Craig Anderon s’est tourné vers la compagnie Bauer cet été pour remplacer ses jambières et mitaines.

Nouveau «look» pour Anderson

Alors qu’il se prépare pour ce qui pourrait bien être sa dernière saison devant le filet des Sénateurs d’Ottawa, Craig Anderson a apporté un changement majeur à son équipement, ce que le commun des amateurs ne remarquera probablement pas.

À l’âge de 37 ans et après six années avec le même manufacturier d’équipement, Brian’s, le vétéran cerbère américain s’est tourné vers la compagnie Bauer cet été pour remplacer ses jambières et mitaines.

Alors qu’il était rémunéré auparavant pour porter l’équipement de la petite compagnie canadienne, Anderson a pris la décision de se joindre à l’écurie du géant qui a ses bureaux de recherche et développement pour l’équipement de gardiens à Montréal, sans même avoir de contrat avec eux.

«Ce n’est pas ça (un contrat de représentation) qui va mettre de la nourriture sur la table chez nous, donc j’ai décidé de baser ma décision strictement au niveau du confort», a récemment confié Anderson au Droit.

«Ça fait bizarre de voir des photos de moi dans ce stock. L’été a été long et comme je faisais des choses en famille, je n’ai pas trop pensé à ce que j’allais faire. À la fin, j’ai eu une discussion avec Brian’s comme quoi j’allais peut-être essayer autre chose vu que mon contrat était arrivé à échéance. J’ai parlé à Bauer pour leur dire que je voulais essayer leurs produits. Je connais des gars qui ont porté du Vaughn toute leur vie et quand ils ont changé pour Bauer, c’est comme si une lumière s’était allumée... Dans mon cas, les mitaines offrent une sensation différente tout comme les jambières et je dois m’y habituer, mais en les enfilant, je me sentais bien. Dès que j’ai mis l’équipement, la sensation était que c’était naturel», a-t-il ajouté.

Avant d’affronter les Canucks tard mercredi soir à Vancouver, Anderson avait connu deux bonnes sorties au cours du calendrier préparatoire, ce qui est venu confirmer qu’il a fait le bon choix. «Je suis encore en période d’essai, Brian’s est sur le back burner et je pourrais retourner avec eux si j’en sentais le besoin. J’étais avec eux avant qu’ils deviennent populaires, ils font du bon stuff qu’on peut obtenir rapidement parce qu’ils arrêtent la production générale quand leurs pros ont besoin de nouvel équipement. Mais j’avais juste le goût d’essayer autre chose», note-t-il.

Alors qu’il avait laissé ses fils dessiner ses jambières l’an dernier, Anderson ne s’est pas trop cassé la tête cet été puisque ses jambières et mitaines ont un fond blanc avec à peine quelques lignes rouges, alors que Bauer offre pourtant des possibilités infinies pour personnaliser l’équipement aux couleurs de l’équipe.

«Ça s’est dessiné rapidement. Ils m’ont offert certaines de leurs conceptions graphiques et comme je ne les aimais pas, j’ai juste demandé des jambières blanches. C’était plus ou moins un manque d’engagement de ma part, je ne voulais pas dépenser d’énergie là-dessus. Ils m’ont envoyé ça, et so far, so good», souligne-t-il.

Anderson ne souscrit donc pas à la vieille théorie voulant qu’un gardien ait l’air «plus gros» s’il porte de l’équipement blanc, qui commence à refaire surface à travers la LNH.

Le gardien qui ne demanderait pas mieux que de compter un but d’ici la fin de sa carrière n’utilise pas les bâtons de son nouveau fournisseur, cependant. «J’en ai eu un il y a deux ans, puis je suis passé à Warrior. Avant j’étais avec Sher-Wood (son ancien fournisseur de jambières avant Brian’s), et le Warrior m’offre une sensation similaire au Sher-Wood avec un noyau en mousse (foam core). Le Bauer était trop léger, trop en carbone. C’était bizarre. La sensation n’était pas bonne, disons. Tout le monde est différent. Joey (Daccord, qui porte du CCM) a essayé mes gants et il les trouve affreux», a-t-il indiqué.

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Boedker dans la mêlée

Absent du début du camp en raison d’une élongation musculaire à l’aine, l’attaquant Mikkel Boedker a pu participer à un premier match hors-concours mercredi soir à Vancouver. «C’était ‘plate’, mais il n’y a rien à faire vraiment, à part travailler fort dans le gymnase et guérir, a-t-il dit en matinée à SensTV. Le moment était mal choisi avec un nouvel entraîneur qui arrive. Tu veux prouver que tu es toujours capable de faire de bonnes choses, et c’est ce que je dois prouver maintenant.» Âgé de 29 ans, le Danois acquis dans l’échange de Mike Hoffman avec San Jose commence la dernière année d’un contrat de quatre ans pour 16 millions $. Il n’a produit que 7 buts et 28 passes en 71 matches la saison dernière à Ottawa. «S’il peut nous aider, on va l’utiliser. Il est un gars qui est dans la ligue depuis longtemps. Il a compté des buts et on a besoin de ça justement», a souligné l’entraîneur-chef D.J. Smith.

Tierney repentant

Le centre Chris Tierney n’a pas affronté les Canucks mercredi et c’était probablement une bonne chose parce qu’il aurait pu devoir répondre d’un double-échec assené à l’attaquant vedette des Canucks Brock Boeser lundi. Ce dernier a fini la rencontre, mais il a ressenti des symptômes de commotion cérébrale au lendemain du coup et son entraîneur Travis Green a jugé mercredi qu’il s’agissait d’un «coup salaud». Tierney, lui, s’est excusé devant les médias de Vancouver ainsi qu’auprès de Boeser. «J’ai tenté de faire un jeu normal au hockey contre un bon joueur. Tu ne veux certainement pas voir des gars être blessés, surtout des joueurs étoiles pendant la pré-saison comme ça. Je l’ai contacté et j’ai dit que j’étais désolé en plus de m’excuser pour le coup. C’est juste une situation malheureuse, c’est certain», a dit Tierney.

Entre les lignes

Acquis de Tampa Bay cet été contre Mike Condon alors qu’il se retrouve sur la liste des blessés à long terme en raison d’un problème dégénératif au dos, Ryan Callahan sera non seulement payé par les Sénateurs (et en grande partie par une compagnie d’assurance), mais il amorcera aussi cette saison une deuxième carrière, comme analyste avec le NHL Network, a annoncé ce dernier mercredi... D.J. Smith a défendu le coup de Tierney à l’endroit de Boeser : «Il joue en désavantage numérique et il tente de faire un jeu. Il n’est pas ce genre de joueur. Il cherche à atteindre une rondelle libre et ce qui arrive est malheureux, mais ce n’est certes pas intentionnel pour qu’on se retrouve à cinq contre trois», a-t-il noté... Les Sénateurs vont rentrer de Vancouver jeudi et ils devraient effectuer quelques coupes avant d’aller jouer leur dernier match du calendrier préparatoire, samedi à Montréal.