs joueurs donne de telles mises en échec, ça donne de l'énergie à tout le monde dans l'équipe.»
Parlant de Grabovsky, un des meilleurs compteurs des Capitals, il a été expulsé de la rencontre avec une dizaine de minutes à jouer quand il a tenté de mettre ses doigts dans les yeux de Zack Smith, avec qui il avait maille à partir.
«Si un de leurs meilleurs compteurs a tenté de m'arracher un oeil, j'imagine que j'ai bien fait mon travail. On a connu un fort match en commettant peu de revirements et en faisant bien en désavantage numérique. Et 'Andy' (Craig Anderson) a été superbe», racontait Smith.